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    Kim Jong-un remanie son parti et vante l'arsenal nord-coréen

    10 octobre 2017 |Arnaud Vaulerin - Libération | Actualités internationales
    Le leader du régime nord-coréen, Kim Jong-un
    Photo: STR / KCNA VIA KNS / AFP Le leader du régime nord-coréen, Kim Jong-un

    Kim Jong-un a promu sa soeur cadette et des responsables des programmes balistiques et nucléaires au moment où il se préparerait à un nouvel essai de missile longue portée capable de frapper les États-Unis.


    La Corée du Nord a procédé ce week-end à un grand jeu de chaises musicales quelques heures après que Donald Trump a tweeté, sans plus d’explication, qu’une « seule chose marchera » avec le régime de Pyongyang. Avant l’anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs, mardi, Kim Jong-un a promu sa soeur cadette, Kim Yo-jong, au bureau politique du comité central du Parti des travailleurs. La jeune femme, qui serait âgée de 30 ans, apparaît régulièrement, tout de noir vêtu, aux côtés de Kim Jong-un quand il effectue des visites de terrain.

     

    Au sein du département propagande du Parti, elle a notamment contribué à construire un culte de la personnalité autour de son frère, devenu depuis décembre 2011 le troisième rejeton de la dynastie des Kim. Tous deux sont les enfants de Kim Jong-il et de Ko Yong-hee, morte en 2004. En janvier, Kim Yo-jong a été mise sur la liste noire par les États-Unis pour « graves atteintes aux droits de l’homme ». En février 2011, une télévision sud-coréenne l’avait filmée à Singapour en compagnie de son autre frère, Kim Jong-chol, à un concert d’Eric Clapton.

     

    Le leader nord-coréen a également fait monter en grade plusieurs dirigeants, responsables des derniers faits d’armes du régime. Deux des trois hommes responsables du programme balistique, Kim Jong-sik et Ri Pyong-chol, ont été promus, ainsi que Ri Yong-ho, le ministre des Affaires étrangères. « Je pense qu’il pourrait y avoir un essai de bombe H d’un niveau sans précédent, peut-être au-dessus du Pacifique », avait menacé ce dernier, le mois dernier, en marge de l’assemblée générale des Nations unies. « Il y a un proverbe qui dit que les chiens aboient, la caravane passe, avait déclaré le chef de la diplomatie à New York. S’ils [les Américains] essaient de nous faire peur avec des aboiements, ils sont de toute évidence en plein rêve. »

     

    « Une épée chérie »

     

    Samedi, lors de la réunion du Parti des travailleurs, Kim Jong-un en a profité pour défendre ses programmes militaires, garants de la souveraineté de la Corée du Nord. Évoquant une « situation internationale compliquée », il a promis de poursuivre ses activités balistiques et nucléaires, « une épée chérie ». Ces armes sont un outil « dissuasif puissant qui protège fermement la paix et la sécurité dans la péninsule coréenne et l’Asie du Nord-Est », a déclaré Kim en se référant aux « menaces nucléaires prolongées des impérialistes américains ». Ces trois derniers mois, Pyongyang a procédé à des tirs de missiles balistiques intercontinentaux, a lancé deux engins qui ont survolé le Japon et testé une sixième bombe atomique.

     

    Plusieurs experts avancent que Kim Jong-un, lancé dans une course avec Donald Trump, devrait procéder dans les prochaines semaines à de nouveaux tests pour s’assurer une plus grande maîtrise de la technologie balistique. C’est le message qu’ont délivré des députés russes de retour d’une mission à Pyongyang la semaine dernière. Selon Anton Morozov, membre de la commission parlementaire russe des affaires internationales, cité par l’agence RIA, la Corée du Nord se préparerait à un nouveau tir de missile longue portée. « Ils [les Nord-coréens] nous ont même fourni des calculs mathématiques qui, d’après eux, prouvent que leur missile peut frapper la côte ouest des États-Unis. […] D’après ce que nous avons compris, ils ont l’intention de le faire dans un avenir proche. » Depuis le début de l’année, la Corée du Nord a montré qu’elle avait la maîtrise du calendrier. Et toujours un temps d’avance.













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