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    Scott Pruitt réfute l’impact du CO2 sur le climat

    Les prétentions du patron de l’EPA vont à l’encontre du consensus scientifique

    Le patron de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis, Scott Pruitt
    Photo: Melissa Philip Associated Press Le patron de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis, Scott Pruitt

    Les émissions croissantes de dioxyde de carbone (CO2) imputables à l’activité humaine ne constituent pas le moteur des bouleversements climatiques. C’est du moins ce qu’a prétendu jeudi le patron de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis, Scott Pruitt. Une affirmation qui va à l’encontre du consensus scientifique mondial.

     

    M. Pruitt, un homme qui a longtemps travaillé étroitement avec l’industrie des énergies fossiles, a ainsi soutenu en entrevue que le rôle de l’activité humaine dans le réchauffement global était difficile à déterminer, de même que l’apport du CO2 à cette crise environnementale sans précédent.

     

    « Je pense que mesurer avec précision [l’impact de] l’activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile et il existe un immense désaccord sur le degré de cet impact. Donc non, je ne serais pas d’accord pour dire qu’il s’agit d’un contributeur important au réchauffement climatique », a-t-il déclaré sur les ondes de la chaîne américaine CNBC.

     

    Science formelle

     

    Le hic, c’est que la science climatique est formelle : la dépendance de l’humanité aux énergies fossiles est bel et bien à l’origine d’une croissance marquée des émissions de CO2, qui à leur tour alimentent le réchauffement du climat de la planète, et ce, à une vitesse sans précédent.

     

    Dans un rapport publié en 2013, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) avait statué, avec 95 % de certitude, que les activités humaines constituent la cause dominante du réchauffement observé depuis la moitié du XXe siècle.

     

    Globalement, quelque 97 % des scientifiques dans le monde s’accordent à conclure que la combustion de pétrole, de gaz naturel et de charbon a largement contribué à la forte montée des températures depuis le début de l’ère industrielle et à la fonte accélérée des glaces arctiques.

     

    L’ancien président américain Barack Obama avait lui-même reconnu que la crise climatique était provoquée par l’activité humaine. Il avait aussi amené les États-Unis à ratifier l’Accord de Paris sur le climat.

     

    Mauvais accord

     

    Depuis l’arrivée de Donald Trump, le vent a toutefois tourné à Washington. La nomination de Scott Pruitt avait d’ailleurs soulevé de vives critiques. Il faut dire que l’ancien ministre de la Justice de l’Oklahoma est surtout connu comme un homme qui a pris la défense de l’industrie des énergies fossiles à plusieurs reprises, notamment pour militer directement contre la réglementation environnementale imposée par l’agence qu’il dirige aujourd’hui.

     

    En entrevue jeudi, il a par ailleurs dénoncé le « mauvais Accord » de Paris sur le climat. « L’Accord de Paris aurait dû être géré comme un traité, il aurait dû passer par une validation au Sénat. C’est inquiétant », a-t-il déploré.

     

    L’entourage du président Donald Trump serait très divisé en ce qui concerne l’opportunité pour les États-Unis de se retirer de cet accord phare, a récemment rapporté le New York Times, avançant qu’une décision pourrait être annoncée très prochainement.













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