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    Des pompiers des autres provinces arrivent en renfort en Colombie-Britannique

    Au moins 220 brasiers sont actifs dans la province de l’ouest et couvrent plus de 320 kilomètres carrés.
    Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Au moins 220 brasiers sont actifs dans la province de l’ouest et couvrent plus de 320 kilomètres carrés.

    Kamloops, C.-B. — Quelque 300 pompiers d’un peu partout au Canada sont envoyés en renfort en Colombie-Britannique pour combattre les incendies de forêt qui ravagent la province depuis quelques jours.

     

    Des pompiers et du personnel de soutien de l’Alberta, de la Saskatchewan, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick commençaient à arriver lundi pour donner de l’aide et du répit à environ 1000 pompiers de la Colombie-Britannique qui combattent les flammes depuis plusieurs jours.

     

    Au moins 220 brasiers sont actifs dans la province de l’ouest et couvrent plus de 320 kilomètres carrés. Plus de 14000 personnes ont évacué leur résidence, dont environ 1800 habitants de la localité de 100 Mile House qui se sont fait ordonner de quitter les lieux dimanche soir.

     

    La province bénéficie de l’aide des Forces armées canadiennes, qui aident les résidants touchés et transportent en hélicoptère les secouristes et de l’équipement.

     

    Pour l’instant, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), au Québec, ne fournit que de l’équipement : environ 200 motopompes devraient être acheminées cette semaine dans la province sinistrée.

     

    Une quarantaine de pompiers québécois seraient prêts à se rendre en Colombie-Britannique, mais le gouvernement britanno-colombien n’a pas encore fait de demande en ce sens, a indiqué la porte-parole de la SOPFEU, Émilie Bégin.

     

    Au Nouveau-Brunswick, une équipe de 21 pompiers ont quitté leur province pour se rendre en Colombie-Britannique. Le Nouveau-Brunswick fait partie du Centre interservices des feux de forêt du Canada, qui oeuvre à la coordination des services offerts par les diverses provinces lorsque surviennent des situations d’urgence.

     

    Le pompier Julien Bourque, de Rogersville au Nouveau-Brunswick, est allé prêter main-forte à ses collègues d’autres provinces par le passé et il s’attend à travailler intensément dans les prochains jours.

     

    « Chaque feu est différent, ça dépend du temps, parce qu’il y a des temps dans la journée où le feu est plus fort. À ce point-là, on peut se faire évacuer », a-t-il expliqué. « Mais habituellement, [on commence] tôt, ce sont de longues heures, beaucoup de travail », a-t-il ajouté.

    Les forêts de la C.-B. «victimes» d’une protection efficace? Vancouver — La Colombie-Britannique est peut-être ironiquement « victime » des succès qu’elle obtient depuis une centaine d’années pour prévenir de telles catastrophes naturelles, croit Lori Daniels, professeure agrégée d’écologie forestière à l’Université de la Colombie-Britannique. Cette experte explique que les efforts déployés pour prévenir les incendies ont donné au fil du temps des forêts très denses, mais qui abritent aussi beaucoup de bois mort au sol. Avec le temps chaud et sec de cet été en Colombie-Britannique, couplé avec les aléas de la foudre ou de la négligence humaine, les incendies deviennent donc beaucoup plus importants et rapides, soutient-elle. La professeure Daniels précise aussi qu’un insecte, le dendroctone du pin argenté, a favorisé la production de beaucoup de bois mort au sol, ce qui alimente les brasiers. La province devrait d’ailleurs s’atteler à ramasser tout ce bois mort, selon elle. Mme Daniels reconnaît par ailleurs qu’il est difficile de montrer du doigt de façon absolue les changements climatiques, mais elle admet tout de même que les tendances actuelles correspondent aux prévisions formulées il y a 20 ans. Et elle croit que si les prévisions s’avèrent, des conditions qualifiées d’« extrêmes » aujourd’hui deviendront peut-être « moyennes » à l’avenir.












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