Le début de la fin?

Durant la dernière course à la chefferie, Jean-François Lisée a réussi à convaincre les militants péquistes que le report du référendum à un deuxième mandat améliorerait les chances de victoire du PQ.

 

Quand Bernard Drainville avait fait la même proposition un an plus tôt, M. Lisée avait immédiatement rejeté celle-ci. Ceux qui ne voulaient pas d’un référendum durant un premier mandat n’allaient sûrement pas voter pour un parti qui prendrait simplement un peu plus de temps pour le préparer. Il avait vu juste.

 

D’un sondage à l’autre, les intentions de vote du PQ ressemblent à une glissade que rien ne semble pouvoir freiner. Dans une élection générale, les 22 % dont le crédite le dernier sondage Léger–Le Devoir lui vaudraient non seulement la troisième place, mais aussi le pire résultat de toute son histoire. Serait-ce le début de la fin ?

 

À un niveau aussi bas, le PQ ne remporterait qu’une vingtaine de sièges. M. Lisée lui-même pourrait subir la défaite aux mains de Québec solidaire dans sa circonscription de Rosemont. La seule bonne nouvelle est que le PQ détiendrait la balance du pouvoir face à un gouvernement libéral ou caquiste.

 

Le chef péquiste, qui avait tout misé sur une alliance avec Québec solidaire, aura des comptes à rendre aux délégués au congrès de septembre, où il devra se soumettre à un vote de confiance. Quand on leur demande qui ferait le meilleur premier ministre pour le Québec, à peine la moitié des électeurs péquistes (52 %) nomment M. Lisée.


 

La levée de la menace référendaire profite à la CAQ. Bon nombre de fédéralistes qui se sentaient dans l’obligation de voter libéral pour éviter l’éclatement du pays peuvent exprimer plus librement leur mécontentement à l’endroit du gouvernement Couillard, surtout depuis que la profession de foi fédéraliste de François Legault a fait de la CAQ une solution de remplacement acceptable.

 

Avec 28 % des intentions de vote, la CAQ atteint un nouveau sommet et entre maintenant dans ce que les sondeurs appellent la « zone payante », à l’intérieur de laquelle une progression d’un seul point peut se traduire par une dizaine de circonscriptions additionnelles.

 

M. Legault lui-même, qui a cessé ses incursions hasardeuses sur le terrain identitaire pour se concentrer sur celui plus consensuel de l’économie, ressemble de plus en plus à un premier ministre aux yeux de la population. Son défi est maintenant de constituer une équipe qui aura aussi l’allure d’un gouvernement. Le recrutement de l’ancienne procureure en chef de la commission Charbonneau, Sonia Lebel, est un pas dans la bonne direction, mais il en faudra d’autres.

 

À la suite de l’échec du pacte électoral, Jean-François Lisée a reproché à Québec solidaire d’être devenu l’allié objectif du PLQ, mais QS pourrait bien devenir aussi celui de la CAQ. Si le parti de gauche menace directement les circonscriptions péquistes sur l’île de Montréal, les 18 % d’intentions de vote qu’il recueille en région pourraient favoriser la CAQ en privant le PQ de précieuses voix là où la lutte sera serrée. Seule la région de Québec semble demeurer imperméable à l’effet Gabriel Nadeau-Dubois.


 

Même si le PLQ demeure en tête, ses 31 % le ramèneraient au niveau de l’élection de septembre 2012, alors qu’il avait enregistré son pire résultat depuis 1867, mais il pourrait difficilement descendre sous ce seuil à moins de perdre l’appui d’une partie de sa clientèle anglophone et allophone. Ce n’est sans doute pas un hasard si le gouvernement Couillard éprouve une soudaine empathie pour les communautés anglophones en région.

 

Après quinze ans de pouvoir presque ininterrompu, le PLQ se retrouve malgré tout dans une position passablement enviable à l’aube de l’année électorale. Les bonnes nouvelles économiques se sont succédé au cours des derniers jours et la santé florissante des finances publiques permettra à Carlos Leitão d’être particulièrement généreux dans son dernier budget avant l’élection.

 

Pour la première fois depuis longtemps, les libéraux ne pourront pas axer leur campagne sur les conséquences apocalyptiques de l’indépendance, mais l’émergence d’un rival fédéraliste a rendu nécessaire l’articulation d’une politique constitutionnelle dont ils s’étaient très bien passés en 2014.

 

Le sondage Léger témoigne que l’opération a été un succès. De toute évidence, les Québécois ne se font pas d’illusions sur les chances de voir le Canada anglais accéder aux demandes du Québec, ni même accepter d’en discuter, mais ils apprécient l’initiative du gouvernement Couillard. De toute manière, vivre dans les limbes constitutionnels ne semble pas les indisposer outre mesure. Pour la plupart, ce n’est pas un problème, ou alors il s’agit d’un « problème mineur ». En fait, c’est précisément cette indifférence qui est le problème.

 

P.-S. Cette chronique fera relâche au cours des prochaines semaines. Bon été à tous !

66 commentaires
  • Chantale Desjardins - Abonnée 24 juin 2017 06 h 50

    Chronique défaitiste

    Les chroniques de Michel David sont toujours négatives pour le PQ lui qui est un souverainiste convaincu... Bernard Drainville a quitté son parti qui lui a donné le jour. S'il peut occuper un poste sur les ondes, il peut remercier le PQ de lui avoir donné sa chance. Erreur d'avoir démissionné avant la fin de son mandat. Quand on donne sa parole, il souvent mauvais de changer d'idée en cours de route. C'était de l'amateurisme. M. Lisée ne parle pas des bienfaits d'un Québec souverain ainsi que son équipe. Les adversaires ne se gênent pas pour attaquer le PQ sur son projet de souveraineté. La situation actuelle est propice pour un Québec souverain mais il faut en parler au lieu de vanter les bienfaits d'un parti "vert". Où sont les souverainistes militants si silencieux devant des attaques?

    • Ghisline Larose - Inscrite 24 juin 2017 08 h 10

      Les propos négatifs de Michel David sont récurents--- Je ne l'entends jamais avoir une analyse juste dès qu'il s'agit du PQ-- Qu'il soit à R/C ou à la télé , on dirait qu'il aime taper sur la tête du PQ--Jamais rien de positif. Pour un souverainiste, des questions se posent---

      J'apprécierais que son analyse des libéraux soit plus mordante car , il me semble qu'il y a amplement matière à critiquer-- L'éthique est souvent bien élastique---

    • Claude Bariteau - Abonné 24 juin 2017 09 h 18

      Madame Larose, pour faire des apparitions payantes à Radio-Canada et être bien vu à La Presse, monsieur David se doit de taper sur la tête du PQ et louanger la CAQ, même QS.

      C'est banal, mais c'est ce que font plusieurs journalistes.

    • Patrick Boulanger - Abonné 24 juin 2017 09 h 28

      @ M. Bariteau

      M. Bariteau, vous soutenez que M. David fait des analyses biaisées pour se remplir les poches. C'est possible, mais la démonstration reste à faire.

    • Pierre Desautels - Abonné 24 juin 2017 10 h 00


      "Les chroniques de Michel David sont toujours négatives pour le PQ lui qui est un souverainiste convaincu..."


      Étonnant, mais sur les réseaux sociaux, les militants libéraux dénoncent aussi Michel David, sauf qu'ils emploient le mot "séparatiste" à toutes les sauces. C'est la preuve qu'il livre des analyses équilibrées. Comme chroniqueur chevronné, il peut se permettre de critiquer n'importe quel parti, que ce soit au provincial et au fédéral, et il le fait très bien.

      Certains militants des différents partis sont prisonniers de leur partisanerie et par le fait même, ont l'épiderme un peu trop sensible. Comme abonnés au Devoir, nous sommes chanceux qu'il soit là. Il sera absent les deux prochains mois et il va nous manquer.

    • Benoit Toupin - Abonné 24 juin 2017 10 h 15

      On peut chercher toute sorte d’explications aux résultats du sondage publié ce matin; se demander si le PQ a fait de mauvais choix dans les derniers mois; chercher le point critique expliquant la situation actuelle… J’oserais quelques explications toutes simples mais exigeantes en terme de correctifs à apporter pour le PQ.

      Le PQ est l’ennemi traditionnel du PLQ et les sympathisants du PLQ ont une aversion profonde à l’égard du PQ. Le PQ est devenu le garde-manger de QS et de la CAQ qui attaquent davantage le PQ que le parti au pouvoir. La situation multiplie les critiques qui omettent les propositions actuelles du PQ pour ressasser des choix de gouvernance difficiles qui datent de plus de 15 ans pour la plupart et qui ignorent les propositions actuelles. Cette situation de l'ennemi commun finit par user...

      La droite gagne la faveur d’une majorité (addition des votes PLQ et CAQ); c’est le constat le plus révélateur du sondage. Suite à la période d’austérité vécue et des surplus actuels, les électeurs de droite en sont à la récolte. Ils préfèrent pour la majorité confier le bas de laine à celui qui ressemble au PLQ. Seront-ils déçus?

      Dans les démocraties occidentales, Il y a un engouement pour les partis qui n’ont jamais assumés le pouvoir ou les candidats atypiques; peut-être une réponse au cynisme. Il y a là une expression frivole et impatiente de la démocratie qui peut donner le pire comme le meilleur… Un coup de dé…

      La campagne électorale à venir pourrait donner des résultats complètement différents selon l’actualité du moment et la performance des différents chefs. Les bonnes ou les mauvaises nouvelles arrivent suffisamment tôt pour permettre à chacun des ajustements.

    • Pierre Robineault - Abonné 24 juin 2017 10 h 20

      Chroniques négatives? Non! Déprimantes? Oui. Il est déprimé, à mon avis et il mérite bien cette relâche. Or je partage entièrement avec lui cette déprime. Voici ce que l'on sait sans le dire sur la plupart de nos vrais patriotes, ce qu'ils en pensent. "Ce qui compte pour moi, c'est que mes enfants soient heureux et réussisent dans la vie. S'il faut pour cela qu'ils se rendent jusqu'à un CEGEP anglophone et dans une université anglophone, so be it!"
      Cela dit, je serai présent à la marche en l'honneur de notre Fête Nationale cet après-midi ... en y célébrant ma tristesse!

    • Patrick Boulanger - Abonné 24 juin 2017 10 h 27

      @ M. Bariteau (prise deux)

      M. Bariteau, vous laissez entendre que M. David fait des analyses biaisées pour se remplir les poches. C'est possible, mais la démonstration reste à faire.

    • André Joyal - Abonné 24 juin 2017 17 h 47

      @ M. Robineault, voici ce que l'on fête en ce jour: de la tristesse. Moi,je préfère «fêter» en solitaire: oui, très triste en l'absence de la fierté disparue d'être québécois.

    • Jacques Lamarche - Abonné 25 juin 2017 08 h 36

      Michel David me paraît le reflet fidèle d'une tendance lourde! Il lui est difficile d'annoncer des bonnes nouvelles quand le navire ne cesse de couler!

      Le Québec francophone est depuis des années, dans son identité et ses sources de fierté, la cible acharnée des forces politiques et médiatiques de l'idéologie canadienne. Gesca et Radio-Canada, en passant par l'univers de Mario Dumont, n'ont rien ménagé pour déconstruire le nationalisme québécois et lui opposer un autre, canadien et américain, qui serait lui ouvert sur l'autre, sur tous les autres, sur le monde!!! Les fruits de la propagande voulant que l'indépendance soit aujourd'hui chose du passé sont arrivés et ses auteurs peuvent enfin les savourer!

      Quelques exemples qui montrent que l'univers dans lequel ont grandi les jeunes - quarante ans et moins - est tellement différent de celui qui a marqué notre coeur et notre esprit, nous, les retraités.

      Un jeune serveur, dans un restaurant de la région de Magog, qui est né à Sept-Iles, ignore l'existence de Gilles Vigneault. À Valcourt, des travailleurs de la construction écoutent à journée longue de la musique américaine! À Montréal, je m'approche de deux policiers qui se parlent en anglais pour enfin découvrir qu'ils sont de francophones de souche! La conversation se poursuivit en français!

      Les causes sont multiples. Nous vivons en Amérique et baignons dans une mer anglophone! Tous les jours, les médias nous le rappellent! Puis
      il y a l'empire Desmarais qui a imposé ses joueurs le matin, à Radio-Canada. Insupportable! Rien dans l'actualité pour aviver la fierté, tout pour taire les faits qui lient à la langue, à l'histoire, à la terre des ancêtres! Et n'a cessé le travail de démolition sur ceux qui ont porté le projet de souveraineté, et aussi sur les syndicalistes qui s'y sont associés. La jeunesse ignore même comment le Québec français s'est sorti de la misère et a effacé en une génération une retard élevé. La commission Charbonneau n'a guère

    • Luc Fortin - Abonné 26 juin 2017 07 h 03

      « Gesca et Radio-Canada, en passant par l'univers de Mario Dumont, n'ont rien ménagé pour déconstruire le nationalisme québécois et lui opposer un autre, canadien et américain, qui serait lui ouvert sur l'autre, sur tous les autres, sur le monde!!! »

      Pour ce qui est de l'américain ouvert sur l'autre, on repassera, car ces derniers temps il se replie derrière ses frontières.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 26 juin 2017 10 h 22

      Très bonne analyse m. Lamarche...je vous donne une étoile d'or...car je ne suis pas une "facebookoise" ...mais je n'ai pas retrouvé la suite du:"
      La Commission Charbonneau n'a guère...." ???

      Si seulement votre message pouvait se rendre ...!!! On pourrait s'attendre à une lueur d'espoir.

      Hier, j'ai même utilisé votre commentaire, dans le Devoir*15 avril 2017, sur le raccolage des partis fédéralistes (PLQ, CAQ et QS) auprès des inconscients et des immigrants. *L'article titrait: "Combattre le racisme sans tomber dans le panneau libéral." Je l'ai envoyé à celui-là même à qui vous répondiez ce jour-là.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 26 juin 2017 15 h 54

      M. Benoît Toupin.
      «PQ est devenu le garde-manger de QS...», on ne peut dire mieux! Nous les croyons affamés quand ils ne sont que voraces!

  • Jean Lapointe - Abonné 24 juin 2017 07 h 20

    Ce n'est pas ça le problème.

    «De toute manière, vivre dans les limbes constitutionnels ne semble pas les indisposer outre mesure. Pour la plupart, ce n’est pas un problème, ou alors il s’agit d’un « problème mineur ». En fait, c’est précisément cette indifférence qui est le problème.» (Michel David)

    C'est que le problème ce n'est pas l'indifférence au fait que nous vivons dans les les limbes constitutionnels.

    Le problème c'est l'indifférence apparente face à notre avenir comme peuple.

    Il ne faut pas écouter les prophètes de malheurs qui se basent sur des données pour le moins contestables. Il faut continuer le combat.

    On ne sait jamais. On pourra avoir des surprises. Les sondages sont de moins en moins crédibles. Ils sont biaisés dès le départ étant donné leur pseudo-objectivité. De toute façon nous n'avons pas le choix que de continuer.

    Personne n' a dit à ma connaissance que ce serait facile de faire du Québec un pays indépendant. Alors au boulot Québécois. C'est nous les souverainistes qui faisons bouger le Québec, ce ne sont pas les libéraux, ni les caquistes, ni les solidaires. Eux tout ce qu' ils savent faire c'est mettre les freins.

    • Patrick Boulanger - Abonné 24 juin 2017 09 h 21

      M. Lapointe, je vous invite à lire le programme de QS. Ce parti est indépendatiste même si cela ne fait peut-être pas votre affaire.

    • Normand Carrier - Abonné 24 juin 2017 11 h 21

      Monsieur Boulanger , QS est indépendantiste dans son programme mais près de 50% se disent fédéralistes lorsque la question leur est posée dans un tous les sondages .... QS fait un effort particulier ce qu'il admet pour recruter des libéraux plus a gauche et tenter de grossir ses rangs dans Montréal ..... Donc l'indépendance est loin dans ses priorités .
      Lorsque QS envoit monsieur Fonticella pour représenter QS pour signer la feuille de route pour l'indépendance avec le PQ , ON et le Bloc et qu'Il renie sa signature quelques semaines plus tard , cela est nuisible a la cause de l'indépendance et a la crédibilité de QS .....
      Signer et renier sa signature par un organisme qui s'apparente au Politburo démontre sa légèreté dont tous les partis vont éviter a l'avenir de négocier quoique que ce soit avec QS ........

    • Patrick Boulanger - Abonné 24 juin 2017 13 h 06

      @ M. Carrier

      M. Carrier, il y a certes un fort pourcentage d'électeurs (!) fédéralistes qui ont l'intention (!) de voter pour QS. Cela dit, ce fort pourcentage n'est pas une preuve que l'indépendance n'est pas une priorité pour QS. En outre, c'est vrai que QS souhaite aller chercher des électeurs du PLQ. Toutefois, cet effort n'est pas non plus une preuve que l'indépendance n'est pas une priorité pour le oarti de M. Nadeau-Dubois. Quant au reniement de la signature de QS sur la feuille de route, je suis d'accord avec vous que cela est nuisible pour la cause indépendantiste. Et personnellement, je trouve que ça fait très amateur! Difficile de soutenir le contraire. Cela dit, je pense que les autres partis indépendantistes feraient une erreur en refusant de négocier quoi que ce soit dans l'avenir avec QS. Ce parti est en croissance et, par consquent, il devient de plus en plus un joueur important du mouvement indépendantiste.

    • Normand Carrier - Abonné 25 juin 2017 06 h 29

      Si QS est réellement indépendantiste , il faudra qu'il le démontre par des gestes concrets car seulement l'avoir au programme ne signifie pas grand chose ...
      Cette structure de consultation directe !!!!! ne vous inquiète-t-elle pas monsieur Boulanger car elle peut mener a des aberrations comme celle du politburo qui amène un petit trio a renier une signature formelle .... Cette structure s'apparente a celle du parti communiste ou au parti d'extème gauche de Mélachon en France .....
      Tant qu'a un parti en croissance , il faudra voir les résultats de l'élection en 2018 ... Attendez que les autres partis épluchent le programme de QS avec toute ces nationalisations au programme qui font amateurs lorsque l'on posent des questions ....

    • Jean-François Trottier - Abonné 25 juin 2017 10 h 53

      M. Boulanger.

      Oui, C'est une preuve.
      Non, ce n'est pas une preuve logique au sens de logique pure mais une preuve qui dépend du climat politique québécois.
      La césure entre "maudits séparatisses" et "crapuleux fédérastes" est nette au Québec. Certains Anglophones ont même le culot de prétendre qu'elle justifie leur vote unanime Libéral (Ils votent rouge depuis 150 ans bien sonnés...).

      Il n'y a pas d'à peu près :
      Si on vote pour QS tout en étant fédéraliste, alors on ne croit pas le programme de QS qui dit l'indépendance "essentielle", mais du coup on admet que jamais QS ne pourra réaliser la plupart de son programme : c'est impossible dans le cadre fédéral. QS serait une succursale du NPD, sans plus.

      Or, QS a mis l'indépendance sur une tablette où elle restera.

      QS passe par une "assemblée constituante" élue et "consultative", mais qui a le dernier mot sur la recommandation de faire un pays ou pas.
      Se faisant, le parti réduit sa propre responsabilité à la nullité, étant incapable d'assumer ses propres choix au sujet de l'indépendance. D'un geste on écrit "essentiel" et de l'autre, "discutable".

      Sinon, QS prend pour acquise une assemblée dont il a déjà décidé de la composition, faite d'indépendantistes à la pensée "solidaire" en majorité, parce que son gouvernemant aura su "conscientiser le peuple" en 18 mois !!!!

      Pendant ce temps, la campagne que lancera Ottawa se chiffrera à coups de milliards. Rien à y faire, juridiction différente, aucune loi fédérale sur une élection constitutive provinciale, ils font ce qu'ils veulent. Croyez-vous qu'ils vont s'en priver ? Allô!!
      Le parti fédéral qui fera ça s'assure du pouvoir pour 10 ans minimum par la suite.

      Donc, assemblée constituante fédéraliste. Pas d'indépendance, le programme de QS ne se réalise pas.

      Faudrait pas prendre les organisateurs de QS pour des idiots. Ils savent tout ça depuis le jour où ils ont fignolé leur "beau ti-programme".

      Qui sont les pires menteurs du Québec ?

    • Patrick Boulanger - Abonné 25 juin 2017 11 h 13

      @ M. Carrier

      M. Carrier, QS a mis de l'avant certains thèmes lors de la dernière campagne électorale dont... l'indépendance du Québec. De fait, parmi les pancartes officielles de QS qui ont été apposées sur le mobilier urbain montréalais - et peut-être alleurs au Québec -, une d'entre elles mettait de l'avant l'option indépendantiste du parti. J'espère que cela est assez « concret » pour vous M. Carrier.

      Quant au Comité de coordination nationale, ne comptez pas sur moi pour le défendre sur la question du reniement de la signature. Il a évidemment dérapé et j'espère qu'il a appris de son erreur. Cela dit, j'espère que les discussions vont reprendre éventuellement au sein du OUI-Québec.

      Libre à vous de ne pas aimer le programme de QS, M. Carrier. Cela dit, je suis d'accord avec vous que les « vrais » sondage sont les élections générales. Peut-être allons-nous voir lors du prochain vrai sondage le PQ devenir le deuxième - ou peut-être même le troisième - parti d'opposition à l'Assemblée nationale? ;o)

    • Jean-Charles Morin - Abonné 25 juin 2017 13 h 32

      @Patrick Boulanger

      Les faits récents démontrent au contraire que la priorité absolue de QS, c'est de faire disparaître le PQ.

      Après ces guerres intestines et ces querelles byzantines, qu'y a-t-il au programme de ces cannibales? Mystère et boule de gomme...

    • Patrick Boulanger - Abonné 25 juin 2017 14 h 24

      @ M. Trottier

      « Faudrait pas prendre les organisateurs de QS pour des idiots. Ils savent tout ça depuis le jour où ils ont fignolé leur "beau ti-programme".

      Qui sont les pires menteurs du Québec ? » (M. Trottier)?

      M. Trottier, ce sont les membres du parti qui ont construit le programmede QS et non pas des organisateurs. Quand à votre « preuve qui dépend du climat politique québécois », je trouve qu'elle n'est pas d'actualité : la dichotomie « maudits séparatisses » versus « crapuleux fédérastes » s'est érodé avec le temps, M. Trottier. Par ailleurs, quand vous affirmez que « [s]i on vote pour QS tout en étant fédéraliste, alors on ne croit pas le programme de QS qui dit l'indépendance "essentielle", mais du coup on admet que jamais QS ne pourra réaliser la plupart de son programme : c'est impossible dans le cadre fédéral » je trouve que vous faites les coins ronds pour faire avancer vos idées. Peut-être que vous n'êtes pas au courant, mais l'axe fédéralisme-souverainisme a beaucoup moins d'importance que jadis pour les électeurs québécois et, par conséquent, une personne aujourd'hui peut très bien être fédéraliste - ou séparatiste - et accorder beauoup plus d'importance à l'axe gauche-droite quand vient le temps de voter. Je me répète : la dichotomie « maudits séparatisses » versus « crapuleux fédérastes » s'est érodé avec le temps, M. Trottier.

      En ce qui a trait à l'assemblée constituante de QS, ce parti va militer pour l'indépendance lorsqu'il lancera sa consultation populaire et, s'il rate son coup, il va sans dire que cela va être un échec personnel pour le parti. C'est faux de prétendre qu'il « réduit sa propre responsabilité à la nullité » avec son assemblée constituante. Cela dit, il est fort possible que le constituante fermée vienne remplacée éventuellement la constituante ouverte de QS dans le programme. Ça va être probablement une des conditions d'ON pour se fusionner avec QS. À suivre...

    • Normand Carrier - Abonné 25 juin 2017 14 h 49

      Monsieur Boulanger , pourquoi pas la cinquième opposition , il s'agit de savoir compter sur nos cinq doigts ..... Hey si c'était QS qui stagnait a 7% lors du prochain scrutin .... Tout cela pour dire que celui qui peut prévoir le résultat du prochain scrutin n'existe pas seize mois avant le vote ... Alors on peut spéculer et dire n'importe quoi ....

    • Christian Montmarquette - Inscrit 25 juin 2017 15 h 13

      À Jean-François Trottier,

      "QS passe par une "assemblée constituante" élue et "consultative" - Jean-François Trottier

      Tous les référendums au Québec sont consultatifs, et y compris les deux référendums du Parti québécois, c'est la loi.

      Pas possible de commenter autant la politique au Québec et de ne même pas savoir ça.

      Référence :

      Référendums:

      Au Québec, les référendums sont de type consultatif. Depuis 1978, ils sont régis par la Loi sur la consultation populaire, communément appelée Loi sur le référendum.

      Par ce mode de consultation, la population est amenée à exprimer un avis sur une question ou un projet de loi adopté par l’Assemblée nationale. Cette consultation est faite au moyen d’un scrutin dont le déroulement est analogue à celui d’une élection générale.

      http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provinci

    • Patrick Boulanger - Abonné 25 juin 2017 20 h 18

      @ M. Morin

      M. Morin, quelles sont exactement ces faits?

      Quant au programme de QS, s'il vous intéresse, je vous invite à le lire. Peut-être que le mystère va se dissiper pour vous après l'avoir lu?

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 26 juin 2017 16 h 16

      .«Attendez que les autres partis épluchent le programme de QS avec toute ces nationalisations au programme qui font amateurs lorsque l'on posent des questions» (N. Carrier)

      Il est surtout là problème! Personne mais personne, aucun journaliste, aucun média d'importance n'épluche objectivement aujourd'hui le «programme» de QS!

      Leur «programme» d'extrême gauche serait un suicide économique pour le Québec! Rien que des incongruités économiques simplistes... taxer, nationaliser, retaxer et recommencer...

    • Patrick Boulanger - Abonné 26 juin 2017 21 h 02

      @ Mme Rodrigue

      Mme Rodrigue, avez-vous lu le programme de QS?

  • Michel Lebel - Abonné 24 juin 2017 07 h 28

    Le constat!

    Michel David fait finalement le constat d'un fait: les questions constitutionnelles sont qu'exceptionnellement la première préoccupation d'une population. C'est ainsi présentement tant au Canada anglais qu'au Québec. Mais les politiciens comme les journalistes vivent souvent dans une même bulle! La population vit, quant à elle, dans la vraie vie! Voilà ce qui fait la différence!

    M.L.

    • Patrick Boulanger - Abonné 24 juin 2017 08 h 28

      « La population vit, quant à elle, dans la vraie vie! »?

      Et dans la vraie vie, M. Lebel, la Constitution canadienne a passable d'influence sur les Québécois et les Canadiens. Par exemple, pour les Québécois, vous n'êtes pas sans savoir que la charte des droits et libertés insérée dans la Constitution canadienne a permis d'invalider « les articles de la Charte de la langue française qui imposaient l'unilinguisme dans l'affichage commercial » pour protéger la liberté d'expression des commerçants. Ainsi, « dans la vraie vie » M. Lebel, les Québécois ont perdu une partie de leur autonomie en matière linguistique à cause de « futiles » (sic) questions constitutionnelles.

    • Claude Bariteau - Abonné 24 juin 2017 09 h 23

      Monsieur Lebel, c'est quoi la « vraie » vie ?

      Est-ce laisser le pouvoir aux politiciens et se définir en une marionnette sous leur contrôle ?

      En quelque sorte, refuser d'être un citoyen et prôner une vie, la « vraie », de sujets bienheureux comme dans la « petite vie » ?

    • Michel Lebel - Abonné 24 juin 2017 09 h 48

      @ Claude Bariteau,

      La ''vraie vie''? Un peu (ou beaucoup d'argent), des soins de santé, une éducation de qualité, des enfants en santé, pouvoir voyager un peu, faire du sport, opiner dans les journaux..., pouvoir acheter des livres, s'occuper de ses petits-enfants, accompagner ses vieux parents, prier, si vous êtes croyant, bien manger avec un bon vin, aller à des mariages et à des funérailles, et quoi d'autres, est-ce suffisant, M.Bariteau?!!

      M.L.

    • Michel Lebel - Abonné 24 juin 2017 09 h 53

      @ Claude Bariteau,

      J'oubliais une chose, un verbe qui résume et dit tout: Aimer.

      M.L.

    • Marc Therrien - Abonné 24 juin 2017 09 h 58

      Pour moi, la ''vraie vie'', est la vie qui se vit concrètement dans toutes les actions à poser pour satisfaire ses besoins et désirs dans le réel du temps qui passe et qu'on ne peut arrêter; dans ce réel qui malgré tous les beaux discours pour essayer de l’idéaliser semble avoir son propre mouvement autonome que toutes les volontés du monde n’arrivent pas à contenir pour le maîtriser totalement. Ainsi, comme pourrait nous le redire Oscar Wilde, perdus dans le rêve de l’idéal d’un autre monde, « la vraie vie est souvent celle que nous ne vivons pas », en attendant...

      Marc Therrien

    • Sylvain Auclair - Abonné 24 juin 2017 10 h 19

      La constitution, c'est aussi ce qui permet de nous imposer un oléduc voué à l'exportation de gaz à effet de serre, c'est ce qui permet à des entrepreneurs de construire un aéroport à Neuville sans l'aval de la municipalité, c'est ce qui permet le vol de la caisse d'assurance-emploi et les conditions aux transferts pour les garderies. Ce qui manque, c'est de la pédagogie.

    • Luc Fortin - Abonné 24 juin 2017 11 h 31

      La vraie vie, n'est-ce pas comme « s'occupper des vraies affaires » lorsque nous avons les deux mains sur le volant de l'état?

      On a vu ce que ça donnait à la Commission Charbonneau et avec la rémunération des médecins!

    • Patrick Boulanger - Abonné 24 juin 2017 12 h 26

      @ M. Auclair

      Je suis porté à vous donner raison là-dessus M. Auclair : « [c]e qui manque, c'est de la pédagogie ». Sinon, on risque d'entendre certains politiciens (ainsi que certains commentateurs sur le site du Devoir) nous présenter la question constitutuionnelle du Québec et du Canada comme une vieille chicane inutile loin de « la vraie vie » des Québécois et des Canadiens.

      En outre, M. Lebel n'est pas sans savoir que la formule générale d'amendement intégrée dans la Constitution canadienne touche à des sujets délicats comme le partage des compétences et pour pouvoir l'appliquer « il faut des résolutions adoptées par le Sénat et la Chambre des communes ainsi que les deux tiers au moins des Assemblées législatives des provinces, représentant au moins cinquante pourcent de la population canadienne au dernier recensement général ». Lorsqu'on sait que les « francophones du Québec occuperons une place de plus en plus petite au sein de la confédération canadienne » nous ne pouvons que constater que l'influence du Québec au sein du Canada va décliner avec le temps. Cela dit, on peut être d'accord avec cela. Toutefois, ce que je viens de mettre en relief dans ce paragraphe révèle, à mon sens, que la question constitutionnelel au Québec et au Canada n'est pas une question banale mise de l'avant par des politiciens et des journalistes qui « vivent souvent dans une même bulle » (M. Lebel).

    • Emmanuel Rousseau - Inscrit 25 juin 2017 01 h 25

      La vie d'un journaliste ou d'un politicien n'est pas moins vrai que la "vraie vie" vous vivez M. Lebel.

      Ces gens ont un angle sur la vie qui est différent de celui la majorité. Ils passent leur journée à analyser l'actualité et débattre des différents enjeux de nos sociétés et donc, ont une vision nécéssairement différente de nous tous.

      Donc, quand vous parler de la majorité vivant dans la "vrai vie", faites attention, ce n'est pas parce que cette majorité pense une chose quelle est nécéssairement vrai. Il se peut qu'une majorité vive dans une bulle et même, une belle bulle dorée.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 25 juin 2017 13 h 41

      Si les questions constitutionnelles n'intéressent personnes dans la "vraie vie", alors pouvez-vous m'expliquer par quel exploit Pierre Elliott-Trudeau a réussi à faire passer la constitution de 1982 alors que personne n'en voulait au départ?

      En voilà un qui a fait passer sa "petite bulle" bien avant l'intérêt général. Et tant pis pour les francophones!

  • Geneviève Laplante - Abonnée 24 juin 2017 08 h 07

    Et voilà pourquoi votre fille est muette...

    L'analyse de Michel David est sans doute fort pertinente, ainsi d'ailleurs que son opinion en général. Cependant, malgré les sondages et les éditos, en dépit des bourdes et des trouvailles des politiciens d'un clan ou l'autre, il existe un facteur psychologique que j'estime essentiel : la fidélité à ses choix confirmés au fil des ans.
    Pour certains, ça s'appelle aussi de l'entêtement. Je ne cherche ni à persuader ni à prouver quoi que ce soit, simplement à exprimer un sentiment personnel qui n'a guère sa place en société.

    Pour une septuagénaire nationaliste, indépendantiste, honnête et fière, il n'a jamais été question de voter pour les libéraux. La CAQ dirigée par François Legault a trop souvent mangé à deux râteliers pour que je lui accorde confiance, tant que je constate le déni de son prêche de la veille selon l'humeur et, surtout, le sens du vent. Si QS est un parti inspirant à n'en pas douter, je ne croirai en la "solidarité" des Québécois que si l'on arrive à leur inculquer de vraies valeurs, pas celles de la désastreuse Charte, mais de ces vertus du cœur sans connotation financière. À mes yeux, le respect de l'autre, de sa religion, de ses origines, de sa bonne volonté ne donne pas encore de résultats concrets. Le racisme, la peur, la méfiance, le discours prônant le repli sur soi, l'égocentrisme ne peuvent contribuer à la grandeur d'un peuple.

    Bref, je reste fidèle au Parti québécois, le seul qui, malgré ses erreurs, ses démissions et ses ratés, demeure le chemin le moins tortueux vers l'indépendance, à la condition qu'il sache redonner du lustre à notre langue et à notre culture. La première Charte, celle de 1977, celle qui affichait les couleurs réelles des aspirations profondes de la majorité des Québécois, la Charte de la langue française doit être respectée et défendre ce qui nous distingue réellement des autres Nord-Américains.

    Je souhaite aux Québécois une bonne Saint-Jean, malgré la grisaille et la froidure.

    • Luc Fortin - Abonné 24 juin 2017 11 h 48

      « La CAQ dirigée par François Legault a trop souvent mangé à deux râteliers pour que je lui accorde confiance, tant que je constate le déni de son prêche de la veille selon l'humeur et, surtout, le sens du vent. »

      L'implication de Sirois (avec Desmarais se cachant derrière pour manipuler sa marionnette) dans la CAQ est la principale raison pour ne jamais voter pour ce parti. Si un souverainiste envisage de voter pour un parti qui a reçu l'appui de Desmarais, il est amnésique.

      Pour ce qui est de QS, j'ai été insulté à beaucoup trop de reprises par leurs militants. Disons que ce n'est pas une façon de me convaincre de voter pour ce parti, même si des proches ont contribué à fonder QS ou votent pour eux. Ils se trompent de cible après tant d'années au pouvoir pour le PLQ dans les 15 dernières années.

    • Gilles Théberge - Abonné 24 juin 2017 22 h 51

      Septuagénaire indépendantiste... misère, c'est mon cas aussi!

      Et je reste fidèle au parti Québécois, pour les raisons que vous évoquez aussi.

    • Linda Dauphinais - Inscrit 25 juin 2017 16 h 07

      Bonjour Mme Laplante, je suis heureuse de voir qu'il y a encore des gens pour qui les valeurs du coeur sont importantes et j'adore comment vous le dites si bien! Merci de votre intervention très positive et rassembleuse...

    • Christian Montmarquette - Inscrit 26 juin 2017 11 h 08

      À Geneviève Laplante,

      (le PQ) le seul qui, malgré ses erreurs, ses démissions et ses ratés, demeure le chemin le moins tortueux vers l'indépendance" -Geneviève Laplante

      Avec un PQ 28 ans sans référendum au programme, j'espère que vous voulez rire?

      Contrairement à ce qu'il prétend le PQ a toujours passé le parti avant le pays.

      La forte majorité de son existence le PQ n'a fait que reporter l'indépendance, la diluer, la mettre en veilleuse ou la traiter comme une véritable patate chaude; ce qui est encore le cas aujourd'hui et tous en sommes témoins!

      Le véritable "Article Un" du PQ a toujours été "Le pouvoir". Le Parti québécois n'a fait qu'instrumentaliser la question nationale à des fins électorales.

      Ce n'est pas pour rien que les appuis à l'indépendance n'ont pas progressé d'un iota et stagnent à 40% depuis 45 ans.

      Comme dit l'adage..

      Il n'y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

      Christian Montmarquette

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 26 juin 2017 11 h 20

      @ GL Je récuse une partie de votre commentaire, celui où vous dites:
      "Si QS est un parti inspirant à n'en pas douter...?? (une plug) je ne croirairai en la "solidarité"?? (plug bis) des Québécois que si ??"....etc etc etc jusqu'à la fin du paragraphe...... Pourquoi je récuse?...Parce que vous nous faites TOUS passer pour des racistes, des égocentristes et des anti-ceci, anti-cela...On en a ras le bol de cette "bienpensance" (très mal nommée en fait) qui tend à faire des QuébécoisEs qui se disent... QuébécoisEs, des êtres sans coeur et sans valeurs , des êtres sans foi ni lois...La Charte des valeurs dont vous parlez avec dédain, n'a pas eu le temps de se rendre à maturité parce que des grandes-gueules l'ont baillonnée avant qu'elle ne soit discutée, améliorée et... acceptée ou rejetée... par le peuple Québécois. La démocratie, c'est aussi ça.! Le Québec ne veut pas mourir, mais il est étouffé simultanément, par des inconscients, des grands-parleurs-petits-faiseurs...et des hauts-parleurs, style musique pour ascenseur (pour l'échafaud.)

  • Pierre Desautels - Abonné 24 juin 2017 08 h 18

    Il est moins cinq.


    Un mandat peu reluisant de 2012 à 2014, trois chefs différents en trois ans. Et ce choix des chefs n'a pas été des plus heureux par les membres du PQ, qui doivent en assumer la responsabilité. On peut percevoir maintenant qu'Alexandre Cloutier ou Véronique Hivon auraient été des choix plus rassembleurs que PKP et Jean-François Lisée.

    Le report du congrès a aussi contribué a ce flou dans le programme et les nombreuses volte-face sont les résultats justement d'un manque flagrant de leadership. Les membres du PQ sont divisés sur la convergence avec Québec solidaire et l'obsession du débat sur le port du voile a pris beaucoup trop d'importance, en comparaison avec les préoccupations réelles des Québécois. Un moment donné, il faut en revenir.

    L'opinion des électeurs est très volatile et tout se joue habituellement pendant la campagne électorale, comme on a pu le constater lors des dernières élections provinciales et fédérales. Mais pour le PQ, il est déjà moins cinq.

    • Marc Therrien - Abonné 24 juin 2017 10 h 12

      J'aime votre synthèse.
      Comment le PQ peut-il aspirer actuellement à nous donner confiance qu'il peut diriger un pays alors qu'il peine à gérer ses propres volontés?

      J'appuie avec l'aide d'Antoine de Saint-Exupéry qui pourrait nous redire:
      « un but sans plan est juste un souhait ». Ainsi, quel est le but du PQ? Et son chef actuel est-il vraiment un dirigeant ou un simple consultant?

      Marc Therrien

    • Normand Carrier - Abonné 24 juin 2017 11 h 32

      Le début de la fin et il est moins cinq !!!!! Le PQ a survécu a des annonces funéraires de ses adversaires des centaines de fois dont celles de PET et Jean Chrétien et il a toujours survécu .... D'ailleurs il a déja tombé en troisième place durant queques années et il a surmonté la cote comme toujours .....