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    Après le «Solar Impulse» dans les airs, l’«Energy Observer» sur les mers

    Le catamaran de 30,5 m de long pour 12,80 m de large est le premier bateau au monde capable de produire son propre hydrogène par électrolyse à partir de l’eau de mer.
    Photo: Damien Meyer Agence France-Presse Le catamaran de 30,5 m de long pour 12,80 m de large est le premier bateau au monde capable de produire son propre hydrogène par électrolyse à partir de l’eau de mer.

    Saint-Malo — Équivalent sur mer de l’avion Solar Impulse, l’Energy Observer, premier navire autonome en énergie, propulsé à l’hydrogène et aux énergies renouvelables, a été présenté vendredi en France avant sa mise à l’eau vendredi prochain.

     

    Le catamaran de 30,5 m de long pour 12,80 m de large est le premier bateau au monde capable de produire son propre hydrogène par électrolyse à partir de l’eau de mer, grâce au couplage des énergies renouvelables, ont expliqué à Saint-Malo (ouest) les porteurs de projet, le navigateur Victorien Erussard, 38 ans, et l’homme d’images Jérôme Delafosse, 45 ans.

     

    « Ce bateau est un smart greed [réseau électrique intelligent] flottant », a résumé Victorien Erussard, qui travaille sur ce projet depuis 2013.

     

    Après une série d’étapes en France jusqu’à la fin de l’année, le navire appareillera pour une « odyssée du futur » de six ans : un tour du monde de 101 étapes sans émission de CO2, avec « pour objectif de partir à la découverte de solutions pour un futur plus propre », a développé Jérôme Delafosse, le chef d’expédition.

     

    Grands moyens

     

    La palette des moyens de production d’énergie embarqués est impressionnante : 130 m2 de panneaux photovoltaïques, 2 éoliennes à axe vertical et une aile de traction intelligente, qui alimenteront deux moteurs électriques convertibles en hydrogénérateurs.

     

    Sur le plan technologique, l’institut de recherche CEA-Liten de Grenoble (centre-est) a développé la pile indispensable pour transformer l’hydrogène en énergie. Ce laboratoire « nous a donné la crédibilité technique et scientifique pour ce projet », a souligné Victorien Erussard.

     

    L’hydrogène est obtenu à partir de l’eau de mer grâce à un électroniseur, après déssalinisation. Il est ensuite stocké et utilisable en cas d’une production insuffisante provenant des équipements d’énergie renouvelable du bateau.

     

    L’hydrogène contient jusqu’à trois fois plus d’énergie par unité de masse que le gazole et 2,5 fois plus que le gaz naturel. De plus, sa combustion ne rejette ni CO2 ni particules fines. 













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