Qui est Québécois?

Au gré des discussions concernant la diversité culturelle et le racisme, j’observe que j’ai de la difficulté à comprendre ce qui compose, aux yeux de certains de mes interlocuteurs, l’identité québécoise.

 

Non pas que je remette en question mon appartenance à la Belle Province. Au contraire. Je chante le pays de Gilles Vigneault tout en honorant le goût du kompa de Tabou Combo que me lèguent mes parents. J’affectionne Haïti, mais je n’y suis pas allé depuis l’âge de six ans. C’est au Québec que j’appartiens.

 

Toutefois, je ressens une certaine confusion. Quelle est la source des tensions que je ressens : les divergences d’opinions inhérentes à ces conversations ou le malaise d’autrui face à mon statut même au sein de la nation québécoise ?

 

Cette confusion m’appelle à me demander ce qu’est l’identité québécoise, et si j’y participe.

 

Parlant de ce qu’est une identité collective, Jean-François Lisée écrit dans son blogue, citant Pierre Emmanuel, qu’« être ensemble est une immense opération, une orchestration infiniment complexe, dont le chef invisible est la conviction partagée que cet ensemble existe, qu’il a un sens à travers l’histoire, qu’il nous faut y être attentifs afin qu’il ne se relâche pas ».

 

Une identité n’est pas une définition étanche. Elle se construit à travers notre histoire, notre langage, nos gestes. Une identité peut se redéfinir, sans toutefois perdre son essence. Cela dit, la diversité culturelle, qui s’accentue depuis quelques années, heurte-t-elle l’identité québécoise prenant historiquement ancrage dans sa relation avec le Canada anglais ? Non.

 

Plusieurs nationalistes québécois proposent trois piliers de l’identité québécoise : la défense de la langue française, la poursuite de la souveraineté et la promotion de la laïcité. Sans commenter plus avant l’absence du fait autochtone de ces trois piliers, je mentionnerais ce qui suit.

 

L’importance de défendre la langue française fait consensus. Sur un continent où plus de 300 millions de personnes parlent d’abord l’anglais, qui d’ailleurs domine les échanges internationaux, il ne fait aucun doute que les Québécois d’ici et d’ailleurs se doivent de préserver l’hégémonie du français dans l’espace public. L’ouverture du Québec sur le monde, certes, mais sans compromis en regard de la défense du français.

 

Quant à la poursuite de la souveraineté, elle ne fait pas l’unanimité au Québec. Un grand nombre de Québécois de souche canadienne-française, certains mêmes s’étant déjà dits souverainistes, rejettent aujourd’hui l’opportunité d’un référendum.

 

Et chez les Québécois issus de l’immigration, l’opposition à cet objectif ne fait pas non plus l’unanimité ni n’est une valeur absolue. Au contraire, je ne suis prisonnier d’aucune idéologie me faisant rejeter de facto l’idée d’un Québec indépendant.

 

La laïcité ? Le Québec a écarté, avec raison, la mainmise de l’Église catholique sur nos institutions publiques. En ce sens, il n’y a aucun doute : le caractère laïque du Québec est communément accepté, tout en étant imprégné de la culture issue de la religion catholique. En général, les minorités religieuses comprennent cette réalité et revendiquent simplement la place qui leur revient de droit en vertu de nos chartes sur les droits et libertés. Certains encadrements législatifs pourraient être précisés, mais dans le respect de nos chartes.

 

Même en tenant pour bien fondée ma lecture de ces trois piliers, j’ai l’impression que certains, consciemment ou non, estiment que je ne participe pas à l’identité québécoise, et ce, pour deux raisons principales.

 

D’une part, certains avancent que le discours sur la diversité est un instrument d’un multiculturalisme qui s’opposerait à l’identité québécoise. Ça veut dire quoi, au juste ? Suis-je, du simple fait de mon appartenance à une communauté d’origine étrangère, exclu de l’identité québécoise ? Sinon, quel niveau d’intégration me qualifie ? Georges Anglade pouvait-il légitimement participer à la fondation de l’UQAM ? Quel est le statut de Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec ? Dany Laferrière aurait-il dû édulcorer ses oeuvres en taisant son appartenance à Haïti ? Doit-on ignorer que Michel Adrien, maire de Mont-Laurier, feu Ulrick Chérubin, ancien maire d’Amos, ont grandi sous le soleil de Jacmel ?

 

Pour d’autres, les tenants de la lutte contre le racisme sont par le fait même contre l’identité québécoise. Cette prétention exclut d’entrée de jeu les personnes racisées du Québec. Elle sous-entend que l’identité québécoise n’inclurait que les Québécois de souche canadienne-française et catholique. Elle suggère aussi que la lutte contre le racisme est une attaque contre les Québécois plutôt qu’un enjeu collectif à aborder dans la construction de l’identité québécoise. Lorsqu’on lutte contre l’homophobie, le sexisme et l’intimidation, on n’est pas contre le Québec. Pourquoi une perception différente émerge-t-elle quand il est question de la lutte contre le racisme ?

 

Ni mon existence ni mes propos ne sont une menace à l’identité québécoise. Les échanges sur la diversité culturelle et le racisme devraient reposer sur cette compréhension commune.

46 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 1 septembre 2017 00 h 57

    Certaines intégristes ne veulent pas accepter la laïcité québécoise!

    Monsieur Fabrice Vil, vous dites que «le caractère laïque du Québec est communément accepté...» Je regrette de vous informer que vous vous trompez. Il y'a certaines intégristes qui ne veulent pas accepter le caractère laïque de la société québécoise et ils/elles font tout pour enfreindre cette laïcité. La misogynie ne fait pas partie de la laïcité. Cacher le visage de la femme ne fait pas partie de l'égalité homme/femme. Être intégré à une société ne signifie pas vivre avec la culture et les traditions du 7e siècle. Ce que les Québécois rejettent c'est la maque du bon sens.

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 1 septembre 2017 10 h 33

      Vous spécifiez "certaines" intégristes. C'est étonnant. On devine le reste : c'est un problème de femme, de vêtement et de coutume du 7e siècle.
      Mais je vois mal en quoi la misogynie et l'inégalité homme/femme serait la spécialité de ces dites "certaines", surtout qu'elles seraient en toute logique les victimes écervelés de cette misogynie que vous dénoncer.
      Mais qui donc s'haïrait par choix libre ?
      Ne faudrait-il pas viser plutôt l'autre côté de la misogynie, soit la culture machiste, religieuse ou pas ?
      Laïquement, les rôles bien genrés de mère à la maison et de père pourvoyeurs, ce n'est pas tellement mieux.
      Bref, si certaines sont brainwashés, cessons de parler d'elles et parlons du brainwash.

    • Cyril Dionne - Abonné 1 septembre 2017 18 h 25

      Je suis d’accord avec vous Mme Alexan.

      Ca%^&*%$ de taber$%^&&%$#$ et je suis poli, ;-)

      Je connaissais par mon épouse, M. Ulrick Chérubin, ancien maire d’Amos et enseignant, et je ne me suis jamais posé la question si celui-ci était un Québécois. C’était un Québécois pur laine parce que lui avait compris qu’il avait des devoirs envers la société d’accueil de s’intégrer mais sans oublier sa culture haïtienne d’origine. Si seulement les autres pourraient retenir cette leçon, je pourrais mettre mes lunettes roses.

    • Benoît Landry - Abonné 1 septembre 2017 20 h 52

      Et ces intégrismes sont-ils si nombreux ?

      Sont-ils plus nombreux que les suprématistes blancs, que les partisans nazis ?

      Il n'est pas nécessaire de reculer au 7e siècle pour vivre la barbarie à peine 75 ans c'est suffisant... et encore

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 3 septembre 2017 15 h 00

      M. Dionne,
      Je ne sais pas si votre appel bien ressenti au devoir d'intégration nécessitait qu'on s'entende sur ce qu'est la laïcité, l'égalité homme-femme ou la misogynie.
      Mais peut-être que vous avez une bonne idée de ce que siginifie concrètement le "devoir de s'intégrer."
      Moi non.
      Il y a bien des misogynes pur-laines, des anti-féministes pur-laines, ou des manifestations religieuses publiques qui ne dérangent pas notre sentiment d'une société laïque.
      Il suffit presque, pour être accepté, de ne pas être mulsulman et avoir sur certains sujet le même contenu mais avec un "icitte" bien senti. Toute autre forme de misogynie ou de machisme est la bienvenue, car c'est celle là de chez nous.
      Je me borne à être aussi dur envers certains qu'envers d'autres.

  • Gaetane Derome - Abonnée 1 septembre 2017 01 h 02

    Certains croient a la souveraineté.

    Et parfois ce sont les mêmes personnes qui croient a la souveraineté et ont voté pour le PQ depuis au moins 30 ans sans défection et qui ont élu aussi le premier homme de couleur au pays comme maire de leur municipalité(Amos).M.Chérubin était très aimé et c'était un membre a part entière de sa ville.Il était devenu un Québécois.
    Je ne vous connais pas M.Vil mais si vous participez au vivre-ensemble et au projet de société du Québec,vous n'avez pas a vous poser de questions sur votre appartenance.Mais une lettre comme la derniere fois était frustrante...

  • Yves Côté - Abonné 1 septembre 2017 03 h 59

    Est Québécois...

    Ne soyons pas dupes d'un second vol identitaire.
    Etre Québécois et être Canadien ne sont pas synonymes, tel la propagande canadienne nous pousse à l'estimer.
    Est Québécois quiconque est né et/ou habite au Québec et se reconnaît dans la conviction intime que la présence historique déterminante d'un peuple d'Amérique, français de langue commune et métissé d'origine, le nôtre, fonde sa légitimité à décider démocratiquement et seul de lui-même, pour lui-même et pour son territoire.

    Ne pas présenter l'une ou l'autre de ces particularités identitaires fait qu'un individu est soit Canadien, soit d'une autre en identité collective que québécoise.
    Ce qui n'est alors bien entendu pas un défaut mais qui en terme de reconnaissance personnelle et interpersonnelle, ne veut certainement pas dire la même chose en signification identitaire.
    Le temps où nos Anciens pouvaient se dire Québécois et Canadiens sans se contredire est définitivement révolu, tant être Canadien est devenu de s'opposer à l'idée de légitimité politique totale du peuple québécois.
    La grenouille peut se rendre compte que l'eau bout tout autour d'elle...

    Tel autrefois nous étions les Canadiens (avant la manipulation du sens du mot par PET...) par rejet initial des "Anglais" à s'en dire (eux partageant certitudes d'infériorité, d'archaïsme et de passéisme pour qui le faisaient), nous sommes aujourd'hui témoins (trop souvent acteurs naïfs ou coupables...) d'une tentative fédérailliste aussi trompeuse que déterminée d'un nouveau détournement de sens. Celui d'enlever au mot "Québécois" la véritable nécessité de reconnaissance mutuelle qu'il porte (depuis les années 70) et qui est venue de l'obligation de signifier formellement notre opposition à la dissolution de notre peuple dans cet autre que le Canada britannique n'a jamais cessé de favoriser pour qu'il nous assimile "enfin" (de langue et de culture autres et à nous imposées par la force illégitime des seules armes).

    Merci de votre lecture.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 1 septembre 2017 14 h 17


      L'intégration des immigrants à l'identité québécoise est une question de choix pour eux.

      Comme programme, il faudrait d'abord cesser d'utiliser l'expression boiteuse de « Communautés culturelles » pour qualifier les néo-Québécois. Les «Québécois de souche » ont aussi une culture propre, sont aussi une communauté culturelle, sont ici en majorité, mais ils sont exclus des « Communautés culturelles »! Quel non-sens! Alors, parlons-donc clairement, sans langue de bois, et appelons les immigrants des néo-Québécois, tout simplement. Il n'y a rien de répréhensible dans le terme néo-Québécois, au contraire, il montre la volonté d'accueil du peuple québécois vis-à-vis des nouveaux arrivants, les invitant à devenir à court terme des Québécois à part entière une fois leur citoyenneté québécoise acquise.

      Le terme de « Communautés culturelles » va dans le sens de la ghettoïsation des nouveaux venus et même de leurs descendants nés ici. Pourquoi les immigrants venant du pays XYZ devraient-ils se référer ou être référés comme faisant partie de la communauté culturelle XYZaine? Dans un de ses ouvrages, l'écrivain Neil Bissoondath, lui-même immigrant au Québec, s'est insurgé contre le multiculturalisme à la canadienne qui fait ressortir les différences plutôt que les ressemblances entre les divers groupes ethniques du pays. Il a bien montré que les politiques canadiennes en matière de multiculturalisme, bien que naïvement conçues au départ dans un but bien intentionné, n'ont fait qu'accentuer l'isolement des groupes culturels et propager les clichés à leur sujet.

      Tous les résidents du Québec, y compris les néo-Québécois qui viennent s'y installer, sont des Québécois, de plein droit ou en devenir.

    • Tristan Roy - Abonné 1 septembre 2017 17 h 33

      Le Canada français a existé aussi. Avant même la Conquête. Il n'était pas opposé à quoi que ce soit alors. Puis ça a été bien plus une lutte pour sa survie que de l'opposition que nous n'avions pas vraiment les moyens de mener. Quand les indépendantistes du Québec ont décidé de focuser sur la notion de "Québecois", c'était là par opposition et aussi par marketing politique. Sans oublier que c'était une façon de se "séparer" des Canadiens-français du reste du Canada pour justifier leur nouveau nationalisme "territorial".

    • Sylvain Auclair - Abonné 1 septembre 2017 20 h 03

      Les Anciens, comme vous dites, se disaient Canadiens, mais ce mot n'avait pas le même sens. Pour eux, ni M. Vil, qui est Haïtien, ni M. Harper, qui est Anglais, n'étaient Canadiens. Et seuls ceux qui vivaient dans la ville de Québec étaient Québécois...

  • Jean-François Trottier - Abonné 1 septembre 2017 07 h 25

    Le malaise

    M. Vil,
    je vais vous rassurer tout de suite : vous êtes Québécois jusque dans vos fibres.

    Ce qu'on appelle l'identité québécoise est plus complexe qu'on veut nous le faire croire. D'abord, je dois dire que l'existence de la nation québécose est un fait indiscutable. Je parle ici de la relation entre l'individu et cette étiquette générale, qui dit "nous".

    Est québécois quiconque se dit québécois jusqu'au point précis où il se reconnait, ou pas, dans l'historicité québécoise.
    Vos ancêtres ont vécu de nombreuses brimades, soit de la part de la France, soit à cause de la pauvreté qui les ont empêché d'organiser des institutions stables et neutres.
    Mes ancêtres ont été appelés nègres blancs parce qu'ils ont été laissés entre les mains d'une Église qui les voulait ignorants et bêlant (priant). En même temps ils ont été coupés du circuit du commerce par l'Angleterre et repoussés dans de petites fermes ou des quartiers miteux. Les Québécois ont été longtemps le groupe social le plus pauvres d'Amérique du Nord. Toutefois ils ont rarement crevé de faim... mais c'est arrivé.
    Deux histoires d'ignorance et de pauvreté auxquelles il est facile de s'identifier. Deux tout de même.

    Vous êtes donc Québécois d'adoption, ce qui en soit est presque un titre d'honneur. On dit honoris causa.

    Ce qui fait de vous un Québécois dans vos fibres : le malaise que vous en ressentez.

    Depuis 1980, la première fois où j'ai voté oui, je ressens encore plus ce malaise inhérent à l'existence de ce peuple qui se tient depuis deux siècles sur la pointe d'une flèche en vol. La stabilité émotionnelle, connait pas.

    Entre autres, une partie la colère que certains milléniaux expriment contre les baby-boomers vient de ça : ils les croient responsables de cadeau empoisonné, une identité solide mais totalement injustifiable (les perdants...) dont ils aimeraient se débarrasser.

    On ne choisit pas sa famille...

    ..sauf vous! Bienvenue chez vous.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 1 septembre 2017 08 h 45

      «Mes ancêtres ont été appelés nègres blancs parce qu'ils ont été laissés entre les mains d'une Église qui les voulait ignorants et bêlant (priant)»

      Je trouve là que vous charriez pas mal, beaucoup, Monsieur Trottier...Ce n'est pas à cause de l'Église catholique que Les Québécois ont été qualifiés de «nègres blancs d'Amérique» mais parce qu' après la conquête par les Anglo ils ont été considérés par ces derniers comme leurs serviteurs, comme leurs colonisés, comme leurs porteurs d'eau, comme leurs esclaves...Nous étions devenus leurs parts du butin de guerre...Il y a eu moultes tentatives faites par les Anglo pour nous éradiquer comme première peuplade francophone d'Amérique et s'il n'avait été de la force du pouvoir politique de l'Église catholique et de sa capacité, appuyé par le Vatican, à défendre les intérêts des canayens métissés que nous étions, il y a longtemps que nous aurions tout simplement disparu de l'hitoire et du territoire...

      Je veux bien croire que vous n'aimez pas les gens d'Église et que vous êtes athés, mais ne les rendez pas responsables de tous les maux vécus par les Québécois. Car ce n'est pas vrai...Si les gens d'Église n'avaient pas été là, je le répète pour que vous compreniez bien, il y a longtemps que la race canayenne et acadienne, métissée et méprisée aurait disparu et se serait assimiler à l'oppresseur conquérant...Ce sont les gens d'Église qui les ont éduqués , qui les ont soignés, qui les ont protégés, qui les ont politisés, qui les ont défendus, qui ont protégés et préservés el fait français en Amérique...S'il n'avait été de l'action patriotique des gens de l'Église catholique le Québec et les québécois comme société dintincte n'existerait même pas...Vous devriez en être reconnaissant au lieu d'attaquer leur présence comme vous le faites...Certes, ils sont peut-être allé un peu trop loin dans l'implantation d'une morale chrétienne et catholique...Et puis après ??? Alors chapeau bas Monsieur s.v.p....

    • Jean-François Trottier - Abonné 2 septembre 2017 10 h 33

      M. Simard, en effet je prends un raccourci, mais je ne mens absolument pas.

      Une entente entre Londres et Rome au sujet du Canada laissait le catholicisme à la condition de recevoir TOTALE obéissance. Ceci est reconnu et historique.

      À la moindre incartade l'Église menaçait d'excommuniation, et sinon elle ne levait pas le petit doigt pour défendre le "coupable".

      Des ententes secrètes sont maintenant connues selon lesquelles les États-Unis d'Amérique acceptaient de devenir bilingues dans toutes leurs intitutions à la condition que les Canayens les aident lors de leur invasion de 1810, dont l'un des buts était d'intégrer les territoires du Québec et une bonne partie de l'ouest aux USA, et sinon toute l'AMérique du Nord.
      L'Église a menacé du haut de ses chaires et les canayens n'ont pas levé le petit doigt.
      Pareil en 1837, où l'excommunication a été très utilisée contre les Irlandais aussi. Ceux-ci avaient fui l'Irlande où ils étaient persécutés, faut pas l'oublier, et ils ont eu très peur.

      La peur maladive de l'argent chez les Québécois nos pères, vient directement de l'Église, pas des Anglais. L'ignorance aussi puisque "la connaissance est source de péchés". Ouvrez les yeux.

      L'Église a agi comme des rois-nègres qui, ern retour de privilèges, aident carrément à persécuter leurs semblables.

      "La langue gardienne de la foi" : belle phrase qui dit comment l'Église a créé un mur culturel autour de nous..

      Dès la Constitution, tout en gardant sciemment les Canayens ignorants, l'Église a promu au maximum le développement de l'Anglais dans le catholicisme, question de garder le pouvoir sur les nouveaux immigrants et les nouveaux territoires qui s'ouvraient.

      Je ne juge pas les curés, pour la plupart de bons bougres.
      Je parle des évêques et de Rome : pas joli du tout.

      Le surnom de white-nigger vient en effet des Anglais mais l'Église a été volontairement l'outil de l'Angleterre en ce sens. C'est historiquement indéniable.

      Et mon chapeau va rester s

  • Jacques Lamarche - Abonné 1 septembre 2017 07 h 44

    Toutes les sociétés sont multiculturelles! Là n'est pas le noeud de la

    Mais certaines intégrent, d'autres pas! Le Canada si, le Québec fort peu! Le premier est un pays dont la langue exerce un pouvoir d'attraction considérable alors que le second est une province dont la langue doit être protégée par une loi!

    La question de l'identité danoise ou chinoise ne se pose pas! Le statut de pays définit l'identité! Faute de pays, la question de l'identité québécoise, et pour vous monsieur, et pour nombre de Québécois de souche, pose problème!

    M. Couillard, lui-même, est-il québécois ou canadien? Objectivement, il ne peut être les deux!

    • Micheline Gagnon - Abonnée 1 septembre 2017 13 h 49

      Les poupées russes, vous connaissez? Ainsi je suis Montréalaise, puis Québecoise, puis Canadienne, puis Américaine, puis citoyenne du monde. Je suis donc tout ça. Alors quand le ROC insulte le Québec ça me fait mal; mais quand le ROQ (rest of Quebec) insulte Montréal, ville où je vis et où je suis née, ça fait encore plus mal parce que c'est plus personnel. Je vis sur le Plateau alors les insultes on y a droit dans tous les medias. Donc oui, objectivement on peut être tout ça mais à différents degrés. Par contre l'attachement le plus profond est naturellement celui du lieu où on a choisi de vivre au quotidien; il s'élargit vers un plus grand ensemble quand on sent qu'il nous respecte.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 1 septembre 2017 22 h 17

      M.Lamarche votre derniere phrase est capitale.
      Moi-meme (mon nom)objectivement suis-je canadien ou québécois ?
      Alors comme je ne peux pas etre canadien parce que je ne suis pas accepté par le ROC.Je me dois donc d'etre québécois jusqu'au bout des ongles et c'est toujours ce que j'ai été et content et fier de l'etre.Ce n'est pas un choix ,ca fait partie de mon ADN ,ce qui ne m'empeche pas d'etre
      bi ou trilingue.Aussi le pays est essentiel,tellement essentiel pour tous les habitants de ce magnifique territoire :le Québec.