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    Les exportations profitent à Hydro-Québec

    La société a pu compter sur l’ouverture du marché vers le Massachusetts

    9 septembre 2017 |Julien Arsenault - La Presse canadienne | Actualités économiques
    Les exportations nettes d’électricité à l’extérieur du Québec ont bondi de 40%.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les exportations nettes d’électricité à l’extérieur du Québec ont bondi de 40%.

    Une forte hausse des exportations d’électricité a stimulé les profits d’Hydro-Québec, qui, cette année, a pu compter sur l’une de ses principales interconnexions vers la Nouvelle-Angleterre.

     

    La société d’État a dévoilé vendredi un bénéfice net de 359 millions au deuxième trimestre, en hausse de 17 % par rapport à 306 millions à la même période l’an dernier. Cette performance s’explique en grande partie par les exportations nettes d’électricité à l’extérieur du Québec qui ont bondi de 40 %, ou 101 millions, pour s’établir à 347 millions.

     

    « Cette année, nous avons pu compter sur l’ouverture du marché vers le Massachusetts pendant le deuxième trimestre », a souligné la chef de la direction financière d’Hydro-Québec, Lise Croteau, au cours d’une conférence téléphonique. L’an dernier, en raison de travaux majeurs, la société d’État n’avait pu compter sur sa ligne reliant les postes Radisson, dans le nord du Québec, et Sandy Pond, à Ayer, dans l’État du Massachusetts. Cela avait alors grandement contribué à un recul de 58 millions de ses revenus d’exportation. Les travaux sur cette interconnexion visant à remplacer de l’équipement installé en 1990 ont été terminés deux semaines avant l’échéancier prévu.

     

    Pour la période de trois mois terminée le 30 juin, le chiffre d’affaires d’Hydro-Québec s’est établi à 2,9 milliards, en progression de 3,2 % par rapport au deuxième trimestre de l’exercice précédent. Grâce à ses instruments de couverture, Hydro-Québec a obtenu un prix moyen de 4,7 ¢ du kilowattheure sur les marchés, alors que le prix moyen était d’environ 3,8 ¢ le kilowattheure, a précisé Mme Croteau.

     

    Au total, les volumes d’exportations nettes à l’extérieur de la province ont été de 7,4 térawattheures (TWh), en progression d’environ 1 TWh sur un an. La demande hors Québec semble au rendez-vous depuis le début de l’année, étant donné qu’Hydro-Québec a exporté un volume record de 17, 5 TWh. Les revenus tirés des ventes d’électricité à l’extérieur se sont chiffrés à 840 millions, en hausse de 3,3 %. La deuxième moitié de l’exercice financier en cours devrait continuer d’être caractérisée par de forts volumes d’exportation, a indiqué Mme Croteau.

     

    Au cours du deuxième trimestre, les ventes d’électricité ont fléchi de 47 millions par rapport à la même période en 2016 étant donné que les températures se sont avérées moins froides en avril. « C’est quand même important, a dit Mme Croteau. En avril, les températures ont été légèrement supérieures aux normales, alors qu’au même moment en 2016, nous étions trois degrés sous les normales. On parle d’un effet température [qui a un impact négatif] de 1 TWh. »

     

    À mi-chemin dans son année financière, les profits de la société d’État sont demeurés stables, à 1,9 milliard, alors que ses revenus sont passés de 7,12 milliards à 7,16 milliards.

     

    En août dernier, Hydro-Québec avait demandé à la Régie de l’énergie le droit d’augmenter ses tarifs d’électricité de 1,1 % à compter du 1er avril 2018 pour tous ses clients résidentiels et la majorité de ses clients d’affaires.


    Après le Massachusetts, New York Après le Massachusetts en juillet, Hydro-Québec se tourne vers l’État de New York dans l’espoir de sécuriser ses exportations en décrochant un contrat d’approvisionnement à long terme. La société d’État a répondu vendredi à l’appel de propositions de la New York Power Authority (NYPA) — qui prévoit l’achat d’au moins 1 térawattheure — en déposant deux scénarios qui ratissent large. Dans un premier temps, Hydro-Québec propose d’ajouter 80 mégawatts de capacité à son interconnexion de Cedar Rapids, située en Montérégie, ce qui lui permettrait de fournir au total 0,7 térawattheure. Cette option nécessiterait des investissements d’une quinzaine de millions de dollars. Il serait possible d’acheminer de l’hydroélectricité vers New York à compter de mars 2021. Mais puisque la NYPA a lancé un appel de propositions plutôt qu’un appel d’offres, il se pourrait que les autorités new-yorkaises en viennent à la conclusion qu’une quantité beaucoup plus importante d’électricité est nécessaire. Par rapport à son niveau de 1990, l’État s’est notamment fixé l’objectif de réduire de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.












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