Des manifestants s'en prennent à la statue du fondateur de Halifax, jugé génocidaire

L’appel au retrait de sa statue avait ravivé le débat quant à la manière que la ville de Halifax commémore son histoire coloniale et que les Mi’kmaq revisitent leur passé.
Photo: Darren Calabrese La Presse canadienne L’appel au retrait de sa statue avait ravivé le débat quant à la manière que la ville de Halifax commémore son histoire coloniale et que les Mi’kmaq revisitent leur passé.

Halifax — Les protestataires qui voulaient déboulonner la statue du controversé fondateur de Halifax crient victoire après que le monument à l’effigie de l’ancien gouverneur de Nouvelle-Écosse Edward Cornwallis eut été recouvert d’une bâche.

 

Des dizaines de personnes — dont le maire de Halifax, Mike Savage, qui, plus tôt cette semaine, s’était inquiété de la planification d’« actions violentes » — ont assisté au recouvrement de la statue par un camion de la ville.

 

Un événement Facebook invitait les manifestants à « retirer pacifiquement » la statue de bronze, mais les organisateurs n’avaient pas précisé comment ils comptaient procéder. Les protestataires ont finalement collaboré avec les autorités municipales, samedi, pour la dissimuler derrière une bâche.

 

En tant que gouverneur britannique de la Nouvelle-Écosse, Edward Cornwallis avait fondé Halifax en 1749, peu avant d’accorder des primes en échange de scalps autochtones dans la foulée d’une attaque contre les colons britanniques. La communauté mi’kmaq assimile ses actions à une forme de génocide.

 

L’appel au retrait de sa statue avait ravivé le débat quant à la manière que la ville de Halifax commémore son histoire coloniale et que les Mi’kmaq revisitent leur passé.

 

Bien que la communauté mi’kmaq a longtemps demandé le retrait des hommages à l’endroit de Cornwallis, certains chefs avaient exhorté les protestataires à avoir recours à l’engagement civique plutôt qu’à la force.

  • Richard Olivier - Inscrit 15 juillet 2017 17 h 45

    ICI

    Va t on voir des demandes pour débaptiser les RUES Wolf...Armhers, Durham etc ?

    Aucune réussite avec des fédéralistes libéraux au pouvoir à Québec.

  • Jacques-André Lambert - Abonné 15 juillet 2017 23 h 52

    Les demandes pleuvent

    Mais un maire qui s'aventurerait à étudier la question, perdrait le vote anglophone, toutes allégeances confondues.