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    Libération d’une famille canado-américaine détenue par les talibans

    Le Canadien Joshua Boyle, son épouse américaine Caitlan Coleman et deux de leurs enfants étaient apparus en décembre 2016 dans une vidéo des insurgés afghans.
    Photo: Capture d'écran YouTube Le Canadien Joshua Boyle, son épouse américaine Caitlan Coleman et deux de leurs enfants étaient apparus en décembre 2016 dans une vidéo des insurgés afghans.

    Washington — Un Canadien, sa femme américaine et leurs trois enfants nés en captivité sont finalement libres, après avoir été otages pendant plusieurs années d’un groupe lié aux talibans en Afghanistan.

    Des responsables américains ont annoncé jeudi que Joshua Doyle et sa femme Caitlan Coleman avaient été libérés au Pakistan. Le couple avait été kidnappé il y a cinq ans, lors d’un voyage en Afghanistan, et a eu trois enfants pendant sa captivité. Mme Coleman était déjà enceinte au moment de leur enlèvement.

    Le couple et leurs enfants étaient détenus par le réseau Haqqani.

    La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a déclaré par communiqué être « très soulagée » que cette famille ait été libérée et qu’elle soit en sécurité.

    « Joshua, Caitlan, leurs enfants ainsi que les familles Boyle et Coleman ont traversé une terrible épreuve au cours des cinq dernières années, a souligné Mme Freeland. Nous sommes prêts à leur offrir du soutien alors qu’ils entreprennent leur processus de guérison. »

    La ministre précise que le Canada a travaillé avec les gouvernements des États-Unis, de l’Afghanistan et du Pakistan sur ce dossier et les a remerciés pour leurs efforts.

    Le président américain Donald Trump a également commenté la libération de la famille. « Hier (mercredi), le gouvernement des États-Unis, en collaboration avec le gouvernement du Pakistan, a obtenu la libération de la famille Boyle-Coleman qui était en captivité au Pakistan, a-t-il déclaré dans un communiqué. Aujourd’hui, ils sont libres. »

    On ne sait pas où se trouve actuellement la famille et les responsables n’ont pas voulu dire quand elle rentrerait en Amérique du Nord.

    Revirement

    Les États-Unis avaient prévu rapatrier la famille depuis le Pakistan dans un avion américain, mais à la dernière minute, Joshua Boyle a refusé de monter à bord, a indiqué à l’Associated Press un responsable de la sécurité nationale américaine sous le couvert de l’anonymat.

    Un autre responsable américain a déclaré que M. Boyle était nerveux à l’idée d’être mis en « détention » compte tenu de ses antécédents.

    L’homme était auparavant marié à la sœur d’Omar Khadr, ce citoyen canadien qui a été emprisonné pendant 10 ans au camp militaire américain de Guantanamo après avoir été capturé en 2002 lors d’un échange de tirs à proximité d’un camp d’Al-Qaïda en Afghanistan.

    Les responsables ont écarté tout lien entre ce passé et la capture de M. Boyle. Un responsable a décrit cela comme une « horrible coïncidence ».

    Joshua Doyle et Caitlan Coleman ont déclaré aux autorités américaines qu’ils voulaient prendre un vol commercial à destination du Canada, selon le responsable, qui s’est également exprimé sous couvert d’anonymat parce qu’il n’était pas autorisé à discuter publiquement de la situation.

    Les États-Unis ont fréquemment critiqué le Pakistan pour sa tolérance envers le réseau Haqqani. Un responsable de la sécurité nationale américaine a toutefois souligné, sous le couvert de l’anonymat, la collaboration des autorités pakistanaises dans cette affaire.

    Suivis à la trace

    L’armée pakistanaise a expliqué dans un communiqué que les services de renseignement américains suivaient la trace des otages, ce qui leur a permis de savoir que la famille était entrée sur le territoire pakistanais le 11 octobre par le biais des régions tribales le long de la frontière avec l’Afghanistan.

    M. Doyle avait communiqué avec sa belle-famille par Internet le 8 octobre 2012 pour leur dire que sa femme et lui se trouvaient dans une région « non sécuritaire » de l’Afghanistan. Le couple avait ensuite été vu, en 2013, dans deux vidéos dans lesquelles il demandait aux États-Unis de négocier sa libération.

    Les parents de Mme Coleman avaient reçu une lettre d’elle en novembre 2015. Elle leur annonçait alors la naissance de son deuxième enfant en captivité.

    Les États-Unis considèrent le réseau Haqqani comme une organisation terroriste, mais le groupe trempe aussi dans plusieurs activités criminelles. Contrairement au groupe armé État islamique, il n’exécute que très rarement ses otages occidentaux, préférant plutôt obtenir une rançon.













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