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    Des idées, une vision

    Les robots de Heyday à votre service

    Les quatre cofondateurs de Heyday: David Bordeleau, Steve Desjarlais, Étienne Mérineau et Hugues Rousseau
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les quatre cofondateurs de Heyday: David Bordeleau, Steve Desjarlais, Étienne Mérineau et Hugues Rousseau

    Le Québec regorge d’entrepreneurs passionnés qui tentent de mettre à profit une idée ou un concept novateur. Chaque semaine, Le Devoir vous emmène à la rencontre de gens visionnaires, dont les ambitions pourraient transformer votre quotidien. Aujourd’hui, une équipe hors norme grâce à qui les conversations avec un robot pourraient être plus humaines que jamais.


    Dans le monde de la publicité, Étienne Mérineau était ce qu’on appelle un « créatif ». Celui qui conçoit des offensives publicitaires en tous genres, l’idéateur des projets. En 2016, lorsqu’il a senti qu’il était « mûr » pour l’entrepreneuriat, il a donc fait ce qu’il a eu l’habitude de faire pendant des années : miser sur son idée.

     

    « J’étais un peu kamikaze, lance-t-il sans détour. Je me suis lancé dans le vide, sans équipe. »

     

    Son idée, c’était de créer une entreprise spécialisée dans les chatbots, ces robots conversationnels qui permettent aux entreprises et aux clients d’interagir entre eux de manière plus directe. Et lorsqu’en 2016, il a constaté que Facebook ouvrait sa plateforme Messenger à cette nouvelle technologie, il a sauté sur l’occasion.

     

    « Il existe plusieurs plateformes pour interpeller les clients, mais les compagnies poussent un message. Il n’y a pas de rétroaction, explique-t-il. Pour la première fois, avec un chatbot, elles peuvent diffuser un message de masse, mais personnalisé, et établir une relation bidirectionnelle. »

     

    « Quand j’ai vu ça, ajoute-t-il, je me suis dit que c’était une potentielle mine d’or. »



    Le coup de foudre

     

    Étienne fonde Heyday et décroche ses premiers contrats sans avoir de plateforme technologique solide. Au même moment, trois spécialistes du développement de logiciels et de jeux vidéo décident de quitter leurs postes de direction pour créer un chatbot consacré aux finances personnelles.

     

    Les quatre entrepreneurs font connaissance par hasard et décident finalement d’unir leurs forces au sein de Heyday. Étienne, dans la vingtaine, sera le spécialiste du contenu, et les trois autres, qui ont plus de 40 ans, se chargeront du volet technologique.

     

    « Ç’a été un coup de foudre, se rappelle David Bordeleau, un des cofondateurs. On se complétait tellement bien ! »

     

    Votre « ami virtuel »

     

    Ce quatuor développe aujourd’hui un logiciel conversationnel qui automatise les interactions entre une marque et un consommateur, principalement sur la plateforme Messenger. En allant sur la page Facebook d’une compagnie qui utilise l’« ami virtuel » de Heyday, vous pourriez, par exemple, lui écrire pour effectuer une réservation, obtenir une recette ou acheter le produit qui vous convient.

     

    Le chatbot est conçu pour reconnaître le langage naturel et vous guider, à la manière d’un véritable être humain. Le système a une « intelligence » limitée, c’est-à-dire qu’il peut adapter ses réponses selon les questions, à condition que les demandes soient liées à son champ d’expertise.

     

    Les robots développés par l’entreprise montréalaise peuvent interagir avec vous grâce à Messenger ou à la messagerie texte. Ils peuvent aussi être intégrés à des assistants personnels, comme Alexa ou Google Home, et répondre à des commandes vocales.


    Robots d’avenir

     

    Les chatbots en sont encore à leurs premiers pas, mais leur avenir semble prometteur. Facebook rapporte plus de 100 000 robots conversationnels actifs sur Messenger et, selon un sondage réalisé par la firme Oracle, 80 % des entreprises comptent en avoir un d’ici 2020.

     

    Ils peuvent être utiles pour les entreprises du secteur de la vente, mais aussi pour les compagnies d’assurance, les banques ou même les hôpitaux.


    En privilégiant la messagerie et les commandes vocales, les chatbots épousent les méthodes de communication les plus naturelles, souligne David. « De plus en plus, on va vivre dans un monde sans interface. Internet va devenir l’oxygène de la société. Invisible, mais présent partout », renchérit Étienne.

     

    Pour le moment, Heyday a obtenu une poignée de contrats, mais prévoit en signer plusieurs autres d’ici la fin de l’année, y compris avec d’importantes entreprises québécoises. Parce qu’à la différence des autres joueurs sur le marché canadien ou américain, l’entreprise peut configurer ses robots pour qu’ils comprennent l’anglais, le français international, mais aussi le français québécois.

     

    L’objectif, insiste Étienne Mérineau, est d’offrir une expérience personnalisée, sans friction. « Notre ambition, c’est de bonifier l’expérience humaine. »
     













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