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    Tourisme de proximité

    La mer, la ville et l’arrière-pays: trois suggestions d’escapades

    30 septembre 2017 | Carolyne Parent - Collaboratrice Ici et là | Voyage
    À nous, la plage de Baie-Saint-Paul!
    Photo: Carolyne Parent À nous, la plage de Baie-Saint-Paul!

    En prévision du prochain long week-end, voici trois suggestions d’escapades pour se ressourcer chacun à sa façon.


    Trois jours. C’est plus qu’il n’en faut pour prendre le pouls d’une ville, un bon bol d’air marin ou la clé des champs. Au choix : l’Atlantique façon vintage à Hampton Beach, dans l’État du New Hampshire ; une « ville de marbre » qui ne laisse personne de glace, soit Washington DC ; et dans notre cour, ou presque, Baie-Saint-Paul la jolie. En voiture, en avion ou en train, c’est un départ !

     

    Quatre heures et demie de route, nous voilà à la mer, la vraie, et dans cette localité balnéaire d’une autre époque qu’est Hampton Beach, au New Hampshire.

     

    Début XXe siècle, la destination se démarquait par ses vastes constructions de bois, dont un casino où 20 000 personnes allaient danser chaque semaine au son de grands orchestres.

     

    Au temps de mon enfance, elle ralliait plutôt les familles sur sa longue plage de sable blanc et, le soir venu, dans ses halls, où on jouait au skee-ball. Puis, les choses se sont gâtées. Laissée à elle-même, elle est passée de mode, mais la voilà qui renaît !

     

    « En 2009, pour stimuler l’économie, le président Obama a lancé un programme de revitalisation d’infrastructures qui nous a permis d’aller chercher plusieurs millions, explique Valérie Rochon, collaboratrice en chef au Chamber Collaborative of Greater Portsmouth. On a ainsi pu démolir les bâtiments décrépits qui déparaient le front de mer et construire de nouvelles installations, dont la promenade et le théâtre.

     

    « C’est à partir de ce moment-là que des investisseurs ont réalisé qu’il valait la peine d’investir ici, poursuit la résidante de Hampton Beach. Ils ont acheté les vieux motels “beurk” où plus personne n’avait envie de dormir et ont construit de nouveaux hébergements.

     

    « L’ancien casino, immense, a été reconverti en une salle de spectacles. Quant à la clientèle, elle est en transition : celle des anciens motels cheaps cède la place aux jeunes. Ils envahissent les bars, le soir, lorsque les familles ont regagné leur cottage. » Bref, il y a longtemps que Hampton Beach a été aussi accueillante !

     

    Lobstah et IPA

     

    Sur ce bout de côte, les plages et les localités se suivent mais ne se ressemblent pas. Vers le nord, Rye et Odiorne Point, où débarquèrent les premiers colons anglais dans ce qui allait devenir le New Hampshire, la route 1A est jalonnée de véritables petits manoirs et de plages que plébiscitent surfeurs et contemplatifs. Notre gros, gros coup de coeur dans ce secteur : Wallis Sands Beach, un croissant de sable de rêve sur fond de maisonnettes typiques de la Nouvelle-Angleterre.

     
    Photo: Carolyne Parent À 17 kilomètres au nord de Hampton Beach, le Wallis Sands Statepark
     

    Partie prenante de l’Odiorne Point State Park, le Seacoast Science Center est un centre d’interprétation de la mer qui comprend des aquariums (bonjour Dory !) et quantité d’installations interactives amusantes pour les enfants. Les grands préféreront sans doute la tournée des brasseries artisanales.

     

    À Hampton, la Smuttynose Brewing Company élabore une vingtaine de bières par année, dont une ale à la citrouille bien de saison.

     

    Dans la salle de dégustation, près des cuves, nous croisons Dan Schubert, le maître brasseur de la maison. Il nous raconte la genèse du boom que connaît le secteur de la bière artisanale au New Hampshire, comme un peu partout en Amérique du Nord : « Eh bien, on a commencé à voyager et à découvrir d’autres goûts que celui des aliments en conserve ! Puis on s’est mis à faire de bons fromages et on a voulu du meilleur café, de meilleures bières. Il y a eu un éveil global, je pense. »

     

    Par les temps qui courent, il semble y avoir aussi un éveil pour l’India pale ale : cette bière bien houblonnée constitue près de la moitié du chiffre d’affaires de la brasserie. « Une mode », dit M. Schubert.

     

    À North Hampton, la Throwback Brewery est la concrétisation d’un rêve de jeunesse pour sa cofondatrice, Nicole Carrier. « Je faisais de la bière au sous-sol, dans la douche du chien ! » raconte l’ex-cadre d’IBM. Aujourd’hui, elle brasse une quinzaine de bières annuellement, une toute petite production de 1000 barils, dans un ancien bâtiment de ferme datant de 1860 et joliment restauré. Celui-ci s’ouvre sur une terrasse avec vue sur les champs, où on s’adonne au yoga le dimanche matin, et un élevage de poules Pompadour. On peut aussi se mettre au chaud dans l’ancienne étable qui abrite un resto-bar sympathique, très vivant le samedi soir.

     

    Chose certaine, pas question de reprendre la route sans se goinfrer de lobstah rolls chez Beach Plum, un réputé boui-boui de bord de mer situé à North Hampton. Sans homard ou chaudrée de palourdes, ce « pèlerinage » en Nouvelle-Angleterre serait bien incomplet !

     

    Les bons plans. Dormir face à la mer à l’Ashworth by the Sea, un hôtel qui a pignon sur rue à Hampton Beach depuis 1912. L’établissement tout confort est équipé d’un solarium avec piscine chauffée et prête des transats de plage. Manger chez Bernie’s face à la mer à Hampton Beach. Son bar tiki est impressionnant. Après avoir pris l’apéro chez Smuttynose, souper chez Hayseed, le restaurant de la brasserie. Le menu de type pub fait honneur aux produits des fermiers et des pêcheurs des parages.

     

    Le plan B. À défaut d’un bain de mer, vous pourriez prendre un bain de culture en explorant Portsmouth, situé à 25 kilomètres de Hampton Beach. Fondée en 1623 par les colons ayant débarqué à Odiorne Point, cette ville, l’une des plus vieilles des États-Unis, a prospéré grâce à l’industrie navale et au commerce maritime. En témoignent les résidences historiques des marchands, armateurs et magnats des chantiers navals, ouvertes aux visiteurs.

     

    Les bons clics. hamptonbeach.org, goportsmouthnh.com, seacoastsciencecenter.org, throwbackbrewery.comvisitnh.gov

     

    Musarder au musée à « DC »

     

    Peu importe qui est le locataire de la Maison-Blanche, Washington, ou « DC » pour les habitués, demeure une ville impressionnante qui s’explore bien à pied et où, culturellement, on est très bien servi, merci ! À eux seuls, les musées du Smithsonian Institute, tous gratuits, soit dit en passant, sont au nombre de 19. Plusieurs d’entre eux bordent l’Esplanade nationale, le grand parc urbain servant de trait d’union entre le Capitole et le monument commémoratif dédié à Abraham Lincoln.

     
    Photo: Carolyne Parent Même le métro est une splendeur à DC.
     

    Parmi ces musées, Hirshhorn présente, côté jardin, des oeuvres de Rodin, de Yoko Ono comme de Lichtenstein. Dans ses murs, l’exposition de portraits en briques Lego Trace, d’Ai Weiwei, un artiste qui brasse fort la cage chinoise, attire notre attention sur des militants et autres dissidents politiques jusqu’en janvier prochain. Nouvel ajout au fameux Mall, le National Museum of African American History and Culture attire tous les regards, et pour cause : ce legs des Obama est volanté de bronze ! (Y pénétrer est une autre paire de manches, toutefois : les billets sont épuisés jusqu’en janvier 2018.)

     
    Photo: Carolyne Parent Le National Museum of African American History and Culture, à «DC», attire tous les regards, et pour cause: ce legs des Obama est volanté de bronze.
     

    Dans le quartier des ambassades, The Phillips Collection, le premier musée d’art moderne des États-Unis, inauguré en 1921, est inattendu… À ses cimaises, des oeuvres sont accrochées selon une logique qu’il nous incombe de trouver, chacune des toiles « conversant » avec ses voisines. Parmi celles-ci, Le déjeuner des canotiers d’Auguste Renoir nous met en joie pour tout le weekend !

     

    Les bons plans. Aux 12 heures de route jusqu’à Washington, on préfère l’une des nouvelles liaisons sans escale qu’Air Canada a inaugurées l’été dernier. On s’installe à l’hôtel The Dupont Circle, duquel on peut marcher sans peine jusqu’au Mall et à la Maison-Blanche, et vers Georgetown, le quartier universitaire bordant le Potomac. Cet hôtel de 327 chambres est situé dans un secteur en pleine ébullition, près d’Embassy Row. « Ces deux dernières années, 25 restaurants y ont vu le jour, contribuant à faire de Washington une ville pour foodies », explique Julia Quinn, la directrice des ventes. Parmi ceux-là, le Café Dupont semble avoir la faveur des habitants du quartier (doylecollection.com).

     

    Les bons clics. washington.org, hirshhorn.si.edu, phillipscollection.org

     

    Sur les rails jusqu’en Charlevoix

     

    Baie-Saint-Paul : terminus, on descend ! Qu’est-ce qu’on y fera ? On courra les galeries d’art renommées comme Art Style, où le directeur, Gilles Charest, précisera qu’il « vend des tableaux, pas de la déco » ! On ira aussi chez Yvon Desgagnés et chez L’Harmattan, sans oublier le Musée d’art contemporain, qui présente L’atelier de Claude Le Sauteur jusqu’au 5 novembre prochain.

     

    Macérer un après-midi dans les bassins avec vue du spa nordique, à l’hôtel Le Germain Charlevoix, convient parfaitement à un weekend relax. Siffler une ou deux Flacatoune, la « blonde intelligente » de la microbrasserie Charlevoix, là où elle est brassée, au Saint-Pub, aussi.

     

    Côté restauration, le Mouton Noir est une bonne adresse où s’attabler en bordure de la rivière du Gouffre. En longeant cette rivière par la rue Sainte-Anne, on arrive d’ailleurs directement au quai de la plage, où un panorama grandiose nous fait de l’oeil. De la plage, on peut ensuite boucler la boucle et rentrer au village à pied.

     

    On a encore la bougeotte ? Cap sur L’Isle-aux-Coudres à bord du train de Charlevoix, un trajet d’une demi-heure jusqu’à la gare Les Éboulements. La guide insulaire Reina Bouchard y cueille ses clients pour les emmener, en fourgonnette, à la découverte des attraits de son « royaume », ce qui comprend le « pâté croche », que je lui laisse le soin d’expliquer !

     

    Le bon plan. On file à Québec en train. À la gare du Palais, on prend la navette PLUmobile jusqu’à la gare du train de Charlevoix, au parc de la Chute-Montmorency (une petite demi-heure). On profite ensuite du paysage le temps du trajet de deux heures jusqu’à Baie-Saint-Paul. Les options d’hébergement sont nombreuses. La gare de Baie-Saint-Paul est attenante à l’hôtel Le Germain Charlevoix, à distance de marche du village. Au coeur du village, le gîte À la chouette (la maison de Pierre dans La guerre des tuques) est bien apprécié. Près de la plage, mais toujours à distance de marche du village, le domaine Belle plage est un établissement familial plus que centenaire.

     

    Les bons clics. tourismecharlevoix.com, tourismeisleauxcoudres.commacbsp.com, reinabouchard@hotmail.com













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