Investissements étrangers records à Montréal

Montréal international mise notamment sur la main-d’œuvre qualifiée de la métropole.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Montréal international mise notamment sur la main-d’œuvre qualifiée de la métropole.

Les investissements directs étrangers dans la métropole ont atteint un niveau record de 1,35 milliard en 2016, selon les données publiées mercredi par Montréal international, et l’organisme affirme que le carnet des investissements en voie de ficelage est déjà bien garni.

 

Montréal international, qui surveille de près l’effet Trump et l’impact du Brexit pour attirer des sociétés souhaitant explorer d’autres lieux d’affaires, affirme que la hausse de 35 % par rapport à 2015 est attribuable en bonne partie aux investissements en provenance des États-Unis, ce que l’organisme dit être lié à une « présence accrue de démarcheurs » au sud de la frontière.

 

De manière concrète, le marché américain avait représenté des investissements de 300 millions en 2015. Ce chiffre a grimpé à 600 millions l’an dernier après que l’organisme eut ajouté deux personnes dédiées aux États-Unis.

 

Amazon en tête

 

Trente-neuf sociétés appuyées par l’organisme ont investi au cours de l’année. Les entreprises n’ont pas l’habitude de révéler les sommes en jeu, mais la direction de Montréal international signale que le plus gros projet a été celui d’Amazon Web Services. Le centre de données annoncé en décembre 2016 deviendra le cinquième de l’entreprise en Amérique du Nord, et la compagnie avait indiqué que le coût de l’électricité figurait au nombre des facteurs importants.

 

Le deuxième projet en importance est celui d’ON Entertainment, un spécialiste de l’animation basé en France. La compagnie a annoncé en septembre dernier la création de 300 emplois sur trois ans pour créer son premier studio nord-américain.

 

L’autre grosse année a été celle de 2012, marquée par de grands projets chez Ubisoft et Ericsson, qui avaient compté pour la moitié des investissements de 1,28 milliard.

 

Investissements potentiels

 

Selon le président-directeur général de Montréal international, Hubert Bolduc, des investissements de 3,5 milliards se trouvent à diverses étapes du processus pouvant mener à une réalisation. « Le pipeline de projets est rempli à bloc,a-t-il dit. Ça ne veut pas dire que ça va se concrétiser, mais quand le pipeline est bien garni, normalement la conversion se fait. »

 

Montréal international mise notamment sur le Brexit pour attirer des firmes de jeux vidéo, et sur l’effet Trump. La région métropolitaine bénéficie de l’Accord de libre-échange nord-américain en plus de l’accord de libre-échange avec l’Europe, sans compter un bassin de savoir notable en raison des quatre campus et des institutions affiliées.

 

« Nous sommes d’avis que l’élection de M. Trump constitue un atout, en ce sens que des organisations vont penser à se délocaliser, a dit M. Bolduc. Même chose pour le Brexit : 40 % des studios de jeux vidéo à Londres songent à se relocaliser à l’issue du Brexit. Dans nos équipes, il y a des gens qui vont aller à Londres bientôt pour les convaincre de venir à Montréal. »

 

La moitié (52 %) des montants investis en 2016 l’a été dans la haute technologie, comparativement à 15 % dans l’aérospatiale et 11 % dans l’agroalimentaire. Quant à la provenance géographique, les États-Unis ont fourni le gros de l’effort, avec 46 %. Suivent la France (17 %), le Royaume-Uni (12 %), la Suède (4 %), la Corée du Sud (4 %), l’Autriche (4 %), les autres provinces canadiennes (4 %) et les autres pays (9 %).

 

Montréal international est un organisme qui reçoit à la fois des fonds publics (9,4 millions en 2016) et privés (2 millions).

Provenance des investissements

États-Unis 46 %

France 17 %

Royaume-Uni 12 %

Suède 4 %

Corée du Sud 4 %

Autriche 4 %

Canada hors Québec 4 %

Autres 9 %

Secteurs les plus importants

Technologie de l’information 51,7 %

Aérospatiale 15,1 %

Agroalimentaire 10,7 %

Sciences de la vie et santé 6,8 %

Énergie 4,7 %

Automobile 4,2 %

Services d’affaires 2,7 %

Pétrochimie et plasturgie 2,2 %

Finance 1,5 %

Textiles et vêtements 0,4 %
3 commentaires
  • Pierre Robineault - Abonné 19 avril 2017 18 h 25

    Et?

    Et dans quels domaines investissent-ils? Énergie fossile, or de Malartic, ... ?

  • Claude Gélinas - Abonné 20 avril 2017 09 h 49

    Investissement immobilier !

    Et quand est-il dans l'immobilier notamment dans l'achat des condos ? Montréal vivra-t-elle la même surchauffe que Toronto et Vancouver ?

  • Denis Paquette - Abonné 20 avril 2017 10 h 23

    enfin quand nous connaissons comment lepouvoir fonctionne on comprend tout

    c'est sur que le Québec est un des plus beaux paradis fiscaux, 50% de notre population est illettrée et avec des richesse immenses, combien pensez-vous que les anglais ont pompés au Quebec depuis les plaines d'Abraham, et avec les accords de notre cher clergé qui y trouve son profit,ne pensez-vous pas que Rome n'aurait pu faire en sorte que le Québec devienne independant, mais quelle intéret en avait-ils , lors de la période s patriotes c'est en chair qu'ils ont menacés les patrioted d'excommunication et ils ne se sont jamais excusés depuis