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    Scandale Volkswagen: deux groupes poursuivent en justice la ministre McKenna

    La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna
    Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna

    Ottawa — Deux groupes environnementaux intentent une poursuite judiciaire contre la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, l’accusant de traîner les pieds dans la controverse entourant les moteurs diesel truqués du fabricant d’automobiles Volkswagen.

     

    La société allemande avait reconnu en mars sa culpabilité aux États-Unis. Elle avait installé un logiciel sur certains de ses véhicules afin de faire croire que leurs émissions polluantes étaient inférieures à ce qu’elles étaient en réalité.

     

    Dans des conditions normales, les émissions d’oxyde de d'azote — qui nuisent à la santé humaine et contribuent au réchauffement climatique — des véhicules étaient 35 fois supérieures au seuil maximum permis par les autorités canadiennes.

     

    Environ 105 000 véhicules trafiqués ont été vendus au Canada. Volkswagen s’est déjà engagé de façon formelle à racheter les véhicules et à dédommager les Canadiens qui en ont acheté ou loué.

     

    Dans une déclaration écrite, Mme McKenna affirme que son ministère poursuit son enquête et prendra des mesures si cela s’avère nécessaire. L’enquête a commencé il y a près de deux ans et deux groupes — Environnemental Defence et l’Association canadienne des médecins pour l’environnement — en ont assez d’attendre ses conclusions.

     

    Les deux organisations veulent contraindre la ministre à lancer une enquête conformément à la Loi sur la protection de l’environnement.

     

    Le directeur général d’Environmental Defence, Tim Gray, soutient que le gouvernement a informé, de façon informelle, son organisation que le ministère n’est pas trop confiant quant à ses possibilités d’agir dans ce dossier.

     

    Si le gouvernement fédéral ne prend aucune mesure lorsqu’on se retrouve devant « une violation des lois environnementales aussi importante », s’il n’agit pas même si l’entreprise a reconnu sa culpabilité aux États-Unis, cela envoie un très mauvais message, croit M. Gray.

     

    « Fondamentalement, on dit que le Canada est un endroit sûr pour émettre sa merde dans l’atmosphère sans qu’on soit puni », a-t-il déploré.

     

    Le Nouveau Parti démocratique souhaite lui aussi que la ministre McKenna s’empresse de porter des accusations contre Volkswagen.

     

    « Quelle est la raison pour laquelle la ministre McKenna n’a pas porté d’accusations ? a demandé le député néodémocrate Brian Masse, porte-parole en matière d’innovation, de sciences et de développement économique, dans un communiqué. Les libéraux disent que la lutte contre les émissions toxiques et les changements climatiques est une priorité, mais ils refusent de demander des comptes à cette entreprise. C’est inacceptable. »













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