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    Les tendances vin 2018

    12 janvier 2018 |Jean Aubry | Vin
    Vous avez dépassé cette idée saugrenue qui veut qu’un beaujolais ou un vin grec ne soient que des jajas de touristes à faire valser des rondelles de saucisson et frire des ventouses de pieuvre déjà crispées sous le jet acide d’un jus de citron.
    Photo: Jean Aubry Vous avez dépassé cette idée saugrenue qui veut qu’un beaujolais ou un vin grec ne soient que des jajas de touristes à faire valser des rondelles de saucisson et frire des ventouses de pieuvre déjà crispées sous le jet acide d’un jus de citron.
    (5) à boire d’ici cinq ans
    (5+) se conserve plus de cinq ans
    (10+) se conserve dix ans ou plus
    © devrait séjourner en carafe
    ★ appréciation en cinq étoiles

    L’année 2017 se sera bien évidemment soldée sous une fontaine de bulles à rendre jaloux les scaphandriers les plus téméraires, bien que l’expression « soûl comme un scaphandrier » ne soit pas sans faire tituber d’incompréhension les hautes instances de l’Académie française. Et comme à votre habitude vous avez fait vôtre, en vous mirant dans la bulle de cristal des champagnes, mousseux, cava, spumante et autres crémants, ces prédictions, tendances et aspirations pour ce millésime 2018 tout neuf qui coule déjà dans vos verres.

     

    Faisons fi en ce début d’année de l’énumération de ces tendances livrées par tous les savants et experts retranchés dans leur petit univers de spécialistes pour parler au contraire de vous, de ce que vous vivez, de ce que vous buvez, de ce que vous voyez venir. Souvenez-vous déjà qu’il n’est nul besoin de posséder un doctorat en « boisson bue la bouche en cul de poule » pour apprécier le vin. Seul un pot de beaujolais sur une poularde grillée suffira ! Oui mais encore ?

     

    Vous avez dépassé cette idée saugrenue qui veut justement qu’un beaujolais ou un vin grec ne soient que des jajas de touristes à faire valser des rondelles de saucisson et frire des ventouses de pieuvre déjà crispées sous le jet acide d’un jus de citron. Vu les stocks disponibles à la SAQ, des vins qui, de toute évidence, trouvent preneur.

     

    Surtout côté grec où les vins s’éclipsent à vue d’oeil. Il demeure que ce Ktima Biblia Chora blanc 2016 (19,70 $ – 11901138) où assyrtico et sauvignon blanc composent une trame aromatique originale et soutenue demeure très tendance (5) ★★★. Même scénario pour tous ces tops gamays, que ce soit ce Terre Dorée 2017 de Jean-Paul Brun (18,65 $ – 11923994 – (5) ★★★ ©), ce Château de Vaurenard 2011 Baron de Richemont (22,20 $ – 12100050 – (5) ★★★ ©) ou ce racé Chénas Quartz 2015 Lameloise de monsieur Piron (24,45 $ – 10367412 – (5 +) ★★★ ©). Bref, à la mode hier mais toujours prometteurs demain ! Le revers de la médaille : leur popularité fait pression sur les prix.

     

    Nature ou pas ?

     

    Dites-moi si je me trompe, mais je sens chez vous que, si vous apprivoisez encore bien timidement les vins nature (à ne pas confondre avec les bios qui trouvent place chaque semaine ici même en cette page), il demeure que vous n’en êtes pas encore à ces vins orange fort prisés chez les geeks du pinard. Mais vous séduiront-ils un jour ? Surtout au prix exigé ? Pas si sûr. À ces blancs macérés longuement sur peau, vous préférez encore les rouges dans plus de 70 % des cas.

     

    De ce côté, vous flairez déjà les bonnes affaires dans le simple côtes-du-rhône ou le roussillon villages. Ces Perrin Réserve 2015 (15,45 $ – 363457 – (5) ★★ 1/2), Domaine La Montagnette Signargues 2016 (16,75 $ – 11095949 – (5) ★★★ ©), Château Pégau Cuvée Maclura 2014 (21,25 $ – 12131497 – (5 +) ★★★ 1/2 ©) et autres Grand Terroir Tautavel 2015, Gérard Bertrand (17,10 $ – 11676145 – (5) ★★ 1/2) et Clos des Vignes 2013 du grand Jean Gardiés (34,75 $ – 10781445 – 10 +) ★★★★ ©) sont pour vous des valeurs sûres, encore et toujours à bons prix.

     

    Découvertes

     

    Plusieurs d’entre vous m’ont parlé de mescal dans la foulée d’une chronique signée en mars 2017. C’est que le mythique jus de l’agave fermenté dessine une tendance certaine non seulement chez les mixologues mais aussi chez vous, ami lecteur. Quelques agences promotionnelles auraient intérêt en 2018 à importer ces top mescals qui, hélas, ne sont toujours pas disponibles à la SAQ.

     

    Dernière tendance, cette fuite en avant certaine pour les cocktails, dont celui que je me concoctais récemment à base de Sazerac 6 ans Straight Rye Whiskey, États-Unis (55 $ – 13186684). Un cocktail particulièrement tonique et vivace, aux nuances balsamiques et amères profondes. De gros glaçons dans un highball où vous ajoutez 2 onces de Sazerac, ½ once de jus de citron, une autre ½ once de sirop de gingembre macéré au romarin ; le tout complété de 3 onces de bière de gingembre. Ça décongestionne l’hiver en vous !













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