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    Venezuela: la Constituante dénonce les «menaces infâmes» de Trump

    L'Assemblée constituante, composée de 545 membres issus du parti au pouvoir de Nicolas Maduro (sur notre photo), est fortement décriée par l'opposition.
    Photo: Ronaldo Schemidt Agence France-Presse L'Assemblée constituante, composée de 545 membres issus du parti au pouvoir de Nicolas Maduro (sur notre photo), est fortement décriée par l'opposition.

    Caracas — L’Assemblée constituante vénézuélienne a apporté samedi son soutien au président socialiste Nicolas Maduro face aux « menaces infâmes » de son homologue américain Donald Trump, qui a évoqué une éventuelle option militaire dans le pays sud-américain en crise.

     

    « Nous rejetons les menaces lâches, insolentes et infâmes » de M. Trump « contre la souveraineté sacrée du Venezuela », a écrit la présidente de la Constituante, Delcy Rodriguez, sur son compte Twitter.

     

    L’Assemblée constituante, de 545 membres — tous issus du parti au pouvoir -, qui a prévu de siéger deux ans, « agira pour accompagner » le président Maduro « dans la défense » du pays, a-t-elle ajouté.

     

    L’installation de cette assemblée polémique, décriée par l’opposition comme une tentative d’instaurer une « dictature communiste », a augmenté la tension dans les relations entre Caracas et Washington, qui n’ont plus d’ambassadeurs respectifs depuis 2010.

     

    « Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire », a lancé vendredi le président américain, lors d’un échange avec des journalistes dans son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il est en vacances.

     

    Des paroles qualifiées d’« acte de folie » par le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, qui a averti qu’en cas d’agression, « nous serons tous au premier rang pour défendre les intérêts et la souveraineté de notre Venezuela bien-aimé ».

     

    Début août, les États-Unis avaient déjà infligé des sanctions directes au président vénézuélien qu’ils ont qualifié de « dictateur », une mesure extrêmement rare.

     

    Le Venezuela est secoué par sa pire crise politique depuis des décennies, avec des manifestations ayant fait 125 morts et des milliers de blessés en quatre mois, mais le président Nicolas Maduro, dont les manifestants exigent le départ, reste pour l’instant sourd aux pressions internationales.













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