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    Une nouvelle monnaie virtuelle démarre en trombe

    Plus d’un demi-million d’Impak Coin ont trouvé preneur en l’espace d’une journée

    Paul Allard
    Photo: Facebook / Impak Finance Québec Paul Allard

    La nouvelle cryptomonnaie à impact social créée à Montréal et offerte au grand public depuis lundi a connu un départ fulgurant. Lors de la première journée de prévente, plus de 600 000 Impak Coin ont trouvé preneur.

     

    La monnaie virtuelle lancée par Impak Finance, la première à recevoir l’aval des autorités canadiennes en valeurs mobilières, n’a pas mis de temps à attirer les foules. En près de six heures, plus d’un demi-million d’Impak Coin avaient été vendus, ce qui correspond au premier objectif que s’était fixé son idéateur, Paul Allard.

     

    En tenant compte du rabais offert aux premiers acheteurs, Impak finance a pu amasser plus de 585 000 $ en 24 heures.

     

    L’Impak Coin est une nouvelle cryptomonnaie entièrement destinée à l’économie d’impact, un marché en croissance dont la taille pourrait atteindre entre 400 et 1000 milliards de dollars américains en 2020, selon le Forum économique mondial.

     

    Les définitions varient, mais ce secteur inclut généralement les entreprises qui se distinguent par leur impact social ou environnemental.

     

    « Avec l’Impak Coin, on veut faire en sorte que l’argent des utilisateurs soit un catalyseur de changement et de transformation de notre économie, vers une économie durable », résume M. Allard.

     

    La suite au printemps

     

    En achetant des Impak Coin d’ici le 20 septembre, un particulier finance le développement de la plateforme permettant de dépenser sa cryptomonnaie dans quelques mois. Si tout se déroule comme prévu, une application mobile disponible à partir du printemps prochain lui permettra d’effectuer des transactions dans près de 500 commerces et entreprises canadiennes reconnus pour leur impact social.

     

    « Il pourra acheter une course de Téo Taxi, aller chercher des légumes dans les Fermes Lufa ou encore acheter du miel chez Alvéole », résume M. Allard, le président d’Impak Finance.

     

    Comme la prévente qui a débuté lundi permet de financer les étapes à venir, le particulier qui souhaite acheter des Impak Coin est prévenu qu’il s’agit d’un « placement risqué », et qu’il pourrait « perdre tout l’argent investi ».

     

    Créer des ponts

     

    L’Impak Coin et la technologie qui l’entoure sont actuellement développés au Canada, mais des partenariats sont signés ou sur le point de l’être dans plusieurs autres pays, afin de permettre aux détenteurs d’utiliser la monnaie virtuelle aux quatre coins de la planète.

     

    Le but n’est pas de remplacer les devises nationales, précise Paul Allard, mais bien d’unifier l’écosystème de l’économie d’impact grâce à cette nouvelle monnaie virtuelle.

     

    « Notre rêve ultime, c’est que l’Impak Coin devienne la devise thématique du développement durable, qui fera un pont entre les différentes communautés d’économie d’impact à travers le monde. »

     

    « Notre gros défi est d’atteindre une masse critique, admet-il. Plus il y aura de marchands qui accepteront l’Impak Coin, plus y aura d’adhérents, et ainsi de suite. »

     

    Les entreprises accréditées, dont le nombre devrait croître avec le temps, seront sélectionnées par un comité mis sur pied par Impak finance. Il ne suffira pas de montrer une image verte, comme le font plusieurs grandes multinationales, précise M. Allard.

     

    Intervenir dans l’économie réelle

     

    En dépensant sa cryptomonnaie chez un commerçant accrédité, un particulier recevra une remise de 5 % en Impak Coin par tranche de 100 $. Le cofondateur d’Impak finance espère ainsi encourager l’intervention dans l’économie réelle.

     

    « Aujourd’hui, les banques canadiennes investissent 60 % de leurs liquidités dans l’économie financière. C’est hallucinant, affirme-t-il. On veut donc mettre à l’oeuvre les centaines et les milliers de personnes, partout à travers le monde, qui veulent avoir un moyen de dépenser leur 100 $ ou leur 1000 $ au bon endroit, là où ça va faire une différence. »

     

    Éviter la spéculation

     

    Comme le Bitcoin, la monnaie virtuelle la plus connue d’entre toutes, l’Impak Coin s’appuie sur la technologie décentralisée du « blockchain », ce qui permet d’effectuer des transactions sans passer par un intermédiaire.

     

    Pour éviter la spéculation et la volatilité souvent associées aux cryptomonnaies, la valeur de l’Impak Coin, qui sera au départ de 1 $ canadien, sera cependant revue chaque trimestre, selon l’offre et la demande.

     

    Paul Allard explique que cette monnaie virtuelle devrait offrir un rendement intéressant avec la croissance de l’engouement pour l’investissement d’impact à travers le monde, mais que ses détenteurs doivent d’abord et avant tout croire en l’objectif qu’elle vise.

     

    En plus de l’Impak Coin, Impak finance compte par ailleurs lancer en 2019 une banque entièrement consacrée à l’économie d’impact, qui permettra de financer des projets de plus grande envergure.













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