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    Journée J’achète un livre québécois

    «Bonheur d’occasion» entre officiellement au Patrimoine

    12 août 2017 |Catherine Lalonde | Livres
    Nous voyons une maison de la rue Saint-Augustin dans le quartier Saint-Henri à Montréal. Cette maison est décrite dans le roman «Bonheur d'occasion» de Gabrielle Roy.
    Photo: Bibliothèque et Archives nationales du Québec Nous voyons une maison de la rue Saint-Augustin dans le quartier Saint-Henri à Montréal. Cette maison est décrite dans le roman «Bonheur d'occasion» de Gabrielle Roy.

    Si le roman d’apprentissage de Gabrielle Roy Bonheur d’occasion est depuis longtemps jugé lecture québécoise essentielle, le voilà désormais officiellement part du patrimoine. Pour souligner la journée « Le 12 août, j’achète un livre québécois », le ministre de la Culture et des Communications Luc Fortin a désigné la parution de ce livre, par les défuntes éditions Pascal en juin 1945, comme événement historique en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. M. Fortin avait fait de même l’an dernier, à pareille date, pour L’avalée des avalés (1966), et entend poursuivre cette initiative jusqu’à la tradition, dans la mesure du possible, comme l’a précisé au Devoir l’attaché de presse du ministre, Karl Filion.

     

    Succès immédiat

     

    Les ambitions, rêves, travaux, amours et malheurs de Florentine Lacasse charmeront dès la sortie du livre lecteurs et critiques. Le roman, le premier de la Franco-Manitobaine Gabrielle Roy, obtiendra, entre autres, le prix du Gouverneur général du Canada 1947, « et devient, au cours de la même année, le premier roman québécois et canadien à recevoir le prestigieux prix Femina, comme le rappelle la vignette du Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Bonheur d’occasion est traduit dans plusieurs langues, et sa version anglaise, The Tin Flute, est nommée le livre du mois de mai de 1947 par la Literary Guild of America (club du livre américain). Le roman devient aussi un succès de librairie aux États-Unis et au Canada anglais. »

     

    « La parution de ce roman a contribué à renouveler la littérature québécoise, puisque le propos, s’éloignant des valeurs rurales attachées au passé, marque le début d’une littérature plus urbaine en marche vers la modernité », a déclaré, par voie de communiqué, le ministre Fortin.

     

    Un pied dans la modernité

     

    En portant un regard réaliste sur la ville et en plaçant le narrateur au coeur de celle-ci, Gabrielle Roy contribue avec Bonheur d’occasion à renouveler le genre romanesque québécois, jusqu’alors d’inspiration plutôt rurale et idéaliste, poursuit l’analyse du répertoire du patrimoine. « La parution de ce grand roman urbain où l’on décrit les conditions de vie difficiles des classes populaires des quartiers défavorisés de Montréal apparaît aussi comme l’élément déclencheur de la littérature de contestation qui dominera la production romanesque des décennies suivantes », précise-t-on.

     

    Le choix de nommer une auteure femme, suite à Réjean Ducharme, est volontaire afin de viser une parité dans les désignations, a précisé Karl Filion. Et Bonheur d’occasion permettait aussi de souligner dans les commémorations du 375e anniversaire de la Ville de Montréal, avec son récit qui quadrille les rues du quartier Saint-Henri, et qui a été parmi les premiers récits urbains si importants d’ici.

     

    La désignation est essentiellement symbolique. Samedi, le ministre Fortin, accompagné du premier ministre Philippe Couillard, se rendra dans une librairie de Sherbrooke afin d’acquérir quelques exemplaires de Bonheur d’occasion.













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