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    Science

    La Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique presque achevée

    31 juillet 2017 |Bob Weber - La Presse canadienne | Actualités sur l'environnement
    Annoncée en 2007, la station constituait la pièce maîtresse de la stratégie de l’ex-premier ministre Harper vis-à-vis de l’Arctique.
    Photo: La Presse canadienne Annoncée en 2007, la station constituait la pièce maîtresse de la stratégie de l’ex-premier ministre Harper vis-à-vis de l’Arctique.

    Une décennie plus tard, la Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique (SCREA) est presque achevée et donne déjà accès aux scientifiques à une vaste nouvelle zone de toundra et de glace.

     

    « Nous essayons d’élaborer une vision à long terme, systématique et multidisciplinaire de cette partie du monde, qui est vraiment sous-étudiée », expose David Scott, le président de Savoir polaire Canada, qui exploite le campus de la SCREA.

     

    Figurant au budget fédéral de 2007, la station construite à Cambridge Bay, au Nunavut, constituait la pièce maîtresse de la stratégie de l’ex-premier ministre Stephen Harper vis-à-vis de l’Arctique. Située le long du passage du Nord-Ouest, au coeur de l’Extrême-Arctique, elle a été conçue en tant que base pour les chercheurs face au manque d’infrastructures scientifiques dans la région.

     

    Bien que les travaux se poursuivent encore pour quelques mois, le centre est « en grande partie fonctionnel », selon M. Scott. Des chercheurs travaillent d’ailleurs déjà à la Station, qui en est à sa quatrième saison de prospection.

     

    L’an dernier, des scientifiques canadiens comme étrangers y ont séjourné quelque 900 nuits. « La demande est en croissance », remarque David Scott.

     

    250 millions

     

    La construction de la SCREA, qui peut loger 44 personnes, a coûté 250 millions de dollars et la facture annuelle pour son exploitation s’élèvera à 26,5 millions. Elle comprendra un laboratoire doté d’une grue pour soulever les carcasses d’animaux, un laboratoire tempéré pour étudier la neige et de la glace, de même qu’un laboratoire stérile. Un atelier sera également équipé d’outils pour concasser des roches et de technologie d’imagerie numérique. De l’équipement de camping, des téléphones satellites, de petites embarcations, des bicyclettes et des véhicules tout-terrain y seront également disponibles.

     

    « La moitié de la superficie physique est un espace public, souligne M. Scott. Nous avons pour objectif de faire du partage de connaissances, de l’incubation d’entreprises et des programmes éducatifs pour enfants. »

     

    Il souligne qu’il ne s’agit pas de projets accessoires, car s’intégrer à la communauté leur donnera accès au savoir traditionnel de la population locale et leur permettra de conduire des recherches de classe mondiale.

     

    Les travaux des scientifiques profiteront également aux communautés avoisinantes. Ils se penchent par exemple sur les mouvements de la glace de mer pour mieux conseiller les résidants dans leurs déplacements. Un autre projet consiste à étudier l’omble chevalier, car les aînés signalent que le goût de ce poisson n’est plus le même.

     

    La SCREA s’est déjà jointe au Réseau canadien des opérateurs de recherche nordique, un regroupement de stations scientifiques de l’Arctique financées par les universités, les gouvernements et des fondations.

     

    M. Scott estime que Savoir polaire Canada aide déjà à faire connaître le Réseau sur la scène internationale. « L’ensemble de ce réseau a un énorme potentiel pour le Canada qui est un peu sous-utilisé », croit-il. La Corée du Sud a déjà signé une entente préliminaire pour s’associer avec des chercheurs canadiens.

     

    La SCREA ouvrira officiellement ses portes en octobre.













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