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    Majella Larochelle, botaniste chevronné

    L’un des rares spécialistes des semences de plantes alpines, comestibles, médicinales et indigènes

    Lise Gobeille
    12 août 2017 |Lise Gobeille | Jardinage | Chroniques

    Horticulteur et botaniste, Majella Larochelle est l’un des rares spécialistes des semences et des plantes alpines au Québec. La diversité qu’il propose est étonnante et on y trouve des perles rares. Bien que de nombreux collectionneurs d’ici et d’ailleurs s’approvisionnent chez lui, il est peu connu du grand public amateur de végétaux.

     

    Lors de mon passage à Gatineau pour visiter son petit jardin alpin, j’ai rencontré un homme doux et discret, absorbé par sa passion malgré l’âge qui l’oblige à ralentir. Depuis 30 ans, les semences et les plantes alpines ont été au centre de ses intérêts. Tout a commencé par du bénévolat à la banque de semences du Jardin botanique de Montréal et la découverte de sa collection de plantes alpines. L’ex-maire de Montréal Pierre Bourque, alors directeur, l’encourage à aller parfaire ses connaissances à l’extérieur du pays.

    Photo: Lise Gobeille L’horticulteur et botaniste Majella Larochelle a réussi à monter une banque de semences de plus de 700 genres et espèces de plantes. Elle comprend des plantes alpines, telles que le Delosperma «Gold Nugget».
     

    Il part donc aux États-Unis, où il restera 12 ans, pendant lesquels il suivra une formation à l’Alpina Research Institute, tiendra une importante banque de semences et participera à de nombreux projets botaniques et horticoles : Leach Botanical Garden, Portland (Oregon), Alpine Research Foundation, Seattle (Washington) et Chattanooga Seaquarium (Tennessee). Entre autres.

     

    De retour au pays en 1992, il devient botaniste-consultant, développe en même temps son jardin alpin et monte sa banque de semences. Actuellement, il pilote la réalisation des jardins du Centre d’écologie et d’agriculture urbaine de Gatineau, qui comprend un jardin nourricier, un jardin de plantes médicinales, un jardin ethnobotanique et un jardin écologique.

     

    Une banque d’espèces

     

    M. Larochelle a réussi à monter une banque de semences de plus de 700 genres et espèces de plantes ! Elle comprend des plantes alpines, assurément, mais aussi des vivaces ornementales, des plantes comestibles, médicinales et indigènes du Canada. Chaque année, il propose une nouvelle liste, qu’il compile quotidiennement et enrichit en commandant des semences dans le monde entier, en particulier de la Tchécoslovaquie, dit-il.

    Photo: Lise Gobeille Le Sempervivum fait aussi partie des espèces disponibles dans la banque de semences de Majella Larochelle.
     

    Pour s’assurer de la viabilité des graines, il réalise plus de 250 semis par hiver dans la petite serre adjacente à la maison. La patience est de mise : certaines graines prennent plus de trois ans à germer car elles poursuivent leur mûrissement dans le sol !

     

    Son site Web gagnerait à être revu parce qu’on s’y retrouve parfois difficilement. Voilà donc quelques indications pour vous faciliter la vie : sous l’onglet « Home » se trouve la liste complète des semences, mais pour des photos et des descriptions de plantes, ce qui est très utile pour faire des choix, on clique sur l’onglet « semences » où on est redirigé vers le catalogue Alpinegium.

     

    Le jardin alpin

     

    Aussitôt dans la rue, pas besoin de l’adresse car on devine tout de suite qu’on est au bon endroit. Les nombreuses plantes alpines et plantes couvre-sol qui ornent la façade et le côté distinguent l’aménagement de tous les autres. À la fin juin, les floraisons étaient sensationnelles.

     

    Promoteur de l’utilisation des plantes couvre-sol comme substitut à la pelouse, avec cet aménagement il démontre qu’elles le font merveilleusement. Par ailleurs, le jardin de collection est de petite taille, comme les plantes qu’il présente. Toutes plus jolies les unes que les autres, elles croissent en coussins compacts ou créent des tapis tissés serrés de feuilles laineuses ou épaisses.

    Photo: Lise Gobeille On retrouve aussi l’Eriogonum umbellatum var. aureum parmi la collection de M. Larochelle.
     

    Quant à leurs fleurs aux couleurs vives, elles sont souvent grandes par rapport à la plante, ce qui impressionne. Majella Larochelle étant un spécialiste connu dans le milieu des plantes alpines, des étudiants étrangers viennent régulièrement étudier chez lui. Lors de mon passage, une jeune femme de Grenoble y était pour évaluer l’adaptation des plantes alpines en milieu urbain.

     

    Le jardin est ouvert sur rendez-vous seulement, et sur place, il est possible de se procurer quelques petits bijoux… alpins.


     

    Vue de ruelle dévoile Montréal à travers le regard de ceux qui cultivent, aiment et habitent huit ruelles vertes du sud-ouest et de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Cet événement de la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal est une initiative du Regroupement des éco-quartiers et de vidéastes québécois. Les huit courts webdocumentaires mettent en relief la face cachée des ruelles vertes, l’engagement des citoyens et leur transformation au fil du temps avec un remix de photos d’archives.

     

    Lors de ces soirées, gratuites et familiales : animations, épluchette et musique brésilienne sont au rendez-vous avant les projections. Une belle façon de les découvrir !


     

    Situé sur la pointe Platon, au bord du fleuve Saint-Laurent, le magnifique Domaine Joly-De Lotbinière était autrefois la résidence de sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière. Homme politique et premier ministre du Québec de 1878 à 1879, il était aussi un horticulteur audacieux. Un de ses essais est d’ailleurs passé à l’histoire : la plantation de milliers de noyers noirs (Juglans nigra) en 1882.

     

    Cette plantation est la plus ancienne et la plus septentrionale en Amérique du Nord. Plusieurs superbes spécimens nous accueillent encore à l’entrée du domaine. Or, il n’y a pas que les noyers qui impressionnent, les jardins aussi sont exceptionnels, ainsi que les bâtiments victoriens.

     

    Ce jardin méconnu mérite franchement le détour. Un coup de coeur ! Le 10 septembre, à 10 h, s’y tiendra un encan de plantes de collection, de plantes alpines, de nouveautés, etc., mené par le coloré Rock Giguère, horticulteur.

    Au jardin cette semaine Vers la mi-août, comme le temps se rafraîchit — même si, cette année, pour la chaleur on repassera —, on peut faire des semis de légumes de climat frais de cycle court comme l’arroche, l’épinard, la laitue, la mâche, le mesclun, la roquette et le radis. Question de prolonger la saison de récolte.

    La tête des plants de tomates de types indéterminés doit être coupée, si ce n’est déjà fait, afin de favoriser le mûrissement des fruits et non la croissance de la plante.

    Puis, si on cultive de la vigne à raisins pour la table ou le vin, il est recommandé d’enlever une partie des feuilles, là aussi pour favoriser le mûrissement de ces succulents fruits.

    Un herbicide, une photo À la suite de ma dernière chronique, certains lecteurs ont réagi à la photo publiée dans notre version papier, avec raison, car le Round Up y apparaissait parmi la majorité des pesticides d’origine naturelle. Il s’agit plutôt d’un herbicide de synthèse dont l’utilisation est très controversée et qui serait « probablement cancérigène pour l’humain », selon le Centre international de recherche sur le cancer.

    Dans la bibliothèque La permaculture
    Un plan d’action optimiste pour notre avenir

    Jono Neiger
    Marabout, 2017, 159 pages


    L’ouvrage présente l’application de la permaculture, mais cette fois pas seulement au jardin. Car la permaculture est d’abord un design qui dépasse la question de la durabilité en reliant tous les aspects essentiels de la vie de l’homme, tels que le jardinage, le logement, le transport, l’énergie et le fonctionnement des communautés. Cette approche offre des solutions pratiques pour nourrir l’humain tout en favorisant la régénération de la nature. Pour nous inspirer, l’auteur expose 22 façons par lesquelles la permaculture peut aider à atteindre ce but, avec des portraits d’individus et de communautés déjà engagés dans cette voie.












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