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    Boeing sous un déluge de critiques

    Une campagne de promotion a fait sursauter des Canadiens

    Boeing indique dans son message qu’il emploie 2000 personnes au Canada, soit loin des 7000 salariés de Bombardier aux États-Unis.
    Photo: Jeff Gritchen Associated Press Boeing indique dans son message qu’il emploie 2000 personnes au Canada, soit loin des 7000 salariés de Bombardier aux États-Unis.

    Le constructeur d’avions américain Boeing s’est attiré les foudres des Canadiens sur les réseaux sociaux mercredi à la suite d’une opération de charme vantant son engagement au Canada alors qu’il s’attaque depuis plusieurs mois au constructeur Bombardier.

     

    « Boeing est engagé au Canada », tel est le slogan de la campagne de publicité lancée la veille au moment où le constructeur a obtenu du gouvernement Trump d’imposer des pénalités financières à Bombardier pour l’empêcher de vendre ses avions CSeries sur le marché américain.

     

    « C’est une plaisanterie, n’est-ce pas ? » a réagi un internaute sur Twitter, car « avec ce que vous faites à Bombardier, vous n’êtes pas engagé au Canada ». Dans sa vidéo, Boeing vante les emplois et l’impact économique liés à ses investissements sur le sol canadien. « Si tel était le cas, cette vidéo ne serait pas nécessaire », a écrit un autre utilisateur de Twitter.

     

    Boeing indique dans son message qu’il emploie 2000 personnes au Canada, soit loin des 7000 salariés de Bombardier aux États-Unis.

     

    La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, rappelant que de nombreux autres emplois américains dépendent des activités de Bombardier aux États-Unis, avait déjà critiqué la décision de Boeing d’attaquer le manufacturier canadien. Fin septembre, Mme Freeland avait notamment accusé Boeing de vouloir « détruire » le secteur aérospatial canadien.

     

    Boeing accuse Bombardier d’avoir vendu à perte 75 avions CSeries à la compagnie américaine Delta Air Lines. Suivant la plainte de Boeing, le gouvernement Trump a imposé des droits compensatoires de 220 % sur les avions CS100 et CS300 et une taxe antidumping de 80 % sur ces mêmes avions.













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