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    Le Fatah et le Hamas palestiniens signent un accord de réconciliation

    13 octobre 2017 | Actualités internationales
    Adel Zaanoun - Agence France-Presse au Caire et à Gaza
    Emmanuel Parisse - Agence France-Presse
    Le Hamas et le Fatah ont annoncé leur accord après deux jours de négociations tenues dans le plus grand secret au Caire.
    Photo: Khaled Desouki Agence France-Presse Le Hamas et le Fatah ont annoncé leur accord après deux jours de négociations tenues dans le plus grand secret au Caire.

    Le mouvement islamiste Hamas et son rival palestinien du Fatah ont signé jeudi au Caire un accord de réconciliation destiné à mettre fin à une décennie de déchirements, en se laissant deux mois pour résoudre les problèmes les plus épineux.

     

    Mais Israël a rapidement signifié qu’il ne traiterait pas avec un gouvernement d’unité palestinien si celui-ci ne reconnaissait pas Israël et ne désarmait pas le Hamas.

     

    Une réconciliation avec le Hamas « ne fait que compliquer » la recherche de la paix avec Israël, a estimé le premier ministre Benjamin Nétanyahou.

     

    Le Hamas et le Fatah, encore à couteaux tirés il y a quelques semaines, ont annoncé leur accord après deux jours de négociations tenues dans le plus grand secret au Caire.

     

    L’Autorité palestinienne (AP), entité internationalement reconnue censée préfigurer un État palestinien indépendant, assumera d’ici au 1er décembre « toutes les responsabilités » dans la bande de Gaza, actuellement gouvernée sans partage par le Hamas, ont indiqué les Renseignements égyptiens, qui ont parrainé les négociations.

     

    Les deux camps se donnent jusqu’à cette date pour régler tous leurs différends. Une nouvelle réunion est prévue au Caire le 21 novembre pour discuter de la formation d’un gouvernement d’unité.

     

    Les termes de l’accord ont été divulgués de manière fragmentaire et des questions essentielles semblent rester en suspens.

     

    L’accord a suscité des scènes de joie dans la bande de Gaza, où des milliers de personnes sont descendues dans la rue, certaines chantant des chansons célébrant l’unité palestinienne et distribuant des confiseries.

     

    Dans ce qui serait une manifestation spectaculaire de ce rapprochement, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, devrait se rendre prochainement à Gaza, pour la première fois depuis au moins dix ans.

     

    Autre avancée de la réconciliation, 3000 policiers de l’Autorité vont être déployés dans l’enclave palestinienne.

     

    Les forces de l’Autorité vont reprendre d’ici au 1er novembre le contrôle des points de passage entre Gaza et Israël, selon le chef de la délégation du Fatah, Azzam al-Ahmed.

     

    Le Hamas avait évincé l’Autorité palestinienne et ses forces de sécurité de Gaza en 2007, au prix d’une quasi-guerre civile avec le Fatah.

     

    Des questions aussi cruciales et compliquées que le contrôle de la sécurité à Gaza et le sort des 25 000 hommes du bras armé du Hamas semblent avoir été remises à plus tard.

     

    Évoquant la possibilité que le Hamas reste en charge de la sécurité, M. Abbas avait prévenu qu’il n’accepterait pas « qu’on clone l’expérience du [mouvement chiite] Hezbollah au Liban ».

     

    Le Hamas a signifié de son côté que la question de ses armes n’était pas négociable.

     

    Aucune date n’a par ailleurs été fixée pour la levée des sanctions imposées ces derniers mois par M. Abbas pour faire fléchir le Hamas. Or les conditions de vie à Gaza, encore aggravées par ces mesures, sont un enjeu immédiat de la réconciliation.













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