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    Vitrine musique

    Bleu soleil, Charles-Antoine Gosselin

    21 avril 2017 |Sylvain Cormier | Musique

    Mon premier critère : un album doit tenir la route, ou alors dérouter, mais au moins m’accompagner, le long du chemin vers la ville. Ce n’est pas arrivé avec Bleu soleil, le premier album de Charles-Antoine Gosselin depuis la ronde des concours et depuis son groupe anglo, Harvest Breed. Ce n’était pas l’intention, faut croire : ici, tout seul chez moi, le bleu soleil par la fenêtre, ça va. Un contact s’établit. Ténu. Fragile. C’est tout délicatement que Gosselin tente de me rejoindre, presque à corps défendant, surrurant, ne poussant la note qu’en falsetto. « Un jour peut-être / Je sortirai de ma tête / Pour voir le monde autour », écrit-il dans Les vieilles habitudes. Les as musiciens Philippe Brault, José Major et Andre Papanicolaou épousent les crescendos lents et languissants, que viennent amplifier les cuivres de Jérôme Dupuis et de Renaud Gratton. « Il m’en aura fallu du temps », chante Gosselin. Il m’en faudra aussi, pour apprivoiser ce disque d’intérieur et d’intériorité.

     

    Écoutez L’espoir est un lit froid

    Bleu soleil
    ★★★
    Charles-Antoine Gosselin, Indépendant












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