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    Pour sortir de sa bulle cette semaine: le ton monte entre les États-Unis et la Corée du Nord

    12 août 2017 |Jonathan Allard | États-Unis
    Photo: iStock

    Comment sortir de ses propres ornières politiques et médiatiques à l’ère des réseaux sociaux et des algorithmes qui s’adaptent à nos opinions ? Le Devoir vous propose trois textes pour sortir de votre bulle.


    Au menu cette semaine : Donald Trump doit mettre fin à la longue capitulation des États-Unis devant la Corée du Nord; la solution au problème nord-coréen n’est pas militaire; et le tabou nucléaire est grandement surestimé aux États-Unis.

     

    Les textes choisis viennent de la presse américaine et sont donc en anglais.

    Photo: Capture d'écran
     

    La paix par la force

     

    Votre chien jappe et vous lui donnez une gâterie pour le faire taire au lieu de l’ignorer. Alors il jappe de plus belle, ayant compris qu’une autre friandise l’attend, et vous vous empressez de le la lui donner pour ramener le silence. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’« au lieu d’avoir dressé votre chien, c’est lui qui vous a dressé ». C’est la métaphore employée par Jordan Schachtel dans le Conservative Review pour illustrer les vingt dernières années de diplomatie américaine envers la Corée du Nord. Cet ancien de Breitbart accuse les gouvernements précédents d’avoir capitulé devant les Kim, léguant du même coup un défi de taille au président Trump. Schachtel se demande si Donald Trump osera tracer sa propre voie en épousant la doctrine reaganienne de la « paix par la force ».

     

    Extrait : « Due to the 20+ years of misguided capitulation by previous administrations, President Trump has a serious inherited challenge on his hands. Pyongyang is reportedly producing missile-ready nuclear weapons. Will this induce the Trump administration to deliver to North Korea what it wants, continuing to bolster the regime? Or instead, will Trump chart his own path and embrace the time-tested principles of “peace through strength” articulated by President Ronald Reagan? »

     

    Traduction libre : « En raison de plus de 20 ans de capitulation peu judicieuse par les administrations précédentes, le président Trump hérite d’un sérieux. On rapporte que Pyongyang produi des armes nucléaires prêtes à être tirées avec des missiles. Cela incitera-t-il le grouvernement Trump à donné à la Corée du Nord ce qu'elle veut, continuant ainsi de renforcer le régime? Ou plutôt, Trump trace-t-il son propre chemin et adoptera-t-il les principes, qui ont fait leurs preuves, de la “paix par la force”, articulés par le président Ronald Reagan? »

     

    Lisez l’article: « Obama's legacy: a nuclear North Korea. Will Trump channel Reagan? »

    Photo: Capture d'écran
     

    Rhétorique incendiaire

     

    La promesse de « feu et de colère » de Donald Trump envers la Corée du Nord fait écho à l’ultimatum d’Harry Truman adressé au Japon après le bombardement nucléaire d’Hiroshima, nous dit Max Boot dans le magazine Commentary. Le parallèle soulève selon lui des questions inquiétantes sur les intentions du président. Est-il réellement prêt à lancer une guerre préventive contre un État doté de « la bombe » ? De toute façon, « sa rhétorique incendiaire augmente le risque de calcul erroné et, par conséquent, de conflit », indique Boot, qui, de son propre aveu, dormirait mieux la nuit s’il était convaincu que Trump ne croit pas à une solution militaire au conflit.

     

    Extrait : « It may take seven months or seventy years—no one knows. But a failed state lacking in legitimacy cannot last forever. Sooner or later the Korean Peninsula will be unified under a democratic, pro-Western regime in Seoul. In the meantime, the U.S. should not fall prey to fantasies that a “surgical” strike can excise the nuclear threat. »

     

    Traduction libre : « Cela peut prendre sept mois ou soixante-dix ans, personne ne le sait. Mais un État manqué dépourvu de légitimité ne peut pas durer éternellement. Tôt ou tard, la péninsule coréenne sera unifiée sous un régime démocratique et pro-occidental à Séoul. En attendant, les États-Unis ne devraient pas être en proie à des fantasmes qu'une frappe «chirurgicale» peut exciser la menace nucléaire. »

     

    Lisez l’article: « The ‘Fire and Fury’ Can Wait »

    Photo: Capture d'écran
     

    La bombe détabouisée

     

    Les Américains peuvent-ils compter sur le tabou qui enveloppe « la bombe » pour les protéger d’un scénario de guerre nucléaire ? Eh bien non, nous explique Elliot Kaufman dans les pages du National Review. Kaufman s’appuie sur une étude publiée la semaine dernière dans la revue International Security, selon laquelle l’ampleur du tabou nucléaire aux État-Unis a été grandement surestimée. Bref, les Américains ont arrêté de s’en faire et ont appris à aimer la bombe, ironise Kaufman, paraphrasant le titre du Docteur Folamour de Stanley Kubrick. Pour éviter la confrontation nucléaire, les États-Unis aura besoin de tous les autres garde-fous à leur disposition, conclut-il.

     

    Extrait : « In considering the use of nuclear weapons, it turns out, the majority of Americans would prioritize the safety of American troops and the achievement of American war aims, even at the cost of deliberately killing millions of foreign non-combatants. »

     

    Traduction libre : « Pour ce qui est de l'utilisation d’armes nucléaires, il s'avère que la majorité des Américains accorderait la priorité à la sécurité des troupes américaines et à la réalisation des objectifs de guerre américains, même si cela signifie de tuer délibérément de millions de civils étrangers. »

     

    Lisez l’article: « The Nuclear Taboo Is Weaker than You Think »













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