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    Emploi: un guichet unique pour les immigrants

    Québec s’engage à mieux reconnaître les diplômes des nouveaux arrivants

    13 octobre 2017 | Caroline Plante - La Presse canadienne à Québec | Emploi
    Actuellement, un professionnel agréé qui désire obtenir un permis d’exercice au Québec y parvient au bout d’environ trois ans.
    Photo: iStock Actuellement, un professionnel agréé qui désire obtenir un permis d’exercice au Québec y parvient au bout d’environ trois ans.

    Le gouvernement Couillard, les 46 ordres professionnels du Québec et les établissements d’enseignement et de santé s’engagent à faciliter le parcours des immigrants qui sont à la recherche d’emplois à la hauteur de leurs compétences.

     

    Ils ont convenu, au sortir d’une grande rencontre jeudi, de mettre la main à la pâte afin de mieux reconnaître les compétences des professionnels formés à l’étranger.

     

    Cela passera entre autres par la création d’un guichet unique, qui regroupera sous une même adresse l’information nécessaire pour assister les candidats dans leurs démarches ; le renforcement de la francisation technique et de l’accompagnement scolaire ; le partage des meilleures pratiques dans l’évaluation des demandes d’admission, et la sensibilisation des employeurs afin d’améliorer leur appréciation des candidatures de personnes immigrantes.

     

    On ciblera également des emplois de transition, qui permettront aux immigrants de maintenir leurs compétences, en attendant de décrocher un emploi dit « de plein potentiel ».

     

    « On ne peut pas se permettre de laisser des talents de côté ; on a besoin de recruter des talents au Québec, a déclaré le premier ministre Philippe Couillard, qui participait également à l’événement. C’est un enjeu de la plus haute importance pour le Québec. »

     

    Trop souvent, les professionnels formés à l’étranger qui s’installent dans la province deviennent des « tragédies humaines », a-t-il ajouté.

     

    Actuellement, selon les données du gouvernement, un professionnel agréé qui désire obtenir un permis d’exercice au Québec y parvient au bout d’environ trois ans.

     

    Le délai est encore plus long pour les candidats possédant une formation qui ne se trouve pas sur une liste agréée, ou une formation connexe. On parle d’environ cinq ans pour ces derniers.

     

    Plusieurs candidats finissent par abandonner. Le Conseil interprofessionnel du Québec estime qu’environ la moitié des candidats ayant obtenu une reconnaissance partielle d’équivalence abandonneront le processus avant d’avoir en mains leur permis d’exercice.

     

    « Aujourd’hui, c’est un premier pas qui est non négligeable, a indiqué la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée. C’est la première fois qu’on avait autour d’une même table tous les acteurs qui ont un rôle à jouer dans la reconnaissance des compétences des professionnels. »

     

    Pourtant, l’enjeu était tout aussi réel il y a dix ans, lorsque le premier ministre Jean Charest avait conclu un accord avec la France, accélérant la reconnaissance des diplômes.

     

    En ce moment même, plus de 1000 infirmières formées hors Canada sont en attente de places pour réaliser leur programme d’intégration professionnelle, alors que le réseau de la santé a des besoins urgents en matière de main-d’oeuvre, a illustré la présidente de l’Ordre des infirmières, Lucie Tremblay.













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