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    États-Unis

    Le démocrate Ossoff devra passer par un deuxième tour

    Il s’agit d’une élection-test pour Donald Trump en Géorgie

    20 avril 2017 | Michael Mathes - Agence France-Presse à Washington | États-Unis
    Jon Ossoff comptait bien profiter de l’impopularité de Donald Trump pour s’emparer de la Géorgie.
    Photo: John Bazemore Associated Press Jon Ossoff comptait bien profiter de l’impopularité de Donald Trump pour s’emparer de la Géorgie.

    Un démocrate inconnu de 30 ans, Jon Ossoff, est arrivé largement en tête dans une législative partielle mardi en Géorgie, une élection considérée par les démocrates comme un premier test de leur résistance contre le président Donald Trump.

     

    Jon Ossoff comptait bien profiter de l’impopularité du président républicain pour s’emparer de cette circonscription du sud-est des États-Unis tenue par les républicains depuis près de 40 ans.

     

    Mais même s’il est arrivé largement en tête, avec 48,1 % des voix, battant loin devant les 17 autres candidats, il a échoué à s’imposer dès le premier tour, faute d’avoir atteint la barre des 50 %.

     

    Son adversaire pour le second tour, le 20 juin, sera la républicaine Karen Handel, ancienne secrétaire d’État de Géorgie, qui a obtenu 19,8 %. Et les républicains seront unis cette fois alors qu’ils étaient une dizaine en lice pour ce premier tour.

     

    Aucun démocrate n’a été élu depuis 1978 dans cette circonscription d’une banlieue blanche, relativement aisée et conservatrice d’Atlanta.

     

    Lutte symbolique

     

    Une victoire finale du démocrate serait un revers très embarrassant pour le président Donald Trump et serait de mauvais augure pour les républicains dans la bataille qui s’annonce pour le contrôle du Congrès avec les élections de mi-mandat en 2018.

     

    « Il ne fait aucun doute qu’il s’agit déjà d’une victoire mémorable », a déclaré le jeune candidat, un réalisateur de documentaires dont la principale expérience professionnelle est d’avoir passé quelques années comme collaborateur d’un élu de la Chambre des représentants.

     

    Conscient du danger, le président s’était impliqué personnellement dans cette élection partielle déclenchée par l’entrée au gouvernement comme ministre de la Santé de Tom Price, le dernier élu local en date.

     

    De nombreux poids lourds démocrates et célébrités ont appuyé publiquement le candidat Ossoff.

     

    « Souvenez-vous de la dernière fois où les gens ne sont pas allés voter. On s’est retrouvés avec Trump, a lancé l’acteur Samuel Lee Jackson dans un spot radio. Nous devons canaliser notre désir de vengeance et notre furieuse colère envers ce gouvernement dans les urnes. »

     

    Financement

     

    Une statistique témoigne de l’engouement extraordinaire pour cette partielle : c’est la onzième élection, pour ce qui est du coût, de l’histoire de la Chambre des représentants, selon l’organisation spécialisée dans le financement électoral, Center for Responsive Politics, alors que la campagne n’a duré que quatre mois.

     

    Si d’ordinaire le candidat démocrate ne récolte que quelques dizaines de milliers de dollars, Jon Ossoff a cette année levé plus de 8 millions de dollars. Les dons sont venus presque entièrement de l’extérieur de la Géorgie.













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