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    Catalogne: Puigdemont restera en Belgique «pour l’instant»

    7 décembre 2017 |Agence France-Presse | Europe
    Carles Puigdemont a précisé qu’il n’excluait pas de rentrer dans son pays après les élections régionales du 21 décembre.
    Photo: Emmanuel Dunand Agence France-Presse Carles Puigdemont a précisé qu’il n’excluait pas de rentrer dans son pays après les élections régionales du 21 décembre.

    Bruxelles — Carles Puigdemont, président destitué de la Catalogne, visé par des poursuites judiciaires en Espagne, a annoncé son intention de rester en Belgique « pour l’instant », mercredi, au lendemain du retrait par un juge espagnol du mandat d’arrêt européen qu’examinait la justice belge.

     

    Après ce retrait, « est-ce qu’on peut circuler sans souci dans l’Union européenne ? Pour l’instant, on n’a pas la réponse […], on va rester ici », a déclaré M. Puigdemont lors d’une conférence de presse à Bruxelles au côté des quatre anciens conseillers-ministres catalans exilés comme lui en Belgique le 30 octobre.

     

    Le dirigeant indépendantiste a ensuite précisé qu’il n’excluait pas de rentrer dans son pays après les élections régionales du 21 décembre en Catalogne, mais à certaines conditions.

     

    Il faudrait, a-t-il expliqué, que le vote des Catalans aboutisse à une reconduction du gouvernement séparatiste déchu fin octobre, et que l’État espagnol s’engage à respecter ce résultat électoral.

     

    Alors dans ce cas, « on doit retourner […] mais on doit connaître la réponse », a précisé Carles Puigdemont.

     

    Mardi, la justice espagnole a renoncé à demander à la Belgique l’extradition de M. Puigdemont, candidat aux élections du 21 décembre, préférant attendre qu’il revienne de lui-même en Espagne pour l’arrêter. Cela va clore la procédure ouverte devant la justice belge le mois dernier.

     

    La Cour suprême espagnole a cependant fait savoir que le juge à l’origine de cette décision-surprise maintenait le mandat d’arrêt espagnol visant l’ex-président catalan et ses quatre ex-ministres. Ils risquent donc d’être interpellés s’ils rentrent en Espagne.

     

    Mercredi, devant la presse à Bruxelles, ceux-ci ont expliqué la décision du juge espagnol par la « peur » qu’aurait l’État espagnol du jugement de l’opinion internationale sur cette crise politique, la pire traversée par l’Espagne depuis plus de trente ans.

     

    « Il est évident que l’État espagnol a retiré ce mandat européen parce qu’il a eu peur », a affirmé M. Puigdemont.

     

    Lui et ses ex-ministres ont aussi dénoncé le refus de Madrid d’accepter que le scrutin du 21 décembre se déroule sous l’oeil d’observateurs internationaux.

     

    Selon l’ex-ministre catalane Clara Ponsati, Madrid ne peut actuellement « pas soutenir » le regard de l’étranger. « Il y a eu abus des accords européens, ils devront répondre de cela », a-t-elle aussi déclaré à propos de l’application par l’Espagne du mandat d’arrêt européen.













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