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    Politique-fiction, peurs réelles

    Photo: ICI Radio-Canada

    Les États-Unis ont quitté l’OTAN. Les vannes pétrolières de l’Arabie saoudite sont à sec. En réaction aux changements climatiques, la Norvège met alors un frein à sa production de pétrole. L’Europe réplique et force une invasion de la Russie en territoire norvégien alors qu’un commando russe procède à l’enlèvement du premier ministre. Les citoyens devront faire un choix : la collaboration ou la résistance.

     

    Si la prémisse d’Envahis peut fort bien représenter les alertes nouvelles que vous auriez manquées durant vos vacances, il s’agit plutôt de la nouvelle création originale du maître incontesté du polar norvégien, Jo Nesbø. Nul besoin d’être passionné de politique pour accrocher à l’intrigue : la série traite aussi des petits compromis moraux que les citoyens doivent faire, et de la façon dont le tout se découle à l’échelle nationale. « En Norvège, tout le monde se dit fils d’un ancien résistant. Or, en 1940, quand l’Allemagne a envahi notre pays, la plupart des gens ont baissé la tête », raconte Jo Nesbø à Télérama. Une observation générale de la nature humaine sous pression, et tout particulièrement sous la pression du terrorisme.

     

    La Russie s’est grandement offusquée de la série, allant jusqu’à faire craindre qu’elle fournisse de nouveaux arguments dans la guerre de propagande de Poutine contre l’Occident. Fait intéressant, le tournage s’est entrepris au moment où la Russie a annexé la Crimée. En jouant sur des peurs bien réelles, on nous offre l’une des grandes séries géopolitiques des dernières années.

    Envahis
    ICI Radio-Canada, samedi à 23 h












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