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    Le pétrolier «Sanchi» brûle toujours en mer de Chine

    Selon les autorités chinoises, les risques d’une marée noire majeure seraient relativement faibles.
    Photo: Courtoisie / Ministère chinois des Transports Selon les autorités chinoises, les risques d’une marée noire majeure seraient relativement faibles.

    Le pétrolier Sanchi était toujours en flammes en mer de Chine mardi, menaçant d’exploser, tandis que les conditions météo compliquaient les opérations de recherche des marins disparus. Selon les autorités chinoises, les risques d’une marée noire majeure seraient toutefois relativement faibles.

     

    Le pétrolier, qui transportait près d’un million de barils de pétrole brut, brûlait donc pour une troisième journée consécutive, au large des côtes chinoises. Il menaçait d’ailleurs toujours d’exploser, ce qui oblige les navires de secours présents sur les lieux à conserver une distance de près de cinq kilomètres par rapport au bateau en flammes.

     

    Les conditions météorologiques se sont par ailleurs dégradées au cours des dernières heures, des vents forts, des vagues de trois mètres et de la pluie venant compliquer les opérations de recherche des 31 marins toujours portés disparus. Ceux-ci faisaient tous partie de l’équipage du pétrolier appartenant à une entreprise iranienne, mais battant pavillon du Panama.

     
     

    Impacts environnementaux

     

    Selon les informations diffusées mardi par les autorités chinoises, l’accident survenu au cours de la fin de semaine n’aurait toujours pas provoqué de marée noire importante, et ce, même si le Sanchi transportait près d’un million de barils de brut léger.

     

    La grande volatilité des hydrocarbures signifierait en effet que le produit déversé aurait tendance à s’évaporer, ou encore à brûler plutôt qu’à former une nappe de pétrole à la surface de l’eau.

     

    Construit en 2008, le pétrolier de 274 mètres faisait route vers la Corée du Sud avec 136 000 tonnes de pétrole. À titre de comparaison, le pétrolier Prestige, qui a provoqué un désastre environnemental sur les côtes européennes en 2002, avait laissé fuir environ 63 000 tonnes de pétrole, soit moins de la moitié de la quantité que transportait le Sanchi.

     

    L’organisation Greenpeace s’est d’ailleurs déclarée « préoccupée par les potentiels dégâts environnementaux provoqués par le million de barils de pétrole brut à bord ». Si la totalité de la cargaison du pétrolier se déversait dans la mer, cela constituerait une des pires marées noires des dernières décennies.

     

    « Il est très probable que cela va détruire toute vie marine dans une vaste zone », a indiqué à l’Agence France-Presse Wei Xianghua, spécialiste de l’environnement à l’Université Tsinghua à Pékin. Même dans le meilleur des cas, un retour à la normale prendra « longtemps », selon M. Wei.

     

    Avec l’Agence France-Presse













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