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    Vitrine du livre

    Les mûres, Olivier de Solminihac

    12 août 2017 |Marie Fradette | Livres

    C’est la fin des vacances. On range la maisonnette, on « passe un coup de balai pour chasser la poussière » et « on charge la voiture pièce par pièce, comme un puzzle ». Mais avant le grand départ, Michao, Marguerite et Jim — trio composé d’un ours, d’une chèvre et d’un renard — font une petite escapade au champ pour récolter quelques mûres, ces « souvenirs de vacances ». Le texte de Solminihac reproduit avec finesse cet instant précieux, suspendu, pendant lequel on profite plus que tout du présent, tout juste avant de basculer de l’autre côté. Savourer les mûres, comme savourer ce moment que l’on voudrait voir s’étirer, mais qui est inexorablement rattrapé par la réalité, voilà ce qui sous-tend cet album admirablement illustré par Stéphane Poulin. Cet artiste visuel parvient toujours à recréer avec autant de justesse et de sensibilité des atmosphères. À l’instar des grands maîtres que sont Vermeer, Hopper et Rockwell, Poulin joue avec la lumière, les angles et les plans, nous propulsant de plein fouet au coeur d’un tableau qui prend vie.

    Les mûres
    ★★★★
    Olivier de Solminihac, Éditions Sarbacane, Paris, 2017, 32 pages












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