Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous

    Expo 67 sous toutes ses coutures

    La mode a son mot à dire sur cette époque effervescente dans la nouvelle exposition du Musée McCord, à Montréal

    18 mars 2017 | Émilie Folie-Boivin - Collaboratrice | Loisirs
    Vue sur une section de l’exposition «Mode Expo 67»
    Photo: Musée McCord Vue sur une section de l’exposition «Mode Expo 67»

    Si l’hiver nous rappelait cette semaine qu’il était loin d’être terminé, un vent printanier souffle sur le Musée McCord. Déjà prêt pour la belle saison, il sort minijupes, robes trapèzes futuristes et combinaisons-pantalons groovy pour Mode Expo 67, une éclatante exposition qui nous ramène l’effervescence et l’optimisme des sixties émanant de cet événement historique.

     

    C’est la toute première fois que l’Exposition universelle de Montréal, qui célèbre ses 50 ans cette année, est présentée sous l’angle de la mode, et pour l’occasion, le gardien du patrimoine montréalais profite du 375e anniversaire de la métropole pour nous remémorer ce volet oublié d’Expo 67.


    Il revisite ces six mois d’ébullition culturelle à travers 60 costumes (dont des créations conçues pour Expo 67 des couturiers québécois Michel Robichaud, Jacques de Montjoye, Marielle Fleury et Serge Réal), photos, croquis, accessoires, fourrures et entrevues vidéo avec les créateurs qui ont profité de cette vitrine pour se faire connaître à l’international.

    Photo: Musée McCord Uniforme d’hôtesse, pavillon du Québec, par Serge Réal, 1967
     

    Bien que la mode fût omniprésente lors d’Expo 67, l’événement a davantage influencé l’architecture, l’urbanisme et la société en général que notre manière de nous vêtir. « J’aurais aimé dire qu’Expo 67 a eu un impact sur la mode de l’époque, mais je n’ai pas pu en tirer de telles conclusions, explique Cynthia Cooper, commissaire de l’exposition. Mais je peux dire que Montréal est un lieu de grande fierté dans la création de la mode. »

     

    D’ailleurs, ce sont surtout des créateurs montréalais qui ont dessiné les uniformes des hôtesses des divers pavillons canadiens.

     

    La matière comme porte-voix

     

    Bien que les défilés de mode d’Expo 67 furent les derniers endroits où l’on s’attendait à voir évoqués les questions et les enjeux de société, le couturier Jacques de Montjoye a utilisé la matière comme porte-voix sur la passerelle. « Je ne vois pas pourquoi on n’aurait pas exprimé des idées et fait des revendications à travers le vêtement », souligne le créateur à l’occasion du dévoilement cette semaine de Mode Expo 67.

     

    Le Musée McCord revient sur sa controversée robe Vietnam, composée d’une cape cousue à partir d’un drapeau des États-Unis recouvrant une tunique sombre tachée de rouge, conçue pour dénoncer l’invasion du Vietnam par les Américains. Faute de la voir de fil et de tissu — elle a été achetée par une Américaine qui la revêtait lors de manifestations peace love —, on peut en observer le croquis.

     

    Sa très à-propos robe Mon pays, c’est l’hiver, créée en hommage à la chanson de Gilles Vigneault, trouve également sa place dans l’exposition. Avec les branches touchant au ciel, Montjoye souhaitait exprimer « l’attitude de Gilles Vigneault, les bras en l’air, qui présente le début du nationalisme québécois ».

     

    Plusieurs conférences et rencontres liées à l’exposition auront lieu au cours de l’année et permettront de revisiter, ou de découvrir pour les nouvelles générations, ce moment historique sous toutes ses coutures.

    Mode Expo 67
    Jusqu’au 1er octobre 2017












    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.