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    L’UE a « le vent en poupe », Juncker à l’offensive

    14 septembre 2017 | Marine Laouchez - Agence France-Presse à Strasbourg | Actualités économiques
    Le mandat de Jean-Claude Juncker se termine à l’automne 2019.
    Photo: Patrick Hertzog Agence France-Presse Le mandat de Jean-Claude Juncker se termine à l’automne 2019.

    Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, de retour à l’offensive, a dévoilé mercredi à Strasbourg un programme ambitieux et sa vision de l’avenir d’une Union qui a « de nouveau le vent en poupe ».

     

    Le patron de l’exécutif européen a voulu laisser derrière la « crise existentielle » de l’Union européenne qu’il évoquait un an plus tôt, dans le sillage des crises économiques et migratoires, du référendum sur le Brexit, de la multiplication des attaques terroristes et de la montée de l’euroscepticisme.

     

    « L’Europe a de nouveau le vent en poupe. Nous avons désormais une conjoncture idéale, mais celle-ci ne restera pas éternellement présente », a lancé le Luxembourgeois lors de son discours annuel sur l’état de l’Union devant les députés européens réunis à Strasbourg. De fait, la croissance s’installe dans les 28 pays de l’UE, le chômage recule, les flux migratoires paraissent maîtrisés.

     

    Malgré trois premières années de mandat marquées par de la gestion de crise, la Commission a déjà présenté « 80 % des propositions promises en début de mandat », a revendiqué M. Juncker. Il se donne 16 mois pour mener à bien ses projets, alors que son mandat se termine à l’automne 2019.

     

    Pour lui, la construction d’une Europe plus forte et plus unie passe par le renforcement de sa force de frappe commerciale tout en proposant un cadre européen sur le contrôle des investissements étrangers. Une réponse aux inquiétudes sur les acquisitions chinoises immédiatement saluée par l’Allemagne, la France et l’Italie, qui applaudissent « une étape majeure pour assurer une concurrence loyale et équitable en Europe ».

     

    Au moment où s’ouvre sa dernière année pleine à la tête de la Commission, Jean-Claude Juncker, vétéran de la politique européenne, s’est offert une tribune sur la refonte des institutions. Il a appuyé l’idée d’un superministre européen des Finances et de l’Économie. L’euro, pour le chef de l’exécutif européen, a pour destin, à terme, d’être adopté par la quasi-totalité des États membres.

     

    Il a aussi proposé de fusionner son poste avec celui du président du Conseil européen, qui regroupe les 28 dirigeants de l’UE, afin de rendre le paysage européen « plus lisible ».

     

    Le discours de mercredi a marqué la volonté de M. Juncker de tourner la page du Brexit. « Nous avancerons parce que le Brexit n’est pas l’avenir de l’Europe », a-t-il martelé, dans une brève évocation du retrait britannique, après plus d’une heure de discours. Et de prévoir un sommet à 27 dès le lendemain de la date du départ, prévu le 30 mars 2019, en Roumanie.













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