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    Deux jolies vivaces pour coins ombragés

    Même si on aime les hostas et les fougères, voici des plantes remarquables et peu connues

    Lise Gobeille
    22 juillet 2017 |Lise Gobeille | Jardinage | Chroniques

    Qui n’a pas un petit coin d’ombre à aménager avec autre chose que des hostas et des fougères, même si on les aime bien ? Voici deux plantes remarquables et moins connues pour les zones où le soleil se fait rare. D’abord une qui illumine et qui contraste magnifiquement avec les autres végétaux, l’herbe du Japon, puis une autre qui fait un superbe couvre-sol, même sous l’ombre sèche, et qui, en plus, a une charmante floraison, les fleurs des elfes jaunes.

     

    Herbe du Japon

     

    La Hakonechloa macra « Aureola », ou herbe du Japon, est une graminée fantastique pour apporter de la lumière dans les coins ombragés. Son feuillage jaune doré strié de vert éclaire à un point tel qu’automatiquement nos yeux y sont rivés dans un aménagement. Ses fleurs, au contraire des autres graminées, ont peu d’intérêt. Son port, unique pour une graminée, est buissonnant par le fait que son feuillage linéaire est retombant.

    Photo: Lise Gobeille «La Hakonechloa macra “Aureola”», ou l’herbe du Japon, est reconnaissable à son feuillage jaune doré strié de vert. Ses fleurs, au contraire des autres graminées, sont de peu d’intérêt.

    L’herbe du Japon est vivace jusqu’en zone 4, mais, règle générale, elle doit être bien recouverte de neige pour être rustique sous nos latitudes. Comme elle se propage lentement par rhizome, elle a l’avantage de ne pas être envahissante. De sorte qu’on la divise rarement avant qu’elle ait une dizaine d’années. On la plante dans un sol riche en matières organiques qui doit demeurer légèrement humide, car elle ne tolère ni l’eau stagnante ni la sécheresse.

     

    Il est préférable de rabattre son feuillage seulement au printemps, comme pour la plupart des graminées ornementales, afin d’augmenter sa résistance au froid. De plus, comme elle devient ocre-brun à l’automne, elle met de la couleur au jardin. La Hakonechloa macra provient des montagnes humides de la région d’Hakone, au Japon, d’où son intolérance à la sécheresse et sa préférence pour la fraîcheur.

     

    Fleurs des elfes jaunes

     

    Quel joli nom : il lui vient de ses petites fleurs fabuleuses qu’on apprécie à leur pleine valeur en s’agenouillant. Mignonnes comme tout, elles ressemblent vaguement à celles de l’ancolie, mieux connue, mais en plus cireuses. L’Epimedium x versicolor « Sulphureum », de son nom latin, produit tôt au printemps une multitude de fleurs jaunes en grappes, qui contrastent merveilleusement avec le feuillage rougeâtre.

    Photo: Lise Gobeille «L’Epimedium x versicolor “Sulphureum”», ou la fleur des elfes jaunes, produit tôt au printemps une multitude de fleurs jaunes en grappes, qui contrastent merveilleusement avec le feuillage rougeâtre.

    Ce dernier est composé de 5 à 7 folioles en forme de coeur. Les tiges, toutes délicates, sont étonnamment robustes. Le feuillage est teinté de rouge au printemps ; toutefois, il tourne au vert à l’été pour redevenir rouge à l’automne ! Cet épimède, comme les nombreux autres hybrides et espèces de ce genre, est une plante à rhizomes qui fait un excellent couvre-sol. Il préfère un sol organique, meuble et frais, mais tolérera un sol peu profond et sec une fois implanté.

     

    En outre, cette grande adaptabilité permet de l’utiliser à l’ombre sèche, comme sous les grands arbres, là où le choix de plantes est restreint. Néanmoins, pour qu’il reste beau, l’épimède doit être protégé des vents secs, et pour que son feuillage soit persistant, le climat ne doit pas être trop rigoureux. Rustique jusqu’en zone 4.


     

    Photo: Lise Gobeille L’œuvre de land art «Traces-Pistes disparues» est présentée jusqu’au 9 octobre à la place De La Dauversière, située dans le Vieux-Montréal à un jet de pierre de la place Jacques-Cartier.


    Traces-Pistes disparues est une oeuvre de land art de William Vazan présentée à la place De La Dauversière jusqu’au 9 octobre, dans le cadre de l’événement Métis-sur-Montréal. Cette oeuvre simule les nombreux cours d’eau qui traversaient l’île avant l’arrivée des Européens. Effacées du territoire par la canalisation et l’assèchement, ces rivières sont évoquées dans l’herbe par un labyrinthe blanc, qu’on s’amuse à remonter jusqu’à un mont Royal sous forme de butte.

     

    L’artiste souhaite nous amener à réfléchir « à quoi ressemblait le territoire à l’époque précoloniale, quand les Amérindiens traversaient l’île de Montréal essentiellement par voie d’eau sur le réseau hydrographique ». William Vazan vit et travaille à Montréal depuis 1957. Il est reconnu internationalement pour sa pratique du land art. Cet événement gratuit est une collaboration entre le Château Ramezay et les Jardins de Métis.


     

    Cette année, au Jardin Daniel A. Séguin, le TechnoLab d’agriculture urbaine de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) présente au public les plantes gagnantes All-America Selections (AAS) sur la toiture du Pavillon horticole écoresponsable. Sur le plancher des vaches, le TechnoLab a également réalisé un potager qui montre les différentes approches de cultures possibles, en plus de présenter une grande diversité de plantes comestibles.

     

    Pour compléter, il a conçu le plus grand mur végétal de plantes comestibles à ce jour au Canada sur un des murs du Pavillon. Il est composé de 1300 plants disposés selon des critères à la fois esthétiques et pratiques. Par ailleurs, du 31 juillet au 6 août, se tient aussi l’événement L’Art au jardin, dont le thème est Van Gogh s’invite au jardin. Semaine hommage à Vincent Van Gogh et à sa Provence. Plusieurs activités culturelles sont proposées et animées par l’artiste visuel québécois Jean Gladu : atelier de croquis, conférence, journée des enfants…

     

    De plus, le jardin Daniel A. Séguin abrite 21 jardins thématiques où se balader, dont Le jardin du futur réalisé par Albert Mondor. Un jardin original qui met en valeur, à l’aide de surprenantes structures d’acier rouillées et de verre récupéré, des végétaux comestibles, des plantes médicinales, des plantes tropicales et des annuelles.


    Au jardin cette semaine Quand récolte-t-on l’ail ? Voici une question qui m’est régulièrement posée. On le récolte en général vers la fin juillet, mais en réalité, le moment varie selon la région. Le meilleur indice visuel est le moment où la moitié du feuillage du haut est encore vert, selon Sylvie Maurice, de chez Samour’Ail. Elle explique qu’après la récolte, le séchage est une période de conditionnement essentielle pour que les bulbes accomplissent leur maturation et se conservent durant l’hiver.

    Pour une petite production, on étend simplement les bulbes sur des treillis, ou on les suspend dans un endroit chaud (entre 20 et 25 °C), sombre et aéré, pour environ trois semaines. Faire une tournée du jardin permet d’apprécier les fleurs, de récolter les fruits et d’enlever quelques indésirables, mais aussi de l’inspecter.

    L’inspecter pour ramasser les scarabées japonais dans les framboisiers, les rosiers, les haricots… les chrysomèles dans les concombres, les courges et les melons… et voir s’il n’y aurait pas des tétranyques, ces araignées microscopiques, sur les aubergines. On traite cette dernière en vaporisant avec un savon maison fabriqué avec 40 ml de savon liquide dans 4 litres d’eau.

     












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