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    Pétrolia veut fusionner avec une entreprise de Calgary

    16 mai 2017 | Alexandre Shields - Avec La Presse canadienne | Actualités sur l'environnement
    Les forages du projet Haldimand de Pétrolia sont situés à environ 350 mètres d’un secteur résidentiel de Gaspé.
    Photo: Alexandre Shields Le Devoir Les forages du projet Haldimand de Pétrolia sont situés à environ 350 mètres d’un secteur résidentiel de Gaspé.

    L’entreprise québécoise Pétrolia devrait passer sous le contrôle de la société albertaine Pieridae Energy, qui se spécialise dans le développement de projets de gaz naturel liquéfié. Au terme du processus de fusion annoncé lundi, la nouvelle entité détiendra plusieurs permis d’exploration en Gaspésie.

     

    En vertu d’un accord conclu le 15 mai et qui doit être approuvé par les actionnaires de Pétrolia et de Pieridae, les deux entreprises devraient former une nouvelle structure sous le nom de Pieridae Energy Limited. La nouvelle entreprise maintiendra des bureaux à Calgary, à Québec et à Halifax. Le réel contrôle sera toutefois exercé depuis l’Alberta, puisque les actionnaires de Pieridae détiendront la majorité des actions de la nouvelle entité.

    Selon ce qu’a fait valoir Pétrolia par voie de communiqué, cette nouvelle entité sera surtout spécialisée dans la production et la distribution de gaz naturel liquéfié (GNL). Elle devrait permettre aux actionnaires de Pétrolia, dont Investissement Québec (13 % de l’actionnariat), de « participer à l’industrie du GNL à travers le développement d’une société énergétique pleinement intégrée et permettra une exploitation accélérée des propriétés de Pétrolia tout en offrant un marché à long terme pour toute production gazière ».

     

    Port méthanier

     

    Pieridae concentre actuellement ses activités autour du développement du terminal méthanier Goldboro, en Nouvelle-Écosse. Ce projet doit permettre de liquéfier du gaz naturel exploité notamment aux États-Unis, en vue de son exportation vers l’Europe, l’Amérique du Sud et l’Asie.

     

    Quant à Pétrolia, elle mise sur le développement du projet Bourque, situé à l’est de Murdochville. Celui-ci pourrait renfermer un important potentiel en gaz naturel, mais aussi possiblement en pétrole. Premier actionnaire de l’entreprise, le gouvernement du Québec a d’ailleurs investi plus de 12 millions de dollars dans le projet Bourque. Des forages exploratoires ont déjà été réalisés, dont deux forages horizontaux achevés en 2016.

     

    Pour le moment, le potentiel d’exploitation commerciale d’énergies fossiles reste à préciser. Si le projet de Bourque va de l’avant, il est prévu de construire un gazoduc, puis une usine flottante de liquéfaction de gaz naturel dans la baie de Gaspé, en vue de l’exportation de la ressource.

     

    Pétrole à Gaspé

     

    Le directeur des affaires publiques de Pétrolia, Jean-François Belleau, a d’ailleurs indiqué lundi que la fusion avec Pieridae Energy devrait permettre à l’entreprise québécoise de « continuer le développement » de ses projets, dont le projet Bourque.

     

    Il a aussi précisé que l’entreprise entend conserver ses permis d’exploration pétrolière et gazière, qui recouvrent une bonne partie du territoire de la Gaspésie.

     

    La fusion avec une entreprise surtout spécialisée dans le secteur du gaz naturel ne signifie pas que Pétrolia laisser tomber ou retarde le projet pétrolier Haldimand, a indiqué M. Belleau. Un « test de production » réalisé l’an dernier a permis d’extraire 1200 barils de pétrole, peut-on lire dans le rapport annuel de l’entreprise.

     

    Pour la suite, Pétrolia travaille sur un programme de « stimulation » qui pourrait inclure des opérations de fracturation. Elle n’a toutefois pas précisé d’échéancier. Le hic, c’est que la Ville de Gaspé s’oppose clairement au projet Haldimand.

     

    Anticosti

     

    Par ailleurs, Pétrolia assure que ses actionnaires seront compensés si la compagnie réussit à négocier une sortie de contrat avec le gouvernement Couillard. Celui-ci désire mettre fin à une entente qui prévoyait l’exploration des ressources pétrolières sur l’île d’Anticosti.

     

    « Si jamais il y a un règlement avec le gouvernement sur Anticosti, un paiement là-dessus, les actionnaires de Pétrolia vont bénéficier. Il y aura 50 % de cet argent qui ira aux actionnaires, l’autre 50 % pour continuer à développer nos projets », a affirmé le président du conseil d’administration de Pétrolia, Myron Tétreault, en entrevue à La Presse canadienne.













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