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    Cinéma

    «Tesla: lumière mondiale» concourra à la Semaine de la critique de Cannes

    22 avril 2017 |François Lévesque | Cinéma
    Dans «Tesla: lumière mondiale», Matthew Rankin s’attarde sur l’envoûtement amoureux de Tesla pour un oiseau.<br />
 
    Photo: ONF Dans «Tesla: lumière mondiale», Matthew Rankin s’attarde sur l’envoûtement amoureux de Tesla pour un oiseau.
     

    Le court métrage québécois continue de s’imposer sur la scène internationale. Ainsi, après l’annonce de la sélection de Crème de menthe, de Jean-Marc E. Roy et Philippe David Gagné, à la Quinzaine des réalisateurs, voici qu’on apprend la programmation de Tesla : lumière mondiale, de Matthew Rankin, à la Semaine de la critique. Pour mémoire, il s’agit là d’un des volets compétitifs du Festival de Cannes.

     

    Tesla : lumière mondiale conte les déboires professionnels et les tourments personnels de Nikola Tesla, inventeur génial du courant alternatif (aperçu sous les traits de David Bowie dans Le prestige de Christopher Nolan). Après de spectaculaires avancées technologiques, et des dépassements de coûts non moins mirobolants, Tesla eut raison, vers 1905, de la bonne volonté de son mécène J.P. Morgan.

     

    Matthew Rankin revient sur cet épisode tout en s’attardant, en parallèle, à l’envoûtement amoureux de l’inventeur pour… un oiseau.

     

    « Je m’intéresse, globalement, au mouvement utopiste du début du XXe siècle, explique le cinéaste montréalais. Je suis fasciné par cette vision de l’avenir qui était très optimiste. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on vit une époque anti-utopiste. Tesla représente pour moi l’essence même de cet esprit utopiste. Comme personnage, il est fascinant, car il avait plein d’obsessions et de tics, de synesthésies. Je trouvais tout ça très beau, cette étrangeté, et très riche sur le plan visuel. »

     

    Esthétique singulière

     

    À cet égard, comme il l’a fait dans son précédent Mynarski chute mortelle, court métrage maintes fois primé, le cinéaste développe dans Tesla : lumière mondiale une esthétique singulière, en noir et blanc, qui flirte volontiers avec le cinéma expérimental. On songe parfois aux tout premiers essais cinématographiques de David Lynch, mais surtout au travail de Guy Maddin — comme ce dernier, Matthew Rankin vient de Winnipeg, qu’il a quittée pour venir étudier l’histoire du Québec à l’Université McGill, puis à l’Université Laval.

     

    Pour autant, Matthew Rankin possède un style assuré et un univers visuel affirmé.

     

    « Avec chaque film, c’est l’idée, le sujet, qui dicte le visuel. Mais c’est vrai que j’adore les films avant-gardistes et expérimentaux, du muet à maintenant. Ça me séduit. J’aime, ceci dit, raconter des histoires, utiliser le vocabulaire du cinéma expérimental au sein d’une proposition narrative, avec des personnages, un récit, des émotions… C’est le prisme par lequel l’histoire est relatée qui est abstrait. Dans ce cas-ci, j’ai expérimenté avec une technique qui s’appelle l’animation de lumière, qui consiste à déplacer une source lumineuse dans le cadre pendant que l’exposition est ouverte. Ça produit des rayons très radicaux. Je trouvais que ça convenait à Tesla, à sa démarche et à ses expériences avec la lumière. »

     

    Fait à signaler, Matthew Rankin vient en outre tout juste de terminer le tournage de son premier long métrage, intitulé The Twentieth Century, sa période fétiche. On y suit les tergiversations amoureuses, et visuellement insolites à n’en point douter, d’un jeune Mackenzie King.

     

    Le Festival de Cannes débute le 17 mai et se poursuivra jusqu’au 28.













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