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    Klô Pelgag et Daniel Bélanger dominent les nominations de l’ADISQ

    Une belle année de propositions singulières et méritoires, tous genres inclus

    14 septembre 2017 |Sylvain Cormier | Musique
    Klô Pelgag est en lice onze fois. Cinq nominations pour elle, six pour ceux et celles qui ont travaillé avec elle.
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Klô Pelgag est en lice onze fois. Cinq nominations pour elle, six pour ceux et celles qui ont travaillé avec elle.

    On dira : bien sûr, c’est comme les Beatles, il suffit que Daniel Bélanger sorte un album et hop ! Nominations, trophées, veau, vache, cochon, couvée. Y en a que pour lui, trop bon depuis trop longtemps, c’est injuste à la fin. Eh ! L’album Palomas’avère un grand cru Bélanger, en plus. Onze fois le Félix sera à sa portée lors des trois galas de l’ADISQ, à la fin octobre (l’industriel, le complémentaire « premier gala », et la grande bringue radio-canadienne du dimanche 26). Neuf fois en son nom propre (« choix de la critique » autant qu'« auteur ou compositeur de l’année »…), deux fois pour ses collaborateurs.
     

    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Daniel Bélanger
    Cela dit, Klô Pelgag est en lice onze fois itou. Cinq nominations pour elle, six pour ceux et celles qui ont travaillé avec elle. C’est remarquable et significatif : notre industrie de la chanson et du spectacle fait autant de place en 2017 à un vétéran exceptionnel qu’à une jeune artiste vraiment extraordinaire. On ne jouera pas au choc des générations, puisque le message envoyé est, au contraire, inclusif. On ne fera pas de guéguerre entre les genres non plus, il n’y a pas de grands ignorés au sommet : la chanson chansonnière d’un Patrice Michaud et le hip-hop d’Alaclair Ensemble jouent à pareil volume, six chances de victoire de chaque côté. Vedette populaire célébrée (Céline Dion), groupe génial de folk indie naviguant presque volontairement sous le radar (Avec pas d’casque), c’est quatre nominations partout.

     

    Propositions singulières

     

    On constate donc, à la lumière des choix dévoilés mercredi : c’est l’année des propositions singulières et méritoires. Pourraient monter trois fois au podium les 2Frères, Alex Nevsky, les Soeurs Boulay, Peter Peter, Safia Nolin. Au cumul des « nominations artistiques », « nominations industrielles décernées à l’artiste » et « nominations industrielles en lien avec l’artiste ou le projet artistique », Antoine Corriveau, Richard Séguin, le groupe Chocolat, Lisa LeBlanc et le regretté Leonard Cohen sont pas mal kif-kif. Et fort différents les uns des autres : c’est l’aspect réjouissant de cette donne.

     

    À une ou deux nominations, il y a évidemment foule. Comme d’habitude, en fait. Le nombre de catégories y contribue : un peu tout le monde y trouve son compte. Ça dit tout de même que le choix est vaste, et la diversité de l’offre encore et toujours admirable dans notre petit marché. La chanson pop minimaliste d’un Philippe B, les interprétations jazzy d’une Andrea Lindsay, les aventures psych-folk du trio acadien Les Hay Babies, je cherche les omis, les ostracisés, et n’en trouve point, au premier survol.

     

    On distingue bien dans quelques catégories des associations incongrues, c’est presque inévitable : parfois, on se dit qu’il faudrait une catégorie par artiste. Céline Dion et Valérie Carpentier dans le même lot « adulte contemporain » que Luc de Larochellière et Catherine Durand, vraiment ? Samuele et Les Hay Babies chez les « alternatifs » ? Ne chipotons pas trop. La découpe de la carte électorale a rarement été aussi équitable.













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