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    Comment louer un chalet sans être déçu

    Les insatisfactions qui surviennent lors de la location de chalets sont plus souvent liées à de petits irritants qu’à de grands arnaqueurs.
    Photo: Côté Nord-Tremblant Les insatisfactions qui surviennent lors de la location de chalets sont plus souvent liées à de petits irritants qu’à de grands arnaqueurs.

    En janvier de l’an dernier, des familles québécoises ont fait les manchettes alors qu’elles n’ont pas pu avoir accès aux luxueux chalets qu’elles croyaient avoir loués pour le temps des Fêtes. Le propriétaire des lieux avait bien reçu l’argent, mais au moment de la remise des clés aux locataires, il était introuvable…

     

    Si de telles histoires incitent à la prudence, Thomas Asselin, président et fondateur de la plateforme de location Web RSVPchalets, souligne toutefois qu’elles sont très rares.

     

    « Ça fait 12 ans que je suis dans le domaine, et une telle histoire d’horreur, avec un propriétaire qui disparaît, c’est la seule qu’on a eue, rapporte-t-il. Les problèmes qu’on rencontre, c’est plutôt des déceptions, comme des locataires qui croyaient que le chalet serait plus grand ou qui sont surpris qu’il n’y ait pas de draps. »

     

    Voici quand même quelques conseils pour éviter les désagréments et pour mettre toutes les chances de votre côté si vous décidez de vous payer un moment détente au chalet cette année…

     

    Méfiez-vous des amateurs

    Photo: maisonsetchaletsalouer.com Les déceptions sont toujours liées aux attentes; cela vaut donc la peine de prendre le temps de bien choisir son chalet.

    Les insatisfactions qui surviennent lors de la location de chalets sont plus souvent liées à de petits irritants qu’à de grands arnaqueurs. Par exemple : il n’y a pas suffisamment de vaisselle pour tout le monde, la propriétaire arrive au rendez-vous en retard, la clé ne se trouve pas à l’endroit convenu…

     

    « Le plus “ dangereux ” — entre guillemets —, c’est quand monsieur et madame Tout-le-Monde s’improvisent locateurs parce qu’ils veulent faire de l’argent pendant le temps des Fêtes. Ils n’ont jamais vraiment loué leur chalet, ils n’ont pas de contrat, ils n’ont pas parlé à leurs assurances, ils veulent recevoir l’argent par la poste… Quand on voit qu’une personne semble désorganisée ou qu’elle met du temps à nous répondre, c’est mieux de se tenir loin », recommande M. Asselin.

     

    « La location va sûrement marcher quand même, mais il va y avoir une différence dans la qualité — et en plus, ça risque d’être illégal. »

     

    Exigez un contrat

     

    Parlant d’illégalité, que prévoit la loi au sujet de la location de chalet ?

     

    Pour toutes les locations de 31 jours et moins, le chalet doit détenir une attestation de classification officielle de la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ), la fameuse note qui permet de savoir si on loue réellement un chalet « cinq étoiles ».

     

    Le contrat de location, lui, n’est pas obligatoire. Or, M. Asselin suggère d’en exiger un, qui précise la période de location, les montants financiers attendus (coût de la location, taxes, dépôt), les conditions de location, les engagements du locataire avant son départ (en ce qui concerne le ménage et le réglage du chauffage, notamment) ainsi que des précisions sur les conséquences en cas d’annulation. « Les personnes qui louent régulièrement des chalets vont envoyer systématiquement un contrat », souligne-t-il.

    Le plus “ dangereux ” — entre guillemets —, c’est quand monsieur et madame Tout-le-Monde s’improvisent locateurs parce qu’ils veulent faire de l’argent pendant le temps des Fêtes
    Thomas Asselin

    Le locateur a le droit d’exiger un dépôt remboursable pour s’assurer de retrouver son chalet en bon état. S’il amasse plus de 30 000 $ par année avec la location de propriétés, il doit également percevoir des taxes.

     

    Pour ce qui est des assurances, votre propre couverture responsabilité civile vous protège si vous déclenchez un incendie ou provoquez une inondation dans le chalet. Le propriétaire doit pour sa part avoir une assurance responsabilité civile de 2 millions de dollars pour couvrir les pépins dont il serait responsable.

     

    Il est recommandé de ne pas payer la location en argent comptant, et de procéder plutôt par transaction bancaire.

     

    Si vous doutez que la personne avec qui vous communiquez soit réellement propriétaire du chalet, vous pouvez toujours rechercher l’adresse dans le rôle foncier de la municipalité où il se trouve, pour voir qui en est le propriétaire.

     

    Choisissez bien votre chalet

    Photo: maisonsetchaletsalouer.com Pour toutes les locations de 31 jours et moins, le chalet doit détenir une attestation de classification officielle de la CITQ, la fameuse note qui permet de savoir si on loue réellement un chalet «cinq étoiles».

    Les déceptions sont toujours liées aux attentes ; c’est pourquoi ça vaut la peine de prendre le temps de bien choisir son chalet.

     

    On peut vérifier les informations de base en consultant le profil du chalet sur Internet s’il en a un et en portant attention aux photos, puis en posant toutes les questions qui nous viennent au propriétaire.

     

    Par exemple, les draps et serviettes sont-ils fournis ? Y a-t-il du wifi, un spa ou une piscine fonctionnels ? Est-il permis d’amener des animaux de compagnie dans le chalet ? D’y fumer ? Quelle est la capacité maximale de celui-ci ? Y a-t-il une épicerie dans le secteur ?

     

    Le choix de la région peut également vous permettre d’épargner votre portefeuille (ou de louer un chalet plus luxueux pour le même prix).

     

    En effet, pour une location d’une semaine, un chalet dans les Laurentides vous coûtera en moyenne entre 1250 et 1850 $ (selon la saison), alors qu’en Mauricie, c’est entre 1000 et 1100 $, selon les données du site RSVPchalets, qui recense les propriétés de 1500 membres à travers la province.

     

    Soyez un bon locataire

     

    Ce conseil pourrait vous permettre de conserver votre dépôt ; des locataires négligents se plaignent souvent de ne pas le revoir, remarque M. Asselin.

     

    « Parfois, des gens amènent leur chien même si ce n’est pas permis, ils organisent un party alors qu’ils ne devaient pas le faire, ils brisent quelque chose, ils sont bruyants… Comme locataire, on paie aussi pour un ménage, mais ça ne veut pas dire qu’on peut laisser l’endroit comme une soue à cochons. Si les frais de ménage coûtent normalement 100 $, mais qu’ils montent à 200 $ tant l’endroit a été laissé sale, le propriétaire peut retenir 100 $ sur le dépôt. Ça arrive souvent. »

     

    Si on casse une assiette, le propriétaire risque de ne pas trop s’en formaliser, mais si on renverse une lampe pendant une soirée bien arrosée… ça pourrait aussi paraître lors du remboursement de notre dépôt.

     

    « Il ne faut pas oublier qu’on a une responsabilité en tant que locataire. Si on dit qu’on sera quatre, mais que finalement on est douze et que ça dégénère, ça ne marche pas », dit M. Asselin.

     

    Dernière remarque : il ne faut pas oublier qu’au Québec, les chalets s’envolent comme des petits pains. Si possible, on essaie de réserver de six mois à un an à l’avance.













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