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    Commerce interprovincial

    Ottawa et les provinces dévoilent le nouvel accord de libre-échange

    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

    Après deux ans et demi de négociations, Ottawa et les provinces ont dévoilé vendredi les modalités de l’Accord de libre-échange canadien (ALEC), qui élargit pour les entreprises québécoises l’accès à certains marchés publics dans le reste du pays — notamment dans le créneau de l’énergie —, mais se garde pour l’instant de relaxer les règles sur le commerce des alcools entre les provinces.

     

    L’ALEC, qui remplacera l’Accord sur le commerce intérieur en vigueur depuis 1995, vise notamment à harmoniser la réglementation, stimuler les échanges interprovinciaux et faciliter la mobilité de la main-d’oeuvre. Mais il établit aussi des règles pancanadiennes cohérentes avec celles déjà prévues par l’Accord économique et commercial global (AECG), qui permettra le libre-échange avec l’Europe.

     

    Aux dires du ministre du Développement économique fédéral, Navdeep Bains, le nouvel accord permettra aux sociétés de « vendre leurs biens et services au pays plus facilement et à moindre coût »,tandis que les gens pourront « profiter d’un plus grand choix et à payer moins cher ce qu’ils achètent ».

    20 %
    Proportion du produit intérieur brut (PIB) accaparée par le commerce intérieur. Cela correspond à 385 milliards de dollars par année.
     

    Présente lors de l’annonce à Toronto, la vice-première ministre Lise Thériault a indiqué qu’« un important volet de ce nouveau partenariat canadien sera consacré à l’élimination des différences réglementaires injustifiées » qui sont « trop souvent un frein à l’expansion des PME à l’extérieur du marché québécois ».

     

    Selon le gouvernement fédéral, le commerce intérieur représente 20 % du produit intérieur brut, soit 385 milliards par année. Les échanges entre le Québec et les autres provinces totalisent environ 71 milliards par année, selon le gouvernement québécois.

     

    Exceptions

     

    Le document comporte de nombreuses exceptions. Au nombre de celles inscrites par le Québec figurent certains contrats passés par Hydro-Québec et « les services intégrés d’ingénierie pour les projets de constructions clés en main d’infrastructures de transport ».

     

    Outre les boissons alcoolisées, sur lesquelles un comité de travail fera des recommandations d’ici juillet 2018, le secteur financier a lui aussi été laissé de côté pour l’instant, les ministres indiquant que ce sujet « aurait pu ajouter une autre année » aux pourparlers.

     

    Extrêmement favorable à l’accord, le milieu des affaires s’est montré unanime dans sa réaction vendredi. La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) a dit que la métropole se trouvait en position de force pour tirer profit de nouvelles occasions d’affaires dans les marchés publics des autres provinces. La CCMM a mentionné que « les entreprises de la métropole ont développé une expertise dans plusieurs des secteurs nouvellement assujettis à l’ALEC tels que l’ingénierie, l’architecture ainsi que les services de publicité et de relations publiques ».

     

    « Montréal est d’ailleurs le premier pôle d’expertise en infrastructure au Canada grâce à ses grandes firmes de génie et à ses universités », a affirmé le président de la CCMM, Michel Leblanc. Le Conseil du patronat du Québec a lui aussi salué l’accord, mais souhaite que la reconnaissance des compétences interprovinciales « demeure améliorée de manière continue ».

     

    L’ALEC prévoit par ailleurs une « table de conciliation et de coopération » portant sur la réglementation de manière à aplanir des irritants au commerce entre les provinces. Entre autres, celle-ci pourrait se pencher sur les règles du camionnage, la certification des aliments et les normes dans la construction.


    20 %
    Proportion du produit intérieur brut (PIB) accaparée par le commerce intérieur. Cela correspond à 385 milliards de dollars par année.












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