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    Le régime de Pyongyang siphonne les commerces nord-coréens à l’étranger

    13 janvier 2018 | Jean-Frédéric Légaré-Tremblay - Collaborateur à Oulan-Bator | Actualités internationales
    Une large part des profits tirés des restaurants nord-coréens en Mongolie sert à engraisser les coffres de Pyongyang.
    Photo: Giuseppe Cacace Agence France-Presse Une large part des profits tirés des restaurants nord-coréens en Mongolie sert à engraisser les coffres de Pyongyang.

    Les clients qui fréquentent les tables nord-coréennes en Mongolie en sortent souvent avec des factures salées. Bien que les mets défilant sur le menu se comparent à ceux des restaurants sud-coréens qui pullulent à Oulan-Bator, les prix y sont généralement plus élevés. C’est qu’une large part des profits tirés de ces établissements sert à engraisser les coffres de Pyongyang.

     

    Séoul demande d’ailleurs à ses ressortissants d’éviter les adresses nord-coréennes à travers le monde, explique un diplomate sud-coréen à Oulan-Bator.

     

    Dix dollars la bière

     

    Au restaurant Pyongyang, une chaîne présente dans plusieurs pays à travers le monde, il faut débourser 18 000 tugriks (10 $) pour descendre une Taedonggang, une bière nord-coréenne. Du vol en Mongolie. Au restaurant Koryo, même des marques étrangères plus répandues telle la Tiger, une bière singapourienne, sont vendues à un prix similaire.

     

    Autre vache à lait pour Pyongyang : les cliniques , qui mêlent « médecine orientale et méthodes européennes », comme le clament deux vidéos publicitaires diffusées en mongol.

     

    Dans l’une des deux cliniques sises à Oulan-Bator, où des caméras de surveillance épient les moindres gestes à l’extérieur comme à l’intérieur, on exige 25 000 tugriks (12 $) pour une consultation auprès de l’un des cinq médecins nord-coréens. Un montant plus élevé de 10 000 tugriks que pour une visite auprès d’un homologue mongol.

     

    Après une consultation obtenue pour de supposés « problèmes de sommeil et de constipation » dans le cabinet de l’un de ces médecins, reconnaissable au drapeau nord-coréen planté sur son pupitre, l’auteur de ces lignes s’est vu proposer un traitement d’acupuncture, de massages et de drainage au coût de 300 000 tugriks (150 $).

     

    À voir le fort achalandage dans cette clinique neuve et rutilante, les patients mongols ne semblaient pas rebutés par de si costaudes factures.

     

    L’auteur a effectué ce reportage en marge de ses fonctions au CERIUM.













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