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    Musique classique

    Le chef Andrei Feher ouvre la saison des Violons du Roy

    13 septembre 2017 |Christophe Huss | Musique
    Le programme Terre des hommes concocté par Andrei Feher pour Les Violons du Roy, inspiré du thème d’Expo 67, «évoque le rapport de l’être humain à la nature et à la culture».
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le programme Terre des hommes concocté par Andrei Feher pour Les Violons du Roy, inspiré du thème d’Expo 67, «évoque le rapport de l’être humain à la nature et à la culture».

    Le chef d’orchestre montréalais d’origine roumaine Andrei Feher, 26 ans, fera cette semaine ses débuts à la tête des Violons du Roy, dont il lancera la saison 2017-2018 jeudi au Palais Montcalm de Québec, puis vendredi à la salle Bourgie à Montréal.

     

    Le programme Terre des hommes concocté par Andrei Feher, inspiré du thème d’Expo 67, « évoque le rapport de l’être humain à la nature et à la culture », selon la description qu’en font Les Violons du Roy. Il regroupe des oeuvres de Nino Rota, Pierre Mercure, Edward Elgar, Yannick Plamondon, Morton Gould et Ludwig van Beethoven. Chacune de ces oeuvres sera une première pour le chef, et quatre des six entrent au répertoire de l’orchestre.

     

    « Le programme n’est pas forcément à l’image attendue des Violons, mais c’est très bien de sortir des sentiers battus et je ne peux pas faire des débuts avec un ensemble de ce calibre-là avec un répertoire qu’il connaît mieux que moi ! » dit au Devoir le lucide Andrei Feher.

     

    Directeur musical à 26 ans

     

    Depuis que Le Devoir a dressé, il y a 18 mois, le portrait de ce jeune musicien formé par Raffi Armenian au Conservatoire de musique de Montréal, Andrei Feher a été nommé directeur musical de l’Orchestre symphonique de Kitchener-Waterloo. Ce poste lui est attribué pour quatre ans à compter d’août 2018.

     

    Andrei Feher fait ainsi partie, aux côtés de Jordan de Souza et Nicolas Ellis, d’une génération bénie de jeunes chefs formés au Québec que Le Devoir est bien déterminé à suivre. Parmi ses grandes expériences de ces derniers mois, outre sa nomination, en avril, à Kitchener-Waterloo, Feher cite également des invitations à l’Orchestre de chambre de Lausanne et à l’Opéra de Lausanne.

     

    Le chef ne regrette pas d’avoir choisi d’habiter à Paris, après y avoir été pendant deux ans l’assistant de Paavo Järvi. « Je l’ai voulu pour développer mes oreilles et mes horizons et pour rencontrer tout le monde afin de me donner un éventail d’options et de choix pour la suite des choses », dit-il.

     

    En ce qui concerne la saison à venir, après sa semaine avec les Violons du Roy, Andrei Feher est impatient de faire ses débuts à l’Orchestre de la radio roumaine à Bucarest, son pays d’origine. « C’est une drôle de sensation de retourner là-bas. J’espère que nous pourrons développer une relation à long terme », avoue-t-il avec une certaine fébrilité. Il piaffe aussi à l’idée de retourner à Kitchener pour son premier concert de directeur musical désigné : ce sera le 3 novembre, avec un programme Wagner et Brahms.

     

    Ironiquement, Andrei Feher se retrouvera à la Cité de la musique de Paris le même jour que Yannick Nézet-Séguin et le Metropolitain. Le 2 décembre en matinée, il sera à la tête de l’Orchestre national d’Île-de-France pour la création française de La chasse-galerie de Simon Bertrand lors d’un concert jeune public intitulé Au pays du caribou. En France, les images de cartes postales s’inculquent tôt !













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