Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Les Canadiens coincés dans les Antilles bientôt rapatriés

    11 septembre 2017 | Mylène Crête - La Presse canadienne à Ottawa | Canada
    La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland
    Photo: Sean Kilpatrick Archives La Presse canadienne La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland

    Les Canadiens coincés sur les îles de Saint-Martin et de Turks-et-Caïcos depuis le passage de l’ouragan Irma mercredi devraient être rapatriés d’ici la fin de la journée.

     

    La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a affirmé lundi que le gouvernement travaillait d’arrache-pied pour ramener ces gens en sécurité au pays et qu’il en faisait une priorité.

     

    « J’espère que ce sera possible pour moi de les accueillir à l’aéroport Pearson » de Toronto, a-t-elle dit, ajoutant qu’elle est touchée par cette situation « difficile » et « effrayante ».

     

    Son ministère a reçu 368 demandes d’aide depuis le passage de l’ouragan Irma dans les Antilles mercredi.
     

    Des employés des services consulaires et de l’Agence des services frontaliers sont en route vers l’île de Saint-Martin à bord d’un avion de WestJet pour évacuer 150 Canadiens à Toronto.

     

    Un deuxième groupe de 90 personnes sera également évacué des îles de Turks-et-Caïcos à bord d’un vol commercial. D’autres évacuations suivront.

     

    Un avion C-17 des Forces armées canadiennes, qui se rendra dans la région plus tard cette semaine pour y livrer des approvisionnements de secours, pourra aussi rapatrier d’autres Canadiens au besoin.

     

    Ils s’ajouteront aux 390 Canadiens évacués de l’île de Saint-Martin durant la fin de semaine.

     

    Sans nouvelles

     

    Le gouvernement fédéral essuie un flot de critiques depuis le passage de l’ouragan Irma la semaine dernière. Des familles inquiètes sans nouvelles de leurs proches critiquent sa lenteur à agir.

     

    « On est plusieurs familles en communication et on ne sait plus quoi faire, on est démuni », raconte Marie-Line Quirion.
     

    Elle tente d’aider sa cousine Claudie Quirion qui habite l’île de Saint-Martin avec sa famille et dont elle a peu de nouvelles depuis mercredi.

     

    « On appelle au numéro d’urgence du gouvernement, on leur écrit, poursuit-elle. J’ai laissé des messages sur des boîtes vocales, on n’a pas de réponse. Toute ma famille a appelé, on n’a pas de réponse. »

     

    La porte-parole en matière d’Affaires étrangères du Nouveau Parti démocratique (NPD), Hélène Laverdière, parle de « cafouillage » et demande une évaluation des services consulaires.

     

    « Les Américains, les Britanniques, les Néerlandais, les Français, même le Venezuela ont réussi à évacuer ces gens, indique-t-elle. Il y a des centaines d’Américains qui sont sortis et le Canada n’a pas réussi. Pourquoi ? Il n’y a pas vraiment d’excuses. »

     

    Le conservateur Erin O’Toole croit que le gouvernement aurait dû d’emblée faire appel aux Forces armées. « Le Canada pourrait apporter de l’aide humanitaire et revenir avec des Canadiens à bord », dit-il.

     

    Une question d’infrastructure

     

    Presque l’entièreté de l’île de Saint-Martin a été dévastée, ce qui rend les communications difficiles, a rappelé le ministre Marc Garneau, tout en soulignant que le gouvernement s’est mis à l’œuvre dès le début de la crise.

     

    Les autorités des îles ont refusé le décollage d’avions qui auraient pu évacuer des Canadiens à cause des infrastructures de l’aéroport qui ont été endommagées. Il y a également eu un problème de disponibilité des pistes d’atterrissage.

     

    « Les avions [commerciaux] étaient disponibles, le problème était soit de rentrer dans les aéroports pour ramasser les passagers ou, une fois atterri, de pouvoir partir avec des passagers », a-t-il expliqué.

     

    M. Garneau a donné l’exemple d’un avion d’Air Canada qui a atterri aux îles Turks-et-Caïcos avec à son bord des ingénieurs et des électriciens pour apporter de l’aide. Les autorités de l’île ont empêché cet avion de redécoller avec des vacanciers canadiens parce qu’elles jugeaient que la condition de l’aéroport n’était pas sécuritaire. Cet avion devrait être en mesure de s’envoler vers le Canada aujourd’hui.

     

    Le ministère des Affaires étrangères a augmenté le nombre d’employés à son Centre de surveillance et d’intervention d’urgence qui a traité 2140 demandes jusqu’à maintenant.

     

    Le gouvernement invite tous les Canadiens qui seraient dans la région ou leur famille à contacter le ministère s’ils désirent être rapatriés, par courriel à sos@international.gc.ca ou par téléphone au 1-800-387-3124.

     

    La grande majorité des Canadiens coincés dans les Antilles se trouvent sur les îles de Saint-Martin et de Turks-et-Caïcos. D’autres sont disséminés sur les îles voisines. Le gouvernement s’attend également à recevoir des demandes de Canadiens présentement aux États-Unis.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.