Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous
    Vitrine du livre

    (In)visible, Sarai Walker

    12 août 2017 |Michel Bélair | Livres

    En surface, c’est l’histoire d’une grosse qui, après avoir passé sa vie à suivre tous les régimes imaginables, s’assume enfin. Ce qui ne va pas de soi, évidemment. Il faudra l’arrivée d’un personnage improbable et la lecture d’un livre (Dietland, le titre anglais du roman) pour brusquer les choses et faire en sorte que Prune (alias Louise, alias Alicia) se mette à vivre sa vie. Mais bien sûr, on ne sort pas impunément d’une existence de recluse honteuse d’exister ; Prune n’y parviendra qu’en s’associant à une bande de femmes rebelles menant toute une série de projets d’émancipation. Car c’est précisément de cela qu’il s’agit malgré quelques dérives plus violentes : de l’émancipation d’une femme qui s’assume pour ce qu’elle est. La charge menée ici contre les Waist Watchers [sic] de toute engeance est percutante. Et puis, tout cela est raconté fort habilement à un rythme qui s’accélère tout au long, traduisant bien les changements d’âme de Prune et de ses nouvelles amies. En fait, vous verrez, le livre se lit d’une traite… accompagné de tranches de pastèque ou de petits fours, au choix.

    (In)visible
    ★★★
    Sarai Walker, traduit de l’américain par Alexandre Guégan, Gallimard, « Série noire », Paris, 2017, 357 pages












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.