Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Les États-Unis lancent une enquête sur le pic de mortalité chez les baleines noires

    Une baleine noire se nourrit près de la surface au large de Cape Cod, dans le Massachussetts.
    Photo: Center for Coastal Studies via Associated Press Une baleine noire se nourrit près de la surface au large de Cape Cod, dans le Massachussetts.

    Miami — Préoccupé par un pic suspect de mortalité chez les baleines franches de l’Atlantique Nord, au large du Canada et des États-Unis, Washington a ouvert une enquête sur cette espèce déjà sérieusement menacée, a-t-on appris vendredi, se joignant ainsi au Canada, qui mène déjà sa propre enquête.

     

    Également appelées baleines noires ou baleines de Biscaye, ces gigantesques mammifères figurent parmi les espèces de cétacés les plus menacées de disparition. Or 13 spécimens ont été retrouvés morts cette année sur une population de seulement quelque 450 à 500, d’après les experts de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). D’ordinaire, seules 3,8 baleines franches en moyenne sont retrouvées mortes dans les eaux américaines et canadiennes chaque année.

     

    Danger pour l’espèce

     

    Le nombre de spécimens retrouvés morts est « important », a souligné David Gouveia, le chef du programme de surveillance des espèces protégées pour la branche Atlantique de la NOAA, appelant à une réaction urgente.

     

    « La récupération de la [population des] baleines franches est fragile et c’est l’un des défis les plus difficiles dans la protection » des animaux, a-t-il dit à des journalistes lors d’une conférence téléphonique. « Tout facteur influençant leur capacité à survivre est important », a-t-il martelé.

     

    Les baleines sont le plus probablement mortes en se retrouvant coincées dans des filets de pêche ou heurtées par des navires, mais les experts attendent le résultat des nécropsies, dans les prochaines semaines, pour déterminer avec certitude les causes et proposer des solutions.

     

    La NOAA a donc déclaré une situation de « mortalité inhabituelle » (UME), ce qui permet de déclencher une enquête et de débloquer des fonds pour les investigations.

     

    Série de décès

     

    Elle se penche spécifiquement sur une série de cadavres de baleines détectés à partir du 7 juin 2017, avec un premier spécimen retrouvé à l’ouest de l’île-du-Prince-Edouard, dans le golfe du Saint-Laurent. Au total, dix baleines mortes ont été repérées dans les eaux du Canada et deux dans les eaux américaines depuis cette date. Auparavant, un baleineau mort avait été retrouvé en avril dans la baie américaine de Cape Cod.

     

    Face à cette sinistre série, le gouvernement canadien a assuré début août vouloir apporter « toutes les ressources nécessaires » pour protéger les baleines noires. Depuis, les navires empruntant le golfe du Saint-Laurent ont été contraints de réduire de moitié leur vitesse.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.