La «débarque» des humoristes

Les humoristes du Québec prennent une méchante « débarque » à mes yeux (et aux yeux de plusieurs, si on se fie aux médias sociaux). Ils « quémandent » et obtiennent de l’aide des gouvernements (par l’entremise de Dominique Anglade et Mélanie Joly). Imaginez le nombre de coopératives, non composées de millionnaires, qui aimeraient avoir un rendez-vous avec ces ministres…

Sur un autre sujet, aucun humoriste, sauf Mike Ward, n’a défendu Nantel, qui a reçu des menaces de mort après un de ses spectacles. Ne se présentaient-ils pas, ces humoristes, comme de farouches défenseurs de la liberté d’expression, notamment en ce qui concernait la poursuite de Jérémy Gabriel contre Ward ? Au moins, il y en a un qui est cohérent et qui ne semble pas avoir l’éthique élastique, et c’est ce même Ward.

4 commentaires
  • Claude Gélinas - Abonné 15 novembre 2017 11 h 12

    L'humour considéré comme priorité nationale !

    Dans l'échelle des valeurs québécoises, ce qui étonne, c'est que les problèmes des humoristes soient montés en épingle, qu'ils soient invités sur les plateaux et que malgré les conséquences de l'affaire Rozon les offres de subventions se multiplient.

    Paradoxalement , la problématique des humoristes semblent s'être élevée au niveau du service essentiel alors que comme d'autres travailleurs de la société ils n'ont qu'à se prendre en main et cesser de se plaindre.

    Replacer dans leur contexte, aucune raison ne justifie que cette problématique devienne une priorité nationale.

  • Réal Ouellet - Abonné 15 novembre 2017 13 h 40

    Le gouvernement aime les farces!

    À Labaie, la fermeture de l'usine de l'Abitibi-Consolidated en 2003 a entrainé la perte de quelque 640 emplois...et le gouvernement n'a absolument rien fait...

  • Luc Le Blanc - Abonné 15 novembre 2017 14 h 38

    L'économie sociale pratiquée par les humoristes millionaires

    Aussi drôle que l'économie du partage d'Uber. Un autre attrape-cons vers lequel vont se ruer les Libéraux. Surtout en année pré-électorale. Ils aimeraient bien convertir les chiffres de vente de billets de spectacles d'humour en intentions de vote pour eux...

  • Cyril Dionne - Abonné 15 novembre 2017 16 h 55

    L'industrie de l'humour est un luxe dans toute société. Subventionner des millionnaires, cela n'a pas de prix ou de bon sens. C'est « ben » pour dire et non pas « Juste pour rire » en Festival du rire.