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    Comment se forme un ouragan?

    Une dépression tropicale dans l'océan Atlantique, en août 2015
    Photo: NASA / Agence France-Presse Une dépression tropicale dans l'océan Atlantique, en août 2015

    À l’instar de tous les ouragans de l’Atlantique Nord, Harvey, Irma et Jose ont pris naissance au large des côtes de l’Afrique occidentale. Quand les alizés, ces vents chauds venant d’Afrique qui soufflent de l’est vers l’ouest, survolent l’eau chaude de l’Atlantique, ils induisent son évaporation. La vapeur d’eau produite s’élève dans l’atmosphère, et ce, particulièrement dans les zones de dépression. À mesure qu’elle prend de l’altitude, cette vapeur d’eau rencontre de l’air plus froid qui induit sa condensation en fines gouttelettes, lesquelles forment des nuages qui vont produire une perturbation atmosphérique.

     

    Lors de sa condensation, la vapeur d’eau libère sa chaleur qui réchauffe l’air et induit son ascension. Cet air qui continue de monter aspire l’air qui se trouve à la surface de l’eau et autour de la perturbation en formation.
     

     

    Mouvement circulaire

     

    La force de Coriolis engendrée par le mouvement de rotation de la Terre entraîne la masse d’air contenant les nuages et la pluie dans un mouvement circulaire, contraire au sens des aiguilles d’une montre. Ce tourbillon qui présente en son centre une pression atmosphérique plus basse forme un système dépressionnaire, appelé dépression tropicale, qui sera emporté par les alizés vers l’Amérique du Nord.

     

    Si ce système dépressionnaire ne rencontre pas de cisaillements de vent, c’est-à-dire de changements de vitesse et de direction du vent, et qu’il continue de survoler de l’eau très chaude, il continuera de s’intensifier au point de générer des vents d’une vitesse de 63 km/h qui marquent le début d’une tempête tropicale à laquelle on donnera un nom. Puis, lorsque les vents excèdent une vitesse de 117 km/h, la tempête devient un ouragan.


    Cinq catégories 
     

    L’échelle de Saffir-Simpson allant de 1 à 5 permet de classifier les ouragans en fonction de la vitesse de leurs vents et de leur pouvoir de destruction. L’ouragan Harvey qui a dévasté le Texas était de catégorie 4, tandis qu’Irma, avec des vents soufflant à de plus de 250 Km/h, est de catégorie 5. « Des vents atteignant 298 km/h enregistrés mercredi font d’Irma l’ouragan le plus intense jamais observé sur l’océan Atlantique — en excluant la mer des Caraïbes et le Golfe du Mexique — dans toute l’histoire des observations de systèmes tropicaux », souligne Claude Côté, météorologue à Environnement et changement climatique Canada.
     

    LA CLASSIFICATION DES OURAGANS












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