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    Vos finances

    La gestion active s’installe chez les FNB

    Les fonds négociés en Bourse (FNB) ne se limitent plus à reproduire un portefeuille ou un indice. Ils s’ouvrent peu à peu à une approche plus stratégique ayant pour but non pas de reproduire, mais plutôt de surpasser la performance d’un secteur ou d’un indice de référence. En ces temps de volatilité…

     

    Les FNB à gestion active sont toujours plus nombreux. En nombre, ils peuvent compter aujourd’hui pour le quart de l’industrie canadienne des FNB, pour 15 % selon l’actif sous gestion. Leur approche se veut plus défensive, l’accent étant mis sur la protection du rendement contre la volatilité, une particularité que l’on retrouve aussi chez les « hedge funds », ou fonds dits alternatifs, qui se nourrissent généralement de cette volatilité.

     

    Les experts consultés par le magazine spécialisé Conseiller retiennent toutefois que le nombre de stratégies non traditionnelles reste plus limité dans les FNB. Les plus gros selon la taille de l’actif sous gestion se retrouvent chez les FNB sectoriels, puis ceux à faible volatilité et de dividende. L’on ajoute que la majorité des gros vendeurs entraient dans la catégorie des options d’achat couvertes (« covered call »), suivie loin derrière par les matières premières et encore plus loin par les infrastructures, les devises et les FNB à bêta intelligent.

     

    Règle générale, l’investisseur qui se lance dans les FNB à gestion active désire un risque moindre, un rendement plus important, un revenu élevé ou encore une niche ou une approche précise. Mais il reste que, pour nombre de professionnels en services financiers, les FNB indiciels permettent d’avoir des rendements à long terme plus prévisibles que ceux à gestion active. Et les frais plus élevés de ces derniers viennent nuire à leur rendement à long terme.

     

    Selon les manufacturiers et la stratégie appliquée, les frais peuvent varier de 0,3 à 0,8 % en gestion active, un écart passant du simple au double par rapport à un FNB indiciel comparable. Les coûts peuvent même être multipliés par cinq chez les FNB à bêta intelligent ou à faible volatilité et par dix dans la catégorie des titres à revenu fixe. Un différentiel que le gestionnaire de fonds va vouloir justifier par un rendement potentiellement accru, rappelle Conseiller.

     

    FNB à faible volatilité

     

    Mais au-delà des coûts… les FNB à faible volatilité, entrant dans une famille plus large dite de produits à bêta intelligent, se sont imposés ces dernières années. Résumé simplement, le coefficient bêta mesure la sensibilité d’un titre aux fluctuations du marché. On parle ici de véhicules ciblant des facteurs ou indices spécifiques, conçus pour offrir une meilleure protection contre les pertes tout en participant à la croissance des marchés. La volatilité est gérée grâce au bêta, à l’écart-type et aux corrélations, dans le but d’atténuer l’impact des grands événements de marché, a-t-il déjà été écrit.

     

    BMO Gestion d’actifs s’est inspirée des données historiques pour souligner que les fonds à faible volatilité peuvent capter, bon an mal an, entre 70 et 90 % de la hausse de l’indice de référence, mais entre 35 et 60 % de la baisse. À plus long terme, « les titres moins volatils ou plus défensifs obtiennent un meilleur rendement que l’ensemble du marché puisque leur valeur baisse souvent moins pendant les périodes de correction et qu’elle augmente tout de même pendant les périodes haussières ». Aussi, le rendement fluctue beaucoup moins, ajoutait l’institution.

     

    (À noter que les FNB de dividendes peuvent aussi jouer ce rôle à moins de frais, offrant une protection en cas de baisse tout en produisant un revenu plus élevé et plus avantageux sur le plan fiscal en misant sur des entreprises stables et en pleine maturité.)

     

    Et l’éternel débat entre l’indiciel ou gestion passive et la gestion active persiste, faussé par ce long cycle haussier en Bourse. L’agence de notation Moody’s jetait son dévolu sur cette première famille dans une note de décembre. Frais de gestion pris en compte, la performance de la gestion active a continué à décevoir, a résumé l’agence new-yorkaise. Les marchés boursiers vont bien et les indices de référence performent. Aussi, les autorités réglementaires ajoutent à la pression sur la structure de rémunération des intermédiaires et mettent l’accent sur la transparence. Résultat : le déplacement de l’épargne vers les produits à gestion passive et indicielle, à moindres frais, s’accélère, écrivait l’agence.

     

    La piètre performance des « hedge funds » est également venue ajouter à la conjoncture favorable à l’indiciel. Toujours selon Conseiller, la performance moyenne de ces fonds alternatifs a été de 5,5 % l’an dernier, selon l’indice composé HFRI, contre un rendement de 11,9 % (incluant les dividendes) pour l’indice S & P 500.

     

    L’indice HFRI a fait moins bien que le S & P 500 au cours des six dernières années.













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