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    Décret migratoire

    Un tribunal d’Hawaï élargit la notion de «famille proche»

    15 juillet 2017 |Agence France-Presse | États-Unis
    Un juge a donné raison à l'État d’Hawaï, estimant que les termes de «famille proche» employés par la Cour suprême ne justifiaient pas l’interprétation restrictive faite par le gouvernement.
    Photo: Rick Bowmer Associated Press Un juge a donné raison à l'État d’Hawaï, estimant que les termes de «famille proche» employés par la Cour suprême ne justifiaient pas l’interprétation restrictive faite par le gouvernement.

    Washington — Un tribunal de l’État américain d’Hawaï a jugé jeudi que, contrairement à ce que prévoit le décret anti-immigration de Donald Trump, les grands-parents, petits-enfants et d’autres membres de la famille de personnes vivant aux États-Unis devaient être autorisés à venir les voir.

     

    La Cour suprême américaine avait autorisé une partie de ce décret controversé à entrer en vigueur le 30 juin dernier.

     

    Il interdit l’entrée aux États-Unis de ressortissants de six pays musulmans (Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen) ainsi qu’aux réfugiés du monde entier, à l’exception de ceux qui peuvent prouver une « relation valable avec une personne ou une entité aux États-Unis ».

     

    Ainsi, quelqu’un venant rendre visite à un membre de sa « famille proche » sera admis. Tout comme le sera un étudiant intégrant une université américaine ou un salarié recruté par une entreprise locale. Ou encore un professeur convié à donner une conférence aux États-Unis.

     

    C’est sur la notion de « famille proche » que ce tribunal fédéral à Hawaï a contesté le décret jeudi. Pour le gouvernement, la famille proche n’inclut que « les parents (y compris les beaux-parents), les époux, enfants, fils ou fille adultes, gendres, belles-filles et membres de la fratrie ».

     

    Jeudi, l’État américain d’Hawaï a demandé à un juge fédéral de clarifier l’étendue de la mesure et de préciser la notion de « famille proche ».

     

    « À Hawaï, la notion de famille proche inclut beaucoup de gens que le gouvernement fédéral a décidé de lui-même d’exclure », a déclaré dans un communiqué le procureur général d’Hawaï, Douglas Chin.

     

    Le juge Derrick Watson lui a donné raison, estimant que les termes de « famille proche » employés par la Cour suprême ne justifiaient pas l’interprétation restrictive faite par le gouvernement. « Le bon sens dicte évidemment que les grands-parents font partie de la famille proche, a écrit le juge dans sa conclusion. En fait, les grands-parents sont le pilier de la famille proche. »

     

    Il a donc ordonné que l’exclusion ne soit pas appliquée « aux grands-parents, petits-enfants, beaux-frères ou belles-soeurs, oncles, tantes, neveux, nièces et cousins de personnes vivant aux États-Unis ».

    Un lobbyiste russo-américain présent à la réunion avec Donald Jr. Washington — Un lobbyiste russo-américain a confirmé vendredi avoir participé à la rencontre de juin 2016 entre le fils aîné et le gendre de Donald Trump et une avocate russe qu’ils croyaient en possession d’informations compromettantes sur Hillary Clinton. La présence au rendez-vous de cette personne, Rinat Akhmetshin, était jusqu’à vendredi inconnue. M. Akhmetshin, dans un courriel à l’AFP, a cependant nié être un ancien agent du contre-espionnage soviétique, comme l’ont rapporté certains médias, bien qu’il ait été soldat soviétique dans une unité de contre-espionnage. « Jamais travaillé pour un service de renseignement. » Il travaille à Washington en tant que lobbyiste, comme en témoignent ses déclarations réglementaires auprès du Sénat. Selon les déclarations à NBC de l’avocat de Donald Trump Jr., Alan Futerfas, le fils Trump ignorait tout du passé du lobbyiste, qu’il croyait être un ami d’Emin Agalarov, chanteur russe qui a servi d’intermédiaire, avec son agent Rob Goldstone, pour la rencontre. Donald Trump Jr., très proche de son père, a reconnu cette semaine avoir volontairement reçu Natalia Veselnitskaya dans l’espoir qu’elle lui transmette des informations du gouvernement russe sur Hillary Clinton.












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