Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous
    Marchés boursiers

    Wall Street en panne de volatilité

    L’inflation demeure problématique pour la Réserve fédérale américaine

    Le changement de régime monétaire de la Réserve fédérale des États-Unis n’alimente pas l’émotivité des investisseurs boursiers.
    Photo: Drew Angerer / Getty Images / Agence France-Presse Le changement de régime monétaire de la Réserve fédérale des États-Unis n’alimente pas l’émotivité des investisseurs boursiers.

    Wall Street est d’un calme désarmant. Si la tendance se maintient, 2017 sera l’année boursière la moins volatile à New York depuis 1964.

     

    La Réserve fédérale (Fed) a commandé trois hausses des taux directeurs en huit mois et a prévenu de l’amorce imminente du dégonflement de son bilan. Rien n’y fait. Le changement de régime monétaire n’alimente pas l’émotivité des investisseurs boursiers. Depuis le début de 2017, l’indice baromètre S&P 500 n’a connu que deux séances de baisse de 1 % ou plus, nous rappelle Associated Press. La progression ayant poussé le marché à un degré de cherté jamais vu depuis l’éclatement de la bulle des titres technologiques, en 2001, se fait sans trop d’oscillation. Si Wall Street maintient ce schème d’ici la fin de l’année, 2017 sera l’année boursière la moins volatile à New York depuis 1964.

     

    L’agence nous rappelle qu’au cours des derniers cinquante ans, le S&P 500 a connu, en moyenne, 26 jours de repli de 1 % et plus durant une année.

     

    Cette absence de vague se vérifie pleinement sur le VIX. L’indice de volatilité du S&P 500 a terminé la séance de lundi à 9,88 points. Depuis le début de l’année, il a touché un sommet à 15,96. Cet indice évolue généralement entre 10 et 30 points. Au-dessus de 30, nous entrons en territoire émotif. L’émotivité prend alors le dessus sur le rationnel.

     

    Il a touché un sommet légèrement au-dessus des 20 points en 2016, des 28 points en 2015. En 2008, au moment de la crise, le VIX dépassait momentanément les 80 points. Il touchait les 55 points l’année suivante, les 34 points en 2010 et les 43 points en 2011.

     

    Les analystes expliquent ce peu de volatilité par le gradualisme du resserrement monétaire, par le ton du discours de la Fed demeurant accommodant, la progression des profits des entreprises, les croissances économiques mieux synchronisées et par la faiblesse de l’inflation. Cette poussée anémique des prix devrait, d’ailleurs, inciter la banque centrale américaine à jouer la carte du délestage d’actifs dans son bilan et à laisser ses taux directeurs au niveau actuel à court terme, a déclaré James Bullard, président de la Fed de Saint-Louis, selon un texte de l’agence Reuters.

     

    L’indice de prix de référence de la Fed, hors alimentation et énergie, se situe présentement à 1,5 %, loin de la cible de 2 % de la banque. James Bullard estime que même si le taux de chômage, à 4,3 %, tombait à 3 %, cet indicateur d’inflation toucherait 1,8 %. Et il ne s’attend pas à ce que l’économie américaine dépasse sa croissance tendancielle annuelle.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.