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    Enquête sur les femmes autochtones

    Seuls deux arrêts au Québec prévus cet automne

    7 juillet 2017 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
    Une première ronde d’audiences à Whitehorse en avril, très émotive pour les participantes, avait forcé les commissaires à retarder leurs travaux pour ajuster le tir.
    Photo: Jonathan Hayward La Presse canadienne Une première ronde d’audiences à Whitehorse en avril, très émotive pour les participantes, avait forcé les commissaires à retarder leurs travaux pour ajuster le tir.

    Il aura fallu patienter un an, mais l’enquête nationale sur les femmes autochtones promet de mettre en branle ses audiences cet automne en s’arrêtant dans neuf communautés — dont une seule au Québec, à Uashat mak Maliotenam. D’autres arrêts devront s’ajouter l’an prochain, préviennent les représentants autochtones du Québec, qui se disent néanmoins rassurés de voir la commission communiquer davantage le programme de ses activités.

     

    L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées avait été fortement critiquée par les communautés autochtones, qui s’impatientaient de la voir entamer ses rencontres avec les familles de victimes et les survivantes.

     

    Une première ronde d’audiences à Whitehorse en avril avait forcé les commissaires à retarder leurs travaux pour ajuster le tir. La suite des choses a été annoncée jeudi. « Enfin », avouait elle-même la commissaire Michèle Audette.

     

    Elle et ses collègues prendront la route mi-septembre pour s’arrêter une semaine dans neuf communautés (voir encadré). Des rencontres d’experts sont aussi prévues à Winnipeg fin août — pour discuter de lois autochtones et de décolonisation —, de même qu’à Montréal le 2 octobre — pour parler de droits de la personne et de lois internationales.

     

    Un calendrier préliminaire des audiences, obtenu par Le Devoir début juin, prévoyait pourtant que la commission s’arrêterait non seulement à Maliotenam, près de Sept-Îles, mais aussi à Val-d’Or, Trois-Rivières, Wendake et Montréal.

     

    « Pendant l’été, nos équipes qui vont aller sur le terrain vont nous proposer la démarche pour le Québec », a indiqué Mme Audette, en conférence de presse à Québec, en laissant entendre que d’autres destinations pourraient suivre à l’hiver et au printemps 2018. La commission prévoit toujours demander à Ottawa un prolongement d’un ou deux ans de son mandat de deux ans.

     

    Et les autres communautés ?

     

    La présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel, estime que les commissaires n’auront d’autre choix que d’ajouter des audiences au Québec, car la province compte 55 communautés autochtones. Impossible de ne s’arrêter qu’en nation innue. « La disparition des femmes autochtones et assassinées, ça touche toutes les nations. La violence faite aux femmes et aux jeunes filles, ça touche toutes les nations. »

     

    Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, est du même avis, car un membre de communauté crie ou algonquine de l’ouest du Québec ne pourra pas nécessairement se déplacer à Maliotenam. « Il faudrait une meilleure considération des enjeux des différentes régions. »

     

    Tous deux étaient cependant rassurés d’entendre les commissaires détailler leur programme des prochains mois. « Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on commence à y voir un peu plus clair. Et je pense que c’est ce que les gens attendaient », a affirmé M. Picard au Devoir.

     

    Mme Michel aimerait encore savoir combien de familles seront entendues à Maliotenam, et si la commission s’y penchera sur les femmes disparues et assassinées ou sur la violence faite aux femmes autochtones en général ?

     

    « Il reste quelques réponses [à obtenir]. Mais on a un bon point de départ maintenant », s’est-elle réjouie, après s’être inquiétée de voir quatre démissions à la commission, dont sa directrice générale la semaine dernière.

     

    Michèle Audette a précisé que ces départs étaient des choix personnels et que 58 autres employés « dévoués » sont « toujours à bord » de l’équipe de la commission.

     

    Quant aux critiques entendues, elle s’y attendait compte tenu de la diversité de nations concernées. « Nous n’avons pas une approche homogène. Ça prend du temps. Et on veut le faire correctement. »

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    25 septembre Smithers
    16 octobre Winnipeg
    23 octobre Saskatoon
    30 octobre Halifax
    6 novembre Edmonton
    13 novembre Yellowknife
    27 novembre Maliotenam
    4 décembre Rankin Inlet












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