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    Difficile de ne pas se disputer parfois lorsqu’on a autant d’échanges, dit François-Philippe Champagne

    Le ministre canadien du Commerce international, François-Philippe Champagne, souligne l’importance de rappeler les liens économiques étroits qui unissent le Canada aux États-Unis. 
    Photo: Sylvie-Ann Paré CORIM Le ministre canadien du Commerce international, François-Philippe Champagne, souligne l’importance de rappeler les liens économiques étroits qui unissent le Canada aux États-Unis. 

    Sans désarmer contre les tactiques employées par l’américaine Boeing contre les avions de la CSeries du fabricant québécois Bombardier, le ministre canadien du Commerce international, François-Philippe Champagne, rappelle qu’avec l’ampleur « exceptionnelle » des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, il risque toujours de survenir ce genre de conflit de temps à autre.

     

    « Avec deux milliards d’échanges commerciaux par jour, il y en aura toujours », a déclaré le ministre, vendredi, lors d’une conférence devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), alors qu’il parlait de la « dispute commerciale » qui a opposé cette semaine le Canada et les États-Unis dans le domaine de l’aéronautique. « On en a eu dans le secteur du lait. On en a eu dans le secteur du bois… Il y en aura toujours, par définition ».

     

    Aux journalistes qui lui ont demandé, après sa conférence, si la réaction canadienne à la décision des autorités américaines, à la suite de la plainte de Boeing, d’imposer des tarifs compensateurs de 220 % contre les nouveaux avions de Bombardier ne versait pas à son tour dans le discours protectionniste, François-Philippe Champagne a répondu que « chaque fois que nous avons une dispute commerciale [avec les États-Unis], il faut prendre un pas de recul et se rappeler que […] notre relation commerciale est quand même une relation exceptionnelle ».

     

    Il n’en a pas moins répété que, dans cette affaire, Boeing « ne s’est pas montré comme un partenaire fiable » du Canada et que, par conséquent, son gouvernement allait « envisager toutes les options » en ce qui a trait notamment à l’achat d’avions de chasse ou à tout autre contrat éventuel avec la compagnie américaine. « Et croyez-moi, il y en a, des options. »

     

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    Ce conflit rappelle, selon lui, l’importance de rappeler les liens économiques étroits qui unissent les deux pays et de maintenir un dialogue constant avec les élus américains au moment où le Canada, les États-Unis et le Mexique sont en pleine renégociation de leur Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), mais à l’heure aussi où le nouveau gouvernement du président Trump tient un discours ouvertement nationaliste et protectionniste.

     

    Il montre bien aussi l’urgence de développer de nouveaux marchés d’exportation. L’entrée en vigueur, la semaine dernière, de l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Union européenne constitue une étape majeure dans cette voie. On explore aussi de plus en plus activement le moyen de resserrer les liens du Canada avec les économies asiatiques en forte croissance. On explore notamment la possibilité de lancer des négociations de libre-échange avec la Chine, le Japon, l’Inde et les pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE).













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