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    L’opposition rejette toute «menace militaire étrangère»

    La guerre de mots se poursuit entre le Venezuela et les États-Unis après les propos incendiaires de Trump

    Le gouvernement du président Nicolás Maduro, aux prises avec une vague de manifestations qui a fait 125 morts en 4 mois, a accusé Donald Trump de mettre en péril la paix et la stabilité en Amérique latine.
    Photo: Ronaldo Schemidt Agence France-Presse Le gouvernement du président Nicolás Maduro, aux prises avec une vague de manifestations qui a fait 125 morts en 4 mois, a accusé Donald Trump de mettre en péril la paix et la stabilité en Amérique latine.

    Caracas — L’opposition au président vénézuélien Nicolás Maduro a rejeté dimanche « la menace militaire de toute puissance étrangère », deux jours après les déclarations du président américain, Donald Trump, évoquant une possible « option militaire » pour résoudre la crise dans ce pays.

     

    Dans un communiqué qui ne cite pas nommément M. Trump, la coalition de la Table pour l’unité démocratique (MUD), qui regroupe une trentaine de partis, a rejeté « l’usage de la force ou la menace de l’appliquer, de la part de n’importe quel pays, au Venezuela ».

     

    « Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire », avait lancé vendredi le dirigeant américain, déclenchant la colère non seulement du gouvernement vénézuélien, mais aussi de nombreux pays d’Amérique latine, comme le Brésil, le Mexique ou encore la Colombie.

     

    La déclaration a en effet rappelé de mauvais souvenirs dans la région, où la dernière intervention militaire américaine date de 1989, quand les États-Unis avaient envahi le Panama pour déloger son président, Manuel Noriega.

     

    Le gouvernement du président Nicolás Maduro, aux prises avec une vague de manifestations qui a fait 125 morts en 4 mois, a accusé Donald Trump de mettre en péril la paix et la stabilité en Amérique latine.

     

    La MUD, de son côté, estime dimanche que c’est M. Maduro qui est en train de « transformer le pays en une menace régionale » et de promouvoir une « intervention cubaine », l’île communiste étant l’un de ses principaux alliés.

     

    Elle accuse le dirigeant socialiste d’« isoler » le Venezuela « du reste du monde, surtout de pays frères et voisins qui ont été nos alliés historiques ».

     

    « L’unique chemin vers la paix est le rétablissement de la démocratie. Nous, les Vénézuéliens, exigeons l’organisation d’élections libres à tous les niveaux », a ajouté la coalition.

     

    « Une solution pacifique »

     

    Le président colombien, Juan Manuel Santos, a demandé dimanche au vice-président américain, Mike Pence, en visite en Colombie, d’exclure une intervention militaire des États-Unis au Venezuela, dont le président Donald Trump a évoqué la possibilité.

     

    M. Santos donnait une conférence de presse commune avec M. Pence à Carthagène, dans le nord de la Colombie, après un entretien entre les deux dirigeants.

     

    « J’ai dit au vice-président Pence que la possibilité d’une intervention militaire ne doit pas être envisagée », a déclaré le président colombien.

     

    « Ni la Colombie ni l’Amérique latine — depuis le sud du Rio Grande jusqu’à la Patagonie — ne pourraient être d’accord » avec une telle intervention, a-t-il dit.

     

    En réponse, M. Pence a déclaré que les États-Unis souhaitent « une solution pacifique » de la crise au Venezuela.

     

    Le président Trump « a confiance dans le fait qu’en travaillant avec nos alliés en Amérique latine nous pourrons parvenir à une solution pacifique de la crise que vit le peuple vénézuélien », a dit M. Pence, selon la traduction en espagnol de ses propos par un interprète.













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